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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 21:00
 
Le Festival du Chant de Marins
est aussi l 'occasion pour les artisans d'exposer leurs travaux.

Jean Louis JALABERT, céramiste à l' Arcouest -22620 - Ploubazlanec présente quelques unes des ses oeuvres sur le quai Morand.


  

  


Travail sur bois quai Armand Dayot et Quai Morand.

 

  

Quai Armand Dayot, présentations de plantes exotiques.

 

et Fumage de poissons (saumon et maquereaux) à l'ancienne.

 

  

Les santons de Sainte-Barbe sur le Quai Morand.

 


Sur le quai de Kernoa, l'orgue de Barbarie nous joue des airs d'antan et sur le quai du Platier, les sculptures éphémères de Rémi Polak, au dessus de la forme du radoub, virevoltent dans le vent comme une invitation au voyage entre ciel et mer.
 

Sur le quai Morand, des exposants de poterie et le stand des conserveries de La Paimpolaise.

 

Dégustation de produits locaux avec les primeurs de Prince de Bretagne ou de produits irlandais.

 

Les fours à pommes de terre " Un amour de pomme de terre".

 

Et ça flane sur les quais,le long des différents stands.

 

Le tout avec la participation de France 3 Bretagne.


 

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 07:00

Lors du Festival du chant de Marin, les animations sur le port de Paimpol, a
ussi diverses que variées, ont attiré une foule nombreuse.

On a pu admirer les bagads, les tambours, les échasses.

 
Regardez comme elle est belle dans son beau costume et sage en attendant d'entrer dans la ronde ........ !!!!!

  

Le Bagad de Plouha

 

Le Bagad de Paimpol

 

Perchés si haut, il ne faut pas avoir le vertige.............

  

 
On est ...........médusés !!!!!!!!!


   

 

Les Sambadaboum et ci-dessous Muleketu

 

   


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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 18:00
Le Festival du Chant de Marin


qui  s'est tenu du 7 au 9 août 2009 a attiré à Paimpol environ 135000 personnes sans oublier les 260 vieux gréements dans le port.
Le soleil a été au rendez-vous pendant ces trois jours.
Des milliers de visiteurs dans une ambiance cordiale .
Le tout a fait de ce festival un miracle de qualité
.

 

Les vieux gréements ont revêtu leur pavois et l 'Etoile de France a hissé les grandes voiles.

 

Ils sont tous plus beaux les uns que les autres, tous ces voiliers .....!!!!!

 

 

 

 

A suivre ...........!!!!


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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 10:30
17


LE JOURNAL DE LA COMMUNE DE PLOUBAZLANEC
 JUILLET 2009






Cet article reprend les grandes lignes développées lors de l'Assemblée générale, sachant que depuis le mois de mai dernier :

  • Deux nouveaux membres ont rejoint le bureau de l' Association.
  • La date de la Journée Portes Ouvertes a été fixée au 19 septembre 2009.
  • Les premiers stages ont été planifiés pour septembre.
  • Le site www.micarmor.com est en cours de migration chez Oveblog.

Pour plus d'informations, rendez-vous sur la page " Les activités de la rentrée 2009"

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Published by Micarmor - dans LA PRESSE LOCALE
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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 19:04
LE FEST DEIZ DU 14 JUILLET


Le 14 juillet dernier, l'Association Klask eun Tu de Plouézec a tenu son traditionnel fest deiz sur le tertre du Moulin de Craca tout l'après midi.








Une foule nombreuse est venue danser  malgré le temps incertain.










Les Amis du Moulin de Craca ont reçu la visite d'environ 350 personnes et ont assuré de 15h00 à 18h30 des visites guidées et gratuites.


 

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 17:18


 

Toponymie - 3ème partie


PAYS DU GOELO


DE SAINT-QUAY PORTIEUX A PLOUEZEC

 



Plus loin, il y a, pointée droit vers le Nord, la «Pointe de la...Flèche», ainsi donc bien nommée. Au milieu de la presqu'île le bourg est appelé «Le Port Goret» dont le nom breton «Porzh ar Gored» est hélas !...oublié maintenant de presque tous, sinon tous, à savoir que «gored» veut dire «pêcherie» sous-entendu de construction humaine artificielle, ce qui implique que la baie du côté Ouest de la pointe fut aménagée autrefois pour servir de pêcherie...sous la dépendance d'un monastère ou d'une gentilhommière quelconque !

 

Etre Beg ar Vir ha Beg Plouha ez eus un draezhenn astennet hir gant en he c'hreiz ur seurt aber ledanik ha lagennek anvet «an Halegeg» pe «ar Palud». Perag e lenner war ar gartenn c'hallek « Les Rejetées » el lec'h m'emañ eno an draezhenn ? Ne welan ket tamm ebet !

 

Entre la pointe de Vir et la pointe de Plouha s'étale une longue plage avec en son milieu une sorte d'aber assez large et marécageuse appelée «Saulaie» ou «le Palus». Pourquoi lit-on sur la carte en français «Les Rejetées» à l'endroit même de la plage ? Je ne vois pas du tout !

 

Ar beg anvet a-wechoù Beg Plouha en deus ivez un anv all : Beg ar C'hwen. Ar ger C'hwen a sav ur beskennad amsteriegezh ! Hiziv an deiz e vezo komprenet dre c'hwen al loenig arvevat fall pe d'ar gwellañ degouezh al loenig-vor...ken lammer all ! Gwechall avat ar ger a c'helle ivez talvezout evit "kein". Douget e vefen da zegemer kentoc'h ar ster kentañ e seurt ma vefe da intent ez eo ar beg ul lec'h ma paout ennan ar "c'hwen-mor" (pe morc'hwenn). Hep avat ankounac'haat e vez ivez anvet ar "Menezioù Arre" gant ar bobl "Kein Breizh!"

 

La Pointe éventuellement appelée "Pointe de Plouha" ne correspond pas au nom breton de Beg ar C'hwen, mot qui peut introduire une certaine ambiguité ! De nos jours il sera compris comme signifiant «puces...sûrement de mer ici !» les deux bêtes étant aussi sauteuses l'une que l'autre ! Autrefois néanmoins le mot pouvait aussi avoir le sens de «dos». Je suis néanmoins porté à considérer le sens de puces de mer. Sans oublier toutefois que le langage populaire utilise le terme de «Kein Breizh = Dos de la Bretagne» pour désigner les «Monts d'Arrée» !

 

Dirak Beg Plouha ul lec'h a zo anvet pe gentoc'h skrivet «Kerouziel». Diaes eo da gompren talvoudegezh ar ger. Ne c'hellan nemet kinnig un dieuladenn ! D'ur pe vare an anv-gwan "uhel" a veze skrivet "ihuel" ha zoken "ihel". Hag a-neuze ne vefe ket reizh lenn «Kêr ar roz uhel» peogwir emañ al lec'h e poent uhelañ tro-dro ? Hag ouzhpenn 100metr a-us live mann ar gartenn emañ! Ha...ken tost ouzh bord ar mor !

 

Au niveau de la Pointe de Plouha, un lieu-dit s'appelle «Kerouziel» dont il est difficile d'interpréter le sens. Je ne puis qu'avancer une interprétation !A une certaine époque l'adjectif «uhel» était écrit «ihuel» et même «ihel». Dès lors ne faudrait-il pas lire «Ker ar roz uhel» soit «Villa de la colline haute» puisque l'on se trouve au point culminant des environs ? A plus de 100 au-dessus du zéro des cartes, si près du bord de mer !

 

Ar beg da c'houde a vez anvet e galleg «Le Pommier» da lavarout «an Avalenn» Perag ? En abeg da neuz an enezig ?

A-dal er mor emañ an enezig anvet «La Mauve». Ne c'heller ket kompren a-daol-kont e rafe meneg eus anv c'hallek ar blantenn... na hini al liv ! Krediñ a ran ez eo da liammañ ouzh un anv lec'hel evit un ouenn skrevig, c'honvat «Lanus canus» hervez anvadur Linné.

 

La pointe suivante est appelée «Le Pommier».Pourquoi ? A cause de sa forme ?

En face en mer se trouve la petite île dite «La Mauve». On ne peut croire d'emblée que cela fait référence à la plante...ni à la couleur ! Je pense qu'il faut le relier au nom local d'une espèce de mouette (nommée skravig ou skrevig en breton)... sans doute «Larus canus» de Linné !

 

Bremañ e kejomp ouzh un anv luzius ; «Gwin Zegal» war ar gartenn e galleg ha "Gouin Segal" war ar gartenn vrezhonek. Pell amzer em eus prederiet war ar poent gant kalz enklask, kalz reuziadoù daousoñjal! A-benn-fin, e kouezhis war un destenn hag a rae meneg eus ur skrid gant Roparzh Hemon, ennañ meneg eus an enezeg anvet e galleg "Les Hébrides". An anv dindan bluenn R. Hemon a oa "inizi gal". Perag "gal"?

Setu pezh a c'heller c'hoazh lenn en "Encyclopedia Britannica":

"Ar remziad skornadenn hir ha grizias e-pad ar pevare hoalad a lezas an inizi gant un torosennadur drailhet hag un aod rust ha dijelgennet e seurt ma ne vez ket tu ahont da grouiñ ur gounezerezh kreñv. Souezh ebet enta mar deo bet anvet al lec'h ur vro na dalv netra...na dalv ket ar gal! hervez an droienn aet bremañ da goll er yezh ar pemdeiz!

Pep hini a oar ervat ez eo bet Plouhadiz a-gozh moraerien dispar ha pesketaerien moru brudet! Pempoulliz ne oant ket o-unan! N'ez eus ket da arvariñ war o barregezh evit merdeiñ asur trema holl vorioù an Hanternoz ha peurgetket "Kanol Iwerzhon" ha hedañ aochoù Bro-Skos...hag enta an "Inizi gal". An inizi a-dal Kêr Plouha n'int ket evit bezañ keñveriet ouzh ar re e Bro-Skos ha setu penaos e faltazian o deus Plouhadiz kozh rambreet evit envel o enezigoù dister "Gouinisi gal" pe "Gouinisig gal" e skritur a-wechall gant ar rakger disteraat "gou-" rak ne oant ket diot. Gant kalz boazioù ezkreriet ha kalz gerioù aet da goll er yezh voutin e c'heller kompren ez eur bet techet da glask ur ster nevez dre hesoniezh hepken; pezh a-benn-fin a c'hoarvez aliesik, siwazh.

 

Maintenant nous rencontrons un nom troublant "Gwin Zegal" sur la carte en français et "Gouin Segal" sur la carte en breton. J'ai longtemps pioché sur le sujet avec beaucoup de recherche et de réflexion ! Finalement je suis tombé sur un article qui faisait mention d'un écrit de Roparzh Hemon, dans lequel était mentionné l'archipel des Hébrides. En breton R. Hémon les appelait «Inizi gal».Pourquoi ?

Voici ce que l'on peut encore lire dans «Encyclopédia Britannica»

«La longue et rude période glaciaire au cours du Quaternaire a laissé les îles avec un relief très heurté et une côte découpée par des fjords de sorte qu'il n'y est pas possible de créer une agriculture puissante. Il n'y a donc pas à s'étonner si l'endroit a été considéré comme ne valant pas «tripette»...pour traduire bien l'esprit de l'expression bretonne (hélas ! maintenant tombée en oubli, soit «Ne dalv ket ar gal !»

Tout un chacun sait que les gars de Plouha ont été de toujours de solides marins et des pêcheurs de morue réputés ! Ceux de Paimpol n'étaient pas tout seuls ! On ne peut mettre en doute leur aptitude à naviguer hardîment dans les mers septentrionales par notamment le canal d'Irlande et en longeant les côtes d'Ecosse et donc celles des Hébrides. Les ilets devant Plouha ne peuvent évidemment pas être comparées aux Hébrides et voilà comment j'imagine que les vieux Plouhatins ont fantasmé en nommant leurs minables îlots «Gouinizi gal !» ou alors «Gouinisig gal»...pour respecter l'orthographe de l'époque...et ceci par plaisanterie ou moquerie ! en prenant soin de faire précéder le terme du préfixe minorant et même dépréciatif -gou !

Etant donné que les mœurs sont souvent tombées en désuétude et que de nombreux mots de la langue courante ont été perdus, on est tenté de rechercher un sens par l'homophonie uniquement ; ce qui, hélas ! survient en fin de compte assez souvent !

 

Al lec'hig da heul en deus un anv a gaver aliesik. «Porzh Moger» a zo bet anvet evelse sur-mat abalamour ma'z eo bet tamm pe damm ur c'hreñvlec'h aodel en amzer dremenet.


Le lieu-dit Port-Moguer a un nom que l'on trouve assez souvent. Il a surement été ainsi appelé pour avoir été plus ou moins un fortin côtier dans les temps passés.


Teir roc'h, an «Damezed» a zisrann traezhenn Porzh Moger diouzh an draezhenn veur anvet Traezhenn «Bonaparte» astennet betek «Beg an Tour» hag a zo dirazi en donvor «Tourell an Tarv» gant en he c'hichen pleg-mor Breheg.

Breheg n'eo nemet ur geriadenn eus kumun Sant Loup. N'eo ket sklaer-tre istor anv ar gumun nemet asur eo e denn da anv ur sant bet eskob kêr Troyes er Vvet kantved pe unan all bet eskob kêr Sens kant vloaz bennak diwezhatoc'h. Pa seller ouzh neuz torosennek al lec'h ez eo aes kompren perak ez eo bet anvet "breek"...hag a vefe gwirioc'h c'hoazh en tu-hont war hent Beg Maen Rous ha Berjul. War hed 200metrad bennak a-blaen e pigner ouzhpenn 50 metrad war an hent eus Breheg da di-gar Sant Loup!

 

Trois roches, les "Dames", séparent la plage de Port-Moguer de la grande plage appelée Plage Bonaparte qui s'étale jusqu'à la Pointe de la Tour qui est devant la Tourelle du Taureau et à côté de la Plage de Bréhec.


Brehec n'est qu'une bourgade de la commune de Lanloup. L'historique du nom de cette commune n'est pas très claire mais de façon certaine elle tient son nom de celui d'un saint qui fut évêque de Troyes au 5ème siècle, sinon d'un autre qui fut évêque de Sens quelque cent ans plus tard. Quand on considère l'aspect tourmenté du lieu, il est facile de comprendre pourquoi il fut ainsi nommé (breek veut bien dire vallonné)...et ce serait encore plus justifié s'agissant des pointes suivantes (Min Rous et Berjul). En quelque 200 mètres à vol d'oiseau par la route de Bréhec à la gare de Lanloup on s'élève de plus de 50 mètres !

 

Adalek ar poent-mañ betek genou an Treñv emaomp o vont da gejañ ouzh anvioù kozh-tre ez anat hag a sav ar gudenn d'en em c'houlenn hag-eñ n'int ket da dostaat ouzh pennwriziennoù..galianek..implijet 2.000 vloaz'zo bennak !

 

A partir de ce point jusqu'à l'embouchure du Trieux, nous allons rencontrer des mots d'évidence très anciens qui soulèvent le point de savoir s'ils ne sont pas à rapprocher de radicaux...gaulois...en usage il y a quelque 2000ans !

 

Roc'hellek-garv eo an aod adalek Breheg betek Beg Bilfod e kumun Ploueg-Arvor.A-hed an aod-se e kejer gant :

• Beg Maen Rous

• Beg Berjul

• Porzh Pin

• Porzh ar Birneg, da vezañ intentet sur-mat Porzh ar Brennig

• Beg Minar(d)

• Beg Bilfod

 

Darn eus an anvioù-mañ a ziskouez sklaer emaomp en ur c'horn-bro a zo bet graet enni a-gozh-kozh gant ar brezhoneg pa weler gerioù evel Berjul, Minard ha Bilfod...

Ster Beg Maen Rous a zo sklaer, keñveret ma'z eo gant liv ar roc'h. N'eo ket ken anat evit Beg Berjul peogwir ez eo "berjul" ur ger kollet gant ar yezh voutin. Memes gwrizienn hag ar galleg «béryl» en deus ha memes ster da heul, da lavarout glas-mor. Deveret eo diwar ur ger gresim evit maen lufrus liv ar mor warnañ.

Porzh Pin ? Bez e vefe da lenn : Porzh-pign evit kemenn ez eo aveet gant un araez-gwintañ bennak e giz ma vez kavet e meur a lec'h e broioù skandivavek da skouer, rak sonn eo an tornaod amañ!!! Ne gavan abeg poellek ebet avat evit reiñ lañs d'ur c'heal diazezet war an naouadur "gwez pin".

Porzh ar Brennig a zo sklaer....mar deo reizh va skritur!

Beg Minar(d) a zo luzietoc'h. Bet eo degouezhet din reiñ dija un displegadenn! Evelhen!

"Ne gaver en anv nemet gwrizioù o punañ en-dro da yezh ar galianed ! ha da gentañ ar ger « beccos » gwrizienn hon «beg» a-vremañ, hogen ivez ar ger gallek «bec». Minard a zo da zaoudammañ e "maen+ard". Ster "maen" diwar ar galianeg "meina" a zo sklaer. An eil lodenn "ard" a zeu diwar ar galianeg "arduo-" er ster : uhel a gaver ivez e galleg a-vremañ da skouer en anv ar menezioù "Ardennes", en anvioù-lec'h all evel Ardes (kêr e departamant Puy de Dôme) ha zoken "Ardena hag Ardenno e Hanter-noz Bro-Italia"...Kerentiezh ez eus gant ar galleg : "ardu"...hag ar gresim "orthos"...

Ur skritur reizh e brezhoneg a vefe enta: Maen (distaget:min) Art, o talvezout da : Maen sonn uhel.

Beg Bilfod hon fed adarre da straniñ e-touez kozhailhoù. E bilfod ez eus div silabenn aet da ankoun er yezh a-vremañ. "Bil" a zo bet miret betek n'eus ket ken pell gant hon c'hendirvi eus Bro-Gembre. Don't a ra diwar ar galianeg "bilio-" er ster :gwezenn uhel hag alese ar ster deveret: pikern, savadenn sont. Alese neuze ar ster a dalv en degouezh-mañ: tornaod uhel ha serzh.

Ster an eil sillabenn a zo luzietoc'h.

 

Photo de la carte de la cote entre la Pointe de Minard et le gouffre de Plougrescant - au milieu : le sillon du Talbert -  les embouchures des rivières du Trieux et du Jaudy - (lumix : 519)

 

Hervez Bernez Tangi ha Yann Vari Ploneis, ar wrizienn a vefe kuzhet en henc'hermaneg "Fald" hag ar saozneg "fold" er ster "traonienn" pe "saonienn". Klotañ mat walc'h a rafe gant frammadur al lec'hioù :  Barr ar fod er poent uhelañ, Kerfod evit ar vourc'h ha Bilfod evit ar poent war an aod. Hogen, diouzh ur savpoent all, ar ger alamanek a c'hell ivez talvezout da "kloziad" hag alese an henc'halleg "Faulx" pe "Faux" er ster "gwaremm" ha dre ster-astenn "mirlec'h jiboez" (miret da wir evit ar noblañsoù pe pennoù bras all hepmuiken!). E rannvroioù all eus Bro-C'hall ar ger "faude" a dalvez da glozadur evit deñved d'an noz. Hag ouzhpenn se e rannvro Normandi ar ger lec'hel "faude" a zo bet implijet evit envel an toull kleuzet en douar evit lojañ ur bern koadda vezañ devet evit oberiañ glaou-koad...pezh a zo anavezet tro-dro dre an anv-lec'h : poullglaou!

Puilhañ a ra enta ar skleriadurioù gallus! N'on ket evit skarat war ar poent daoust ha douget e vefen da zegemer ar c'heal gwaremm-mirlec'h!

 

La côte est sauvagement rocheuse depuis Bréhec jusqu'à la pointe de Bilfot sur la commune de Plouézec. Le long de cette côte on rencontre :

• La Pointe de la pierre rousse,

• La pointe Berjul (c.a.d pointe émeraude)

Photo n°21 : Vieille Eglise du Village de LANLOUP avec son Calvaire et son cimetière (13° siècle) - (lumix :360)

Skeudenn n°21 : Iliz gozh Sant Loup gant he C'halvar hag ar Vered ( 13vet kantved )

 

• Le lieu dit Porzh Pin

• Porzh Pin

• Porz ar Birneg, à lire en fait Porzh ar Brennig

• Pointe de Minard

• Pointe de Plouézec (connue localement sous le seul nom de Pointe de Bilfot)

 

Certains de ces noms indiquent clairement que nous sommes dans un secteur où il a été fait usage de très longue date de la langue bretonne, si l'on considère des noms tels que Berjul, Minard, Bilfot...

Le sens de la Pointe de la Pierre Rousse est clair.Ce n'est point évident pour la «Pointe de Berjul» ou de «Minard» ou de «Bilfot»

«Berjul» est un mot perdu pour la langue courante moderne. On y trouve la même racine que dans le français «béryl» pure transcription d'un mot grec signifiant «pierre précieuse de couleur verte eau de mer». Une traduction correcte ici serait donc «Pointe Emeraude»

Photo n°22 : Plage de BREHEC avec la Pointe de la Tour - (lumix : 367) - Traezhenn ha Beg an Tour e BREHEG

 

Le sens de Porz Pin m'échappe complètement, ne voyant pas comment peut intervenir le conifère «pin» et je me demande s'il ne faudrait pas lire «Porzh Pign» auquel cas, on pourrait comparer avec certains ports scandinave où l'escarpement de la côte comme ici justifie l'utilisation de certains appareils fixes de levage pour manipuler des charges vers le haut de la falaise ???

Porzh ar Brennig devient clair, car nous nous trouvons dans une situation très proche de celle de «La Rognouze» déjà vue, «brennig» voulant dire «berniques» ou encore «patelles»

La Pointe de Minard est un cas plus compliqué. Il m'est déjà arrivé d'en donner une explication comme suit.

On ne décèle dans le nom que des racines qui tournent autour de la langue gauloise et pour commencer le mot «beccos» qui est la matrice de notre «beg» mais ...aussi du français «bec». Minard doit être scindé en deux sous forme «maen+ard». Maen dérive du gaulois «meina» dans le sens très probable de «minerai» qui a engendré le français «mine» et le breton «maen» ( pluriel mein). Le deuxième terme «ard» dérive du gaulois «arduo» proche du latin «altus» et du grec «orthos» qui ont le sens de «haut, élevé»... On retrouve cette racine dans de nombreux mots, notamment, géographiques tels que les monts des Ardennes, les villes de Ardes (Puy de Dome) ou encore «Ardena ou Ardenno»...en Italie du nord...On retrouve aussi la racine dans le français «ardu» (autre aspect de la chose).


Photo n°23 : la Pointe de MINARD - le Phare de LOST- PIC- (vue du bout de la pointe) (lumix :212)

Skeudenn n°23 : Beg MINART - Tour-Tan LOST-PIG - (gwelet eus Beg Minart )

 

 

En conséquence, une orthographe correcte en breton serait : Maen (prononcé mine avec i long) Art .

Le nom de la pointe de Bilfot nous invite à nouveau à musarder dans les vieilleries. Le mot Bilfot contient aussi deux syllabes tombées en désuétude. Le mot «bil» a été conservé jusqu'à récemment par nos cousins les Gallois. Il vient du gaulois «bilio» désignant un arbre de haute taille (voir le français : bille....de bois) d'où le sens dérivé de : pic, cône...élévation abrupte...et donc le sens qui nous préoccupe ici : falaise élevée et raide.

Le sens de la deuxième syllabe est plus compliqué.

Selon Bernard Tanguy et Jean Marie Ploneis, la racine serait cachée dans le haut-allemand «Fald» et l'anglais «fold» dans le sens de «vallée ou vallon ...sinon simplement : plissement». Ceci collerait assez bien avec les lieux où elle apparaît dans les environs ; Barfot (sommet de fot), Kerfot (ville ou centre de...), Bilfot (falaise de...)...lieux très rapprochés les uns des autres sur la même commune.

Cependant d'un autre côté, le vieux mot allemand peut aussi vouloir dire «enclos» et ce serait la matrice du vieux français «Faulx» ou «Faux» dans le sens de «garenne» ; le sens primitif de ce mot étant «défense de pêcher dans une rivière ou de chasser dans un bois !» et par suite en extension de sens «réserve de gibier» ; réserve en faveur de gens très aisés naturellement et singulièrement la noblesse.

 

 

 Photo n°24 : Baie de PORT-LAZO à marée basse - à gauche parcs à huitres - en face l'ile de MEZ de GOËLO-

à droite : Pointe de PLOUEZEC - (lumix : 209)

Skeudenn n°24 : Bae PORZH LAV d'an dazre - en tu kleiz tachennad istr - a-dal : enez MEZ GOELOU -


War an tu dehou : Beg MINART -

Nota : ici MEZ est un vieux mot qui a le sens de borne en breton moyenageux

 

Dans d'autres régions de France. le mot «faude» signifie «enclos de nuit pour les moutons». En outre en Normandie, «faude» est localement utilisé pour désigner le trou creusé en terre pour recevoir le tas de bois à bruler lentement pour fabriquer du charbon de bois...ce qui en breton correspond aux petits endroits appelés «Poullglaou !»

Abondent donc beaucoup les possibles interprétations françaises ! Je ne me sens guère pour trancher même si je serais tenté d'adopter celle de la garenne/réserve de gibier !

 

E-kichen Beg Minard ez eus war-du Beg Bilfod ur beg all anvet e galleg « Pointe de Kerlite », ket meneget avat war ar gartenn vrezhonek hag un tammig pelloc'h "Porz Donan" (Sic war ar gartenn c'hallek!). Ur blaz brezhonek ez eus war «Kerlite» met n'eo ket komprenus evelse. Daoust ha ne fellfe ket lenn "Beg Kerluz" diwar unan eus an anvioù a zo bet roet d'ur seurt bezhin mat da zebriñ a veze roet d'ar c'hezeg gwechall hag anvet an aliesañ "tellesk" (e latin Rhodimenia palmata)!

Da c'houde ar gartenn a veneg ur "Porz Donan" met n'ez eus porzh ebet eno gant ar roc'hellek ma'z eo al lec'h.Daoust ha ne vefe ket da lenn dre fent "Porzh (an) Dogan" ....peogwir Run Dogan n'emañ ket pell!

 

A coté de la pointe de Minard du côté de la pointe de Bilfot, une autre pointe est nommée «Pointe de Kerlite» non mentionnée sur la carte en breton et un peu plus loin un endroit nommé «Porz Donan» (sic sur carte en français). Le mot «kerlite» a une consonnance bien bretonne mais n'est pas compréhensible tel quel. Ne faudrait-il pas lire «Beg Kerluz ?» kerluz étant un mot synonyme de «tellesk» nom d'une algue comestible (Rhodimenia palmata en latin) que l'on donnait autrefois pour nourrir les chevaux !

Non loin, la carte mentionne un «Porz Donan» mais il n'y a pas là de port tellement l'endroit est rocheux. En dérision, ne faudrait-il pas lire «Porzh Dogan ?» puisque «Run Dogan» n'en est pas loin ! .et que «dogan=cocu !»

 

Ar beg anvet «Pointe de Plouézec» war ar gartenn e galleg a vez anvet Beg Bilfod e brezhoneg. Rak Bilfod eo da wir anv al ledenez voan hag uhel (da nebeutañ 61 metrad a-us mann ar gartenn daoust mar n'eo ket ledanoc'h eget 150 metrad d'ar muiañ) a serr korn gevret Bae Pempoull.

 

La pointe dite de Plouézec en français est dite Pointe de Bilfot en breton. Bilfot est en fait le nom de la mince et haute presqu'île (au moins 60 mètres au-dessus du 0 des cartes pour 150 m  de large au plus) qui ferme au Sud-Est la baie de Paimpol.

 

Photo n°25 : le MOULIN de CRACA restauré - à la pointe de KERARZIC - (lumix : 204)

Skeuden n°25 : Milin gozh bet renevezet war Veg KERZHARZIG el lec'h anvet KRAGVA -

 


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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 10:21

Toponymie - 2ème partie


PAYS DU GOELO


DE SAINT - BRIEUC A SAINT-QUAY PORTIEUX


Saint-Brieuc a été construit sur une hauteur (environ 80 mètres au-dessus du niveau de la mer) sur la rive droite d'un cours d'eau appelé Gouet. Pourquoi ce nom breton ? Apporter une réponse sensée ne parait pas facile ! Dans les vieilles archives, il est fait mention du cours d'eau sous le nom latin de «Flumen Sanguis» traduit en «Gouet» (gouet = sang en vieux breton, «gwad en breton actuel»). Il n'y a aucune explication qui donnerait à connaître le pourquoi !

 

Stok ouzh Sant Brieg, war ribl gleiz ar ster Goued emañ kumun vras-tre Plerin...leun a rin mar deo posubl fentigellat war an dodenn. Rak ! Tennañ a ra hec'h anv eus hini ur sant divrud : Rinan...meneget e dielloù eus Abati Redon ha n'eo ket eus ar ger «rin» kevatal da (v)mister en hon yezh.

Kalz-tre a vefe da gontañ a-zivout Plerin. Ur geoded kozh-douar eo avat peogwir ez eus bet kavet eno kalz dilerc'hioù hendrael ken kozh hag oadvezh an houarn. Setu berr ha berr ar pennañ ! Listriach pri, pezioù moneiz, armoù,brik, betek ur genkiz ha kibelldier hag all hag all...Kalz diwezhatoc'h eget an henamzerioù-se, Abati Boporzh a zo bet oberiant e meur a geñver evit talvoudekaat ar vro, peurgetket ledenez « ar Roseler »

Ha petra eo «ar Roseler» ? Ret eo a gav din klask harp war ar ger galleg kozh «Roselier». En henc'halleg e veze anvet dre ar ger-se ur seurt kailh plom-arc'hant ! ( Kailh plom arc'hantek a zo bet tennet a-hed hir amzer e mengleuzioù war gumun Tremuzon nepell).Ouzhpenn se e c'heller merzout ez eus nepell ul lec'hig anvet "Argantel" (stumm kozh an anv-gwan arc'hantel e brezhoneg a-vremañ).Kement-se a bled evit harpañ a-benn kemer diarbennoù evit lansañ muioc'h enklask war ar poent ! Seul vui ma'z eo anat e oa dedennet-tre menec'h Boporzh gant labour ar metalloù. Seul vui ma c'heller merzout anvioù-lec'h all ...souezhus evel Saint Eloy diwar anv patrom an orfebourien (ha da gentañ orfebour e-unan !), pe evel Tournemine hag all.

 

Carte : détails de la côte entre Binic et la Pointe de Bilfot (lumix 512)

 

Photo n°15 : Plage des ROSAIRES en Plérin - à droite la Pointe de Pordic- au loin, la Pointe de Minard (lumix373)

Skeuden n°15 : Traezhenn ar ROSERA e Plerin- a-zehou Beg Porzhig - er pellder, Beg Minart -

 

Touchant la ville de Saint-Brieuc, sur la rive gauche du Gouet, se trouve la très étendue commune de Plérin...pleine de mystères s'il est possible ici de plaisanter un peu étant donné que «-rin» en breton veut dire «mystère». Car, de fait, la ville tient son nom de Saint Rinan...bien peu connu ! mais dont il est fait mention dans des documents de l'abbaye de Redon.

C'est une cité vieille comme le monde puisqu'on y a trouvé de nombreux vestiges archéologiques ; parmi les plus importantes : de la vaisselle d'argile, des pièces de monnaie, des armes, des briques...et jusqu'à une villa et des thermes et tutti quanti...Bien plus tard que ces époques lointaines, l'Abbaye de Beauport a été très active à maints égards pour mettre le pays en valeur, notamment sur la presqu'île du Roselier.

Et qu'est-ce donc «le Roselier»? Il nous faut de mon avis nous appuyer sur le vieux mot français «Roselier» par lequel on désignait une espèce de minerai de plomb avec de l'argent (plomb argentifère dont des mines ont été longtemps exploitées à Trémuson, non loin de là). De plus, on peut remarquer qu'il y a aussi non loin, un autre lieu-dit : Argantel (orthographe ancienne d'un adjectif breton qui veut dire «relatif à l'argent » .Tout ceci milite en faveur de la prise de mesures pour lancer davantage de recherches sur le sujet ! D'autant plus qu'il est notoire que les moines de Beauport étaient très attirés par le travail des métaux. D 'autant plus aussi que l'on peut noter sur le terrain la présence d'autres noms de lieux...étonnants tels que «Saint Eloi, le patron des orfèvres (et orfèvre lui-même au départ !) » ou encore tels que Tournemine et d'autres.

 

Ur gudenn a sav gant «Les Rosaires» ! N'ez eus diaz poellus ebet evit degemer an anv er ster boutin en deus e galleg. Sul vui ma c'helle bezañ skrivet gwechall, kant vloaz 'zo pe ouzhpenn, hervez keleier dastumet gant Ti-kêr Plérin, evel-hen : «les Rosays» ! Peadra da deukañ !

Da wir, prederiañ en ur sellout ouzh kartenn «Etat Major» al lec'h am deren da gemer da wir ar skleriadenn-mañ: an hent bras eus Sant Brieg da Sant Ke a zo war-hed ur c'hilometrad bennak dre nij diouzh bord an aod. Al live a-us mann ar gartenn a chom eno dre vras etre 100 ha 130 metrad. Diskenn a ra an uhelder betek war-dro hanter hent d'an aod ha neuze e sav adarre betek war-hed 200 metrad bennak diouzh bord an aod evit stummañ un aradennadig kenstur d'an aod. Eno emañ al live etre 35 m dirak al lec'h anvet «ar Maner» ha 72 m dirak "Les Villes Gaudu" pe 85m dirak ar Roc'h (G)werinek.

Kement-mañ va zoug da soñjal e tellez al lec'h bezañ anvet e Brezhoneg «Ar Roz A-is !» Pezh a sklaeriafe ar skritur menneget gant Ti-Kêr Plerin !

 

La localité «Les Rosaires» soulève une interrogation ! Il n'y a aucune base sérieuse pour accepter le nom dans la signification courante en français. D'autant plus que celà pouvait s'écrire autrefois, il y a 100 ans ou plus selon information collectée à la mairie de Plérin, «es Rosays» De quoi suffoquer !

En réalité, en réfléchissant et regardant la carte d'Etat Major, je suis amené à prendre en considération comme juste l'explication suivante. Au niveau de la grand'route qui mène de Saint-Brieuc à Saint-Quay qui se trouve à  quelque 1.000 m du bord de la mer à vol d'oiseau, le niveau au-dessus du zéro des cartes varie en gros entre 100 et 130 m. Le niveau baisse ensuite jusqu'à environ mi-route du bord de l'eau pour remonter à nouveau jusqu'à environ 200 m du rivage. A cet endroit la cote varie de 35 m (devant le Manoir) à 72 m devant «Les Villes Gaudu» ou 85 m devant le Rocher Guérinet.

Tout ceci me porte à penser que le lieu mérite en breton de s'appeler «Ar Roz A-Is» soit traduit en français «La Colline Inférieure» ou «La Colline du Bas» !...Ce qui expliquerait ( ?) la vieille orthographe de «Les Rosays» mentionnée à la Mairie de Plérin !

 

Uheloc'h eget penn an aod «Les Rosaires» hag en tu-hont da Tournemine, ez eus ul lec'h anvet e galleg «La bêchue» c'honvat evit merkañ e kaver eno kalz eus ur seurt bougion anvet e brezhoneg «pal-vor» pe a-wechoù «buoc'h-vor». Ar beg nesañ e korn Hanternoz a vez anvet «Beg Porzhig». N'eo ket "Porzh Bihan" ar ster reizh, hogen "Porzh e genou ar sterig anvet : an Ig"( ig o vezañ deveret diwar ar ger henc'halian evit dour tost ouzh ha kar d'al latin : aqua).

 

Plus haut que l'extrémité de la plage des Rosaires et plus loin que Tournemine il y a un lieu dit «La Béchue» dont le nom signifie sûrement que le lieu est riche en un mollusque que l'on appelle «Bêche de mer» encore appelé «tripang» ...très apprécié des Chinois pour leur vertu aphrodisiaque. La pointe suivante au Nord est appelée «Pointe de Pordic». Ceci ne veut pas dire «Pointe du petit port» mais «Port de l'embouchure de l'Ig» le mot «ig» signifiant simplement «eau» car équivalent du latin «aqua» en vieux gaulois.

 

Eus Beg Porzhig betek Sant-Ke/Porzh Olued ez eus ul ledennad vras a draezh hag a c'hell bezañ dizoloet war hed ouzhpenn ur c'hilometrad da vare ar reverzhioù meur, dirak porzh Binig peurgetket. Hervez B. Tangi an anv Porzh Olued a zeufe diwar anv ur vaouez a orin germanek anvet Orieldis bet kemeret da wreg gant un den nobl, Jafrez eus familh D'Avaugour war-dro an trizekvet kantved.

 

De la pointe de Pordic jusqu'à Saint-Quay-Portrieux il y a une grande étendue sableuse qui peut être découverte sur plus d'un kilomètre de largeur à l'époque des grandes marées d'équinoxe, notamment à hauteur du port de Binic. Selon Bernard Tanguy, le nom de Port Trieux viendrait du prénom germanique Orieldis porté par une dame qui fut épousée au treizième siècle par un nommé Geoffroy d'Avaujour -

 

Photo n°16 : Plage de BINIC- au 1er plan la Pointe de Pordic - ensuite la Pointe du Roselier - (lumix377)

Skeudenn n°16 : Treazhenn BINIG - e kentañ leurenn Beg Porzhig - pelloc'h Beg ar Roseler -

 

 

War-dro hanter hent etre Beg Porzhig ha Binig ur beg all a vez anvet «Pointe de Brehin» e galleg. N'ez eus anv ebet war ar gartenn vrezhonek.

Penaos e c'heller klask talvoudegezh an anv...pe gentoc'h divinout?

Douget e vefen da gentañ penn da lenn "Beg Brein" da lavarout ur beg n'en deus krenn talvoudegezh ebet evit mab-den! Met berr e kavan an disoc'h-se!, ha skanv e vefe disanaout pouez al lizherenn "h" e korf ar ger. Pa vez sellet pizh a-dost ouzh ar gartenn e weler ez eo stummet ar beg evel ur fri berr ha togn pe...ur vrec'hennig gromm! Broudet e vefen enta da envel al lec'h : Beg Brec'henn!

 

A mi-chemin environ entre la Pointe de Pordic et Binic, une autre pointe est appelée "Pointe de Bréhin". Elle ne figure pas sur la carte en breton.

Comment peut-on chercher le sens du mot...ou plutôt le deviner ?

Je serais tenté de prime abord de le lire en breton «Beg Brein», c'est-à-dire «Pointe pourrie» soit une pointe qui n'aurait rigoureusement aucune valeur pour quiconque ! Mais je trouve courte cette explication ! Et il serait léger de méconnaître le poids de la lettre «h» à l'intérieur du mot ! Quand on regarde bien de près la carte on voit que la pointe est dessinée comme un court nez camus...soit un diverticule recourbé ! Je serais donc tenté d'appeler l'endroit «Beg Brec'henn» en breton...soit «Pointe Camarde» en français ; sachant que «brec'henn» en breton veut normalement dire bielle ou bras articulé !

 

Photo n°17 : à côté de la plage : le joli Port de BINIC - (lumix 374)

Skeudenn n°17 : e-kichen an draezhenn : Porzh koant BINIG

 

Kêr Binig a zoug un anv a orin kozh-tre, ken kozh ma n'ez eus ket c'hoazh kenemglev strizh warnañ nemet evit asantiñ ez eo koshoc'h an eil silabenn anezhañ eget marevezh beli ar Gelted war Europa. Ar silabenn gentañ a zo ur ger kozh anavezet en holl yezhoù keltiek (dindan skriturioù disheñvel : ben, bon, bun...) evit genou ur ster pe un diaz bennak hag a zo moarvat diwar ur wrizienn rakindez-europek. An eil silabenn «ig» a dalvez kement ha dour, kar d'al latin « aqua » mammenn ar galleg a-vremañ «aigues». Eeun eo enta Ster Binig : Aber an Ig.

 

La ville de Binic porte un nom de très ancienne origine, tellement vieille qu'il n'y a pas encore d'accord formel étroit pour admettre que la deuxème syllabe est d'origine plus ancienne que la période d'hégémonie des Celtes sur l'Europe. La première syllabe «bin» est un vieux mot connu dans toutes les langues celtiques (sous des orthographes différentes : ben, bon ,bun...) pour désigner une embouchure de cours d'eau, mais aussi une assise quelconque ou base, probablement aussi d'origine pré-indoeuropéenne. La deuxième syllabe «ic» signifie «Eau» apparentée au latin «aqua» qui a donné le français actuel «aigues». Le sens de Binic est donc simple : embouchure de l'Ic.

 

Ar beg da heul a vez anvet «La Rogneuse» e galleg. Falsanvet-tre eo bet d'am meno. Blaz kreñv ar brezhoneg a zo war an anv. Ragn (hag a-wechoù Rogn) a zo unan eus an anvioù niverus bet roet d'ar seurt blodeg unkrogenek anvet e galleg"pouce-pied" pe "balane". Kavout a ra din e tlefe bezañ anvet al lec'h e brezhoneg "Beg Kravanek" pe "Beg ar Garreli", kravan pe garreli o vezañ hervez al lec'h anv boutin ar seurt blodeg krestenek a vev war reier dornet gant ar mor bras. Arabat kemmeskañ gant "ragn" pe "rogn" met amañ n'ez eus netra da welout gant anv all ar c'hleñved anvet ivez gal. Anv reizh ar beg a vefe enta: Beg ar Ragn pe Beg Ragnus.

 

Photo n°18 : le bout de la jetée de BINIC - avec son Phare - (lumix :380)

Skeudenn n°18 : Beg ar C'hae-mein e BINIG - gant e Di-tan

 

La pointe suivante baptisée "La Rognouze" est à mon avis très mal appelée. Le nom sent très fortement le breton. Il me parait (j'en ai même une bonne certitude) qu'elle devrait être appelée «Pointe des Balanes» soit en breton «Beg ar garreli» car en breton selon la région on appelle les balanes ou pouces-pieds (mollusques à coquilles comestibles dont sont friands les Ibériques) par endroits «kravan» ou «ragn» ou «rogn» mais normalement «garreli». Aussi le nom normal en français pourrait être «Pointe des Balanes» ou «Pointe des Pouces-Pieds».

 

Kudenn damheñvel a gavomp gant ar beg da heul anvet e galleg «Pointe de Trouquetet». Ne seblant ket «Trouquetet» bezañ un anv-den pe un anv-lec'h brudet. Petra neuze e c'hellfe bezañ ? D'ar wech-mañ ez eo ret, a gav din, klask diwar ar galleg ha pezh a gavan ar gwirheñvelan a dro en-dro d'ar ger «troche» skrivet a-wechou «troque» evit envel adarre ur blodeg unkrogen heñvel-tre ouzh ur vrennigenn hogen brasoc'h ha tostoc'h ouzh ar re ramzel degaset gwechall gant ar vartoloded eus morioù ar Reter pellañ...hag a veze implijet e giz kornboud evit gervel da leinañ pe da verennañ an dud a laboure e parkeier pell diouzh an ti. An anv brezhonek bet roet bremañ d'al loen, kornigell-vor eo, met ne c'heller ket lavarout ez eo bet anavezet gant ar bobl gwechall ha ne vefe ket souezhus kavout ur ger amprestet diwar ar galleg er stumm stroll «trouked» mamm d'an anv-gwan «troukedet» evit envel ul lec'h gant trouked o paotañ eno.

Kement-mañ n'eo nemet ur vartezeadenn...da studiañ !

 

Semblable problème surgit avec la pointe suivante dite «de Trouquetet». Il ne semble pas que Trouquetet soit un nom propre de personne ou de lieu. Que peut-il alors être ? Cette fois il est nécessaire, me semble-t-il, rechercher en français et ce que je trouve le plus probable tourne autour du mot «troche» ou alias «troque» qui désigne (ou désignait ?) également un mollusque monocoque semblable à la bernique mais plus gros et plus proche des coquilles énormes que les marins ramenaient autrefois des mers extrême-orientales...et que l'on utilisait comme cornes d'appel pour appeler à déjeuner les gens qui travaillaient dans des parcelles éloignées de la ferme. Le nom breton maintenant donné au mollusque est «kornigell-vor» soit «toupie de mer» mais on ne peut pas dire qu'il fut connu autrefois dans le peuple et il ne serait pas étonnant que le mot emprunté au français pour en faire un collectif «trouked» ait donné un adjectif à forme de participe passé «troukedet» pour signifier «riche en balanes» . Tout ceci n'étant qu'une hypothèse...à examiner ! Le nom correct alors serait «Pointe des Troques !»

 

Uheloc'h e kaver «Les Roches Brunes» e galleg pe «ar reier azdu» e brezhoneg ; n'ouzon ket avat tamm ebet hag-eñ ez int bet anvet e giz-se un deiz bennak ! a-dal emañ Roc'h David ha da c'houde e kaver ul lec'h anvet e galleg «Les Godelins», da dostaat a gav din ouzh anv ul lec'h all, kavet a-raok «Les Dodelins» hag am eus ezwerc'het a-ratozh-kaer rak ne wellan ket tamm ebet trema pelec'h teurel va selloù. Anvioù peuztost a orin germanek a gaver el lec'hanvadurezh met evit ar poent ne welan ket al liamm. Tud Binig ha Staol a c'hellfe marteze degas un tamm sklerijenn arguzet !

 

Plus loin on trouve «Les Roches Brunes» mais je ne sais absolument pas si le nom breton «Ar reier azdu» leur a jamais été donné un jour ! En face il y a le «Rocher David» et ensuite le lieu nommé «Les Godelins» à rapprocher de celui des «Dodelins» rencontré précédemment mais que volontairement je n'ai pas relevé car je ne vois pas du tout vers où tourner mon regard. Il y a certes des noms de lieux similaires d'origine germanique mais dans ce cas-ci on ne voit pas le lien ! Les gens de Binic et d'Etables pourraient peut-être apporter des éclaircissements argumentés.

 

Ne gavan ket roud eus un anv breton evit ar beg anvet e galleg «Pointe du Vau Burel» daoust ma c'heller soñjal ez eo «Burel» un anv-den, evel m'eo bremañ c'hoazh, tennet diouzh anv boutin ar gwiad tuzum livet gell teñval ma veze graet gantañ dilhad menec'h. Kement-mañ ne splanna ket talvoudegezh ar ger « Vau » peogwir ne c'hell ket talvezout da «Val» pe «Vallée» evel ma c'hellfed gortoz. Ne van, da vihanañ d'am sell betek-hen, nemet skrivet e vefe bet evel-hen en henc'halleg «Pointe du Fau Burel» gant «fau» ar ger gallek kozh (tennet eus ar galianeg evel ar brezhoneg «faou») evit envel ar wezenn stank e Breizh mat d'ober prenn ha dreist-holl koad arrebeuri. War ar maez e Bro-C'hall e vez kavet c'hoazh, er Menezioù Kreisdouarel dreist-holl, ar ger «fau» evit envel ar wezenn ; bez ez eus zoken en tu-all da gêr REIMS en ur forest bras ul lec'h anvet «les Faux de Verzy» hag a vez diskouezet da dest war ur c'hleñved skoanaüs ha disneuzius anavezet fall hag a sko ar gwez fav.

 

Je ne trouve pas de nom breton pour la pointe dite du «Vau Burel» mais on peut penser que «Burel» est, comme c'est d'aileurs encore le cas maintenant, un nom de personne tiré de l'appelation courante du tissu grossier coloré en brun sombre dont on faisait les habits de moines ! Tout ceci n'éclaire cependant pas le sens du mot «Vau» puisqu'on ne peut pas ici lui donner le sens de «Val» ou «Vallée» comme on pourrait s'y attendre en général. Ne reste, tout au moins à mes yeux pour l'heure, que la solution que ce serait écrit en français tombé en désuétude «Pointe du Fau de Burel» dans lequel «fau», dérivé du gaulois tout comme «fav» en breton était le nom générique du «hêtre» , cet arbre courant en Bretagne et excellent pour la menuiserie et surtout celle des meubles. Dans les campagnes en France, on rencontre encore, dans le Massif Central surtout, le mot «fau» pour désigner l'arbre et il y a même au-delà de Reims dans une grande forêt un endroit nommé «les Faux de Verzy» situé en plein dans le champ de bataille de la première guerre mondiale au-delà de Reims que l'on montre à titre d'exemple sur une maladie dégénérative et déformante des hêtres.

 

Al lec'h da c'houde a vez skrivet «Le petit Carihuel».

Peadra ez ez eus da brederiañ ! A benn-fin em eus graet va choaz ha dilennet an dibab-mañ !

«Car» a zo kazi sur evit «kêr» ha d'am soñj «ihuel» a c'hwezh warnañ un avel c'houzi...un avel wenedat, pezh a c'hoarvez aliesik e Bro-Ouelou ! Ihuel a zo un anv-den kozh-tre anavezet abaoe ouzhpenn mil bloaz, skrivet ma oa da gentañ «Iudahel» er navet kantved. Dont a ra diwar "iud"=noble, gentil...dre ar gwad) mui «hael= nobl er ster speredel».

Mar deo reizh pezh a soñjan, ar skritur reizh a vefe "Kêr Ihuel Vihan".

 

Le lieu-dit suivant s'écrit "Le Petit Carihuel". Il y a matière à réflexion ! Finalement, j'ai fait le choix suivant !

«Car» est d'évidence pour «Kêr» et à mon avis «ihuel» sent fortement le Vannetais comme il arrive assez couramment en pays de Goëlo ! Ihuel est un très vieux nom de personne connu depuis plus de mille ans, étant écrit au départ «Iudahel» au neuvième siècle. Il vient de "iud =noble, gentilhomme...par la naissance"  plus «hael=noble par l'esprit ».

Si ceci, tel que je le pense, est exact, l'écriture correcte serait «Le petit Kêr Ihuel».

 

Nepell emañ «Le Port-ès-Leu» e galleg. Ret eo distreiñ bremañ dirak an Istor. Ha ne gavan netra na gwelloc'h na berroc'h eget reiñ amañ ur berradur eus ur pennad-skrid gant Bernez Tangi en e "Dictionnaire des Communes des Côtes d'Armor ".

Iliz Parrez Sant Ke a oa bet roet e kreiz an 11vet kantved da Abati Sant Magloar eus Leun gant Arc'heskop Dol ha gouestlet neuze d'ur Sant anvet Skofili ( ?). Den ne oar perak, met adalek 1.163, Sant Skofili a voe erlec'hiet gant Sant Ke, lezanvet «Coledoc» da lavarout «mui karet». Diwezhatoc'h, e 1.278 ar beskont Henri d'Avaugour, dre akta ofisiel, a eilroe d'ar venec'h, gant Enez ar Gontez, diseurt madoù, en o zouez ur gored...hag ur porzh-mor anvet...Portus Orieut( ?) . Evit gwir dont a rae an anv-se eus ur ger germanek «Orieldis» hag a oa lesanv gwreg alaman ar beskont. Aze eo emañ orin ha ster an anv a-vremañ «Portrieux» e galleg, ket miret gant ar brezhoneg, pa lavaromp «Porzh Leun» gant Leun, anv ar barrez tost ouzh kêr Dinan, anvet «Lehon» e galleg.

 

Non loin il y a la bourgade nommée «Le Port es-Leu» dont le nom sonne étrangement. Il nous faut en référer à l'histoire et je ne trouve rien de mieux que de résumer ce qu'en dit Bernard Tanguy dans son «Dictionnaire des Communes des Côtes d'Armor».

L'église paroissiale de Saint -Quay fut donnée au milieu du 11ème siècle à l'Abbaye Saint - Magloire de Léhon par l'Archevêque de Dol pour être consacrée alors à un Saint, nommé Scofil (ou Scofili). Personne ne sait pourquoi, mais à partir de 1163, Saint Scofil fut remplacé par Saint Quay, surnommé alors «Coledoc», c'est-à-dire «le très aimé». Plus tard, en 1278, le vicomte Henri d'Avaugour, par acte officiel, restituait aux moines, en même temps que l'Ile de la Comtesse, divers biens, avec entr'autres une pêcherie .... Et un port de mer nommé Portus Orient ( ?).

A la vérité, ce nom venait d'un mot allemand «Orieldis» qui était le surnom de l'épouse allemande du Vicomte. C'est là, l'origine du nom Portrieux en français, alors que nous avons en breton conservé le nom de «Leun» qui est le nom breton de la commune de «Lehon».

 

 

Photo n°19 : Vue sur la Baie et le Port de St.QUAY- PORTRIEUX- vue du panoramique de Notre Dame de l'Espérance (sur la D.786) - (lumix :382)

Skeudenn n°19 : Gwelva war Bae ha Porzh St. KE-PORZH-LEUN- gwelva eus Itron Varia an Esperañs -(war D.786)

 


En donvor a-dal da Sant Ke ez eus un torkad reier dezho anvioù gallek alies. Eus ar c'horn Reter d'ar c'horn Kornog hag eus ar C'hreisteiz d'an Hanternoz e kaver :

• An dourell hir hag an dourell ront a-us karreg ar Roseler.

• Ur strollad reier a-hed ul linenn Mervent/Biz eus "Houesse", dezhi ur ster kuzh d'am sell, dre an "Ezen" betek "Klotenn an Diavaezioù"

• Ur strollad all anvet "Reier Sant Ke" dezho anvioù gallek pe vrezhonek mesk ha mesk gant a-hed ul linenn Gevred/Gwalarn:

1. Merdouze (Bern Kaoc'h?)

2. Le Gros Sable (An traezh gros pe grozol?)

3. Créhan (e-lec'h Krec'henn ?)

4. Tourelle Herflux (Tourell Herrlañv ?)

5. Les Cognées (Ar Bouc'hili ?)

6. Gernio ; sur-mat e plas « Kernioù » evit envel ar reier uhelañ

7. Chef d'Ane treuzskrivet sur-mat diwar « Penn Azen »

8. La Blanche (Roc'h Wenn ?)

9. Les Poulins (An Ebeulien...reoliek e-kichen ur Penn Azen !?!)

10. Roche Périn (anvet evelse diwar anv un den...bet beuzet eno emichañs !)

11. Guildacre. Ar ger-mañ a sav ur gudenn. Diaes eo kavout evitan ur wrizienn c'hallek. A orin brezhonek eo kazi sur ha ret e vefe d'am meno skrivañ "Gweltreg" met daou ster a c'hellfe bezañ degemeret, en ur eñvoriñ e c'hell kaout pe ur wrizienn wenedat pe unan dregeriat. Don't a rafe, forzh penaos, eus ar bennwrizienn "gweltre". Mar deo gwenedat, gweltre a dalv da envel ur seurt chevrez...pe ar seurt krank anvet ivez rederez. Mar deo kentoc'h tregeriat e c'hellfe envel ar seurt bezhin anvet ivez «bodre». An anv reizh a vefe neuze «Gweltreeg» evit ur roc'h fonnus ar «gweltr» warni.

12. Le Secret. «Ar Sekred ?» Bez e c'hellfe ar ger envel ur c'huzh pe zamguzh ? pe bez e vefe ar ster «hanter c'holoet gant ar mor» hep mui ?

13. Guingalmé ? Bez e vefe «Gwenn Galmenn» ? E brezhoneg ar mor, e vez anvet «kalmenn» ul ledennad vor plaen-sioul dre natur ha pa vez astennet gwenn e c'hellfed lavarout e galleg «calme extra-plat !»

14. Grémineu. Sur-mat da lenn «Griminoù». E Bro-Dreger «grimoù, argrimoù, griminoù... » a zo gerioù implijet gant ur ster tost ouzh ardoù gant ouzhpenn ul lipadenn fent. Ar reier-mañ n'int ket sellet arvarus, diwar seblant.

15. Ile Harbour. Pa seller pizh ouzh ar gartenn e weler ez eo stag an torkad reier-mañ ouzh «Ar Sekred» e seurt ma c'heller c'honvat tremen war droad war ar sec'h eus an unan d'egile! E brezhoneg avat e vez anvet ivez "karrbont" pezh a vez anvet e galleg "cordon littoral" . Hemañ eo d'am meno ar ster reizh da vezañ miret. An anv reizh a vefe neuze "Enezig ar c'harrbont"

 

En pleine mer en face de Saint-Quay il y a un groupe de roches qui ont souvent des noms français. De l'Est à l'Ouest et du sud au nord on trouve :

• La Tourelle longue et la Tourelle ronde au-dessus de la roche de la Roselière.

• Une série de roches le long d'une ligne Sud-Ouest/Nord-Est de Houesse, dont le sens reste pour moi caché, jusqu'aux roches : les Anes et le Plateau des Hors.

Un autre groupe nommé «Roches de Saint-Quay» qui ont des noms français ou bretons pêle-mêle avec, en suivant un axe Sud-Est /  Nord-Ouest  :

1. Merdouze ???

2. Le Gros Sable (La Gravière ?)

3. Créhan sans doute pour krec'henn = hauteur

4. Tourelle Herflux (Tourelle du fort courant ?)

5. Les Cognées.

6. Gernio ; sans doute pour Kernioù (=les cornes) désignant les rochers les plus hauts.

7. Chef d'Ane, ou Tête d'âne.

8. La Blanche.

9. Les Poulins (sûrement pour poulains)

10. Roche Périn : probablement du nom d'un homme péri en mer à cet endroit. Guildacre. Ce nom pose problème. Il est difficile d'y voir une racine française. Il est de façon quasi certaine de source bretonne et je pense qu'il faudrait l'écrire «Gweltreg» en admettant qu'il peut avoir deux sens différents, selon que la source est vannetaise ou trégoroise. Dans le premier cas «gweltre» veut plutôt désigner une espèce de crevettes...sinon «étrille» et dans le second il pourrait aussi désigner (en parallèle avec «bodre») les algues dites «laminaires». De toute manière la terminaison -eg veut dire : riche en...équivalente à -aie (comme dans hêtraie) en français. L'orthographe correcte bretonne serait donc comme indiqué ci-dessus.

11. Le Secret. Désignerait peut-être quelque roche plus ou moins cachée...secrète ?...ou tout simplement en partie immergée.

12. Guengalmé ! Ne serait-ce pas «Gwenn Galmenn» en breton?. Le mot Kalmenn pouvant vouloir dire «mer étale ou mer d'huile» en langage maritime et l'adjectif «gwenn=blanc» remplaçant en breton l'adjectif français «étale». Alors l'endroit désignerait une zone (il en existe) où la mer se calme nettement par rapport au voisinage. (Phénomène dû à la structure du fond sous-jacent)

13. Grémineu. Probablement à lire en breton «Griminoù» . En Trégor, on dit indifféremment «grimoù, argrimoù, griminoù...» dans le sens de manières teintées d'un peu de minauderie. Ici, cela désignerait peut-être des roches finalement peu dangereuses ?!?

14. Ile Harbour. Quand on regarde bien la carte, on voit que ces roches sont rattachées à celle du «Secret» en sorte que l'on peut sûrement passer à pied de l'un à l'autre à marée basse. De plus, en breton, on appelle couramment «karrbont» ce que le Français nomme «cordon littoral». Ceci est à mon avis le sens à conserver et le nom correct en breton serait «Enezig ar C'harrbont» c'est-à-dire quelque chose comme «Ilot du gué ?»


En tu-hont da borzh Sant Ke emañ «Enez ar Gontez» a zo bet dibunet warni endeo, ha pelloc'h : Beg an Arouezva pe gentoc'h «Beg Sant Ke», neuze Traezhenn an Isnein dirak ar Feunteunig ha Beg an Isnein. Douarenn Sant Ke a zo rouestlek-tre gant krec'hennoù ha diribinoù a bep tu. Se a ziskouez perak ul lec'h a c'hell bezañ anvet isnein e-keñver bleinoù all uheloc'h pe izeloc'h.


Au-delà du port de Saint-Quay se trouve «l'île de la Comtesse» dont il a déjà été question ci-dessus, et plus haut la Pointe du Sémaphore ou plutôt traditionnellement la Pointe de Saint -Quay, puis la plage de l'Isnain devant Fonteny. Le sol de Saint -Quay est très tourmenté avec des côtes et des descentes raides de tous côtés, ce qui explique que l'on puisse appeler un endroit «isnein» c'est-à-dire «sommet du bas» par rapport à d'autres, plus ou moins hauts.


En donvor dirak Beg an Isnein emañ an dachenn anvet «ar Veskleg Veur Sant Kay» gant en he c'hreiz un dourell (dizanv ?) war ur roc'h. Dirak traezhenn Feunteunig ez eus un dourell war ur roc'h anvet «La Hergue». Lec'hiet evel m'emañ, e c'heller kompren e vez garv al lanv da geñver ar reverzhioù meur, peadra da envel ar roc'h «herrek» N'eo nemet ur vartezeadenn !


En pleine mer devant la pointe de l'Isnain se trouve la zone appelée «Grandes moulières de Saint-Quay» avec au milieu une tourelle (sans nom ?)sur une roche et devant la plage de Fonteny il y a une tourelle sur un rocher appelé «La Hergue». Placée telle qu'elle est, on peut comprendre que la marée soit vive à l'époque des vives eaux, ce qui justifierait l'appellation de «herrek=rapide». Ce n'est cependant qu'une hypothèse !

 

Pelloc'h, ez eus, buket sonn davit an Hanternoz, Beg ar Vir, reizh anvet enta ! E-kreiz al ledenez ar vourc'h a vez anvet «Le Port Goret» e galleg... da dreiñ «Porzh ar Gored» e brezhoneg...met siwazh...ankounac'haet eo bremañ gant kazi an holl ster ar ger «gored» e brezhoneg...da lavarout «pêcherie», pezh a empleg ez eo bet kenaozet gwechall an ouf ouzh tu Kornog Beg ar Vir evit talvezout da c'hored...dindan beli ur manati pe un noblañs bennak !

 

Photo n°20 : la petite Plage de St.Quay Portrieux - ses hotels - (lumix :385)

Skeudenn n°20 : Traezhennig Sant Ke - Porzh Leun - ar letier -

 


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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 16:56

TOPONYMIE

Première partie : de l'Argenon à Saint Brieuc !

 

Il n'y a pas le long de ces côtes-là beaucoup de noms de lieux basés sur le breton. Les voici !

 

 

Lancieux est la première commune sur la côte entre la rivière Frémur et la ville de Saint Jacut de la Mer. Son nom vient du nom du Saint Celte Seoc devenu en français Saint Cieux( ?) au XVIIème siècle.

La commune de Ploubalay tient son nom de celui d'un autre saint breton local, Saint Bac'hla, ; de même pour Lanvalay non loin !

Beauvais au bord de la mer n'est pas un nom celtique et ce n'est qu'un hameau de la commune de Trégon-Giclais. Trégon doit être en vieux breton décomposé en : treb+con, avec «treb» désignant un lieu habité (hameau ou village par exemple) plus «con ou gon» qui vient du vieux gaulois «knukko» (qui est la matrice du flamand knokke et de l'anglais ancien knox, que l'on trouve encore dans des noms de lieux anglais...ou américains comme Fort-Knox. Je ne vois pas le lien entre Poudour breton et Giclais français pour le deuxième terme du nom ! En breton Poudour peut être potier ou pot à eau ?!?

Photo n°5 :Crique et Jetée sous la Pointe du MOULINET à DINARD - au large l'Ile CEZEMBRE .

Skeudell n°5 : Ouf ha Chaoser-mein dindan Beg ar Gwindask e DINARZH - (lumix:319).


La ville de Saint-Jacut n'est pas sur une île mais à mi-chemin d'une péninsule avec au bout la Pointe du Chevet, traduite en breton par littéralement : Pointe de la Veillée (mortuaire), soit en fait le même nom que l'on retrouvera auprès de Paimpol à la Pointe de l'Arcouest.

 

Ensuite à l'Ouest on trouve une autre baie, privée de nom officiel pour l'heure semble-t-il et que l'on pourrait nommer la "Baie du Guildo" puisqu'il y a au fond de la baie à la fois la Chapelle de Notre Dame du Guildo...et les «Pierres Sonnantes». Le long de la route vers la Pointe de Saint Cast on passe à Saint Jaguel, Sainte Brigitte, les Quatre Vaux, la Pointe de Bay, Pen Guen( ?) et la Pointe de la Garde avant de tomber sur une autre baie, assez large mais peu profonde, dite Baie de la Frênaie avec au fond la petite cité de Pléboulle.

 

La presqu'île qui suit est la limite orientale de la Baie de Saint-Brieuc ; c'est la Pointe du Cap Fréhel, qui porte un important poste de garde pour surveiller et assurer le trafic maritime en Manche !

 

Orin ha ster ar ger «Frehel» n'eo ket aes da zibunañ. Ne gav din e vefe bet kalz enklask war ar poent, pe neuze n'int ket bet embannet ledan na deuet betek ennon. An aesañ a vefe e gejañ gant freilh mar barner en deus dre vras ar c'hab neuz gwalenn ur freilh. Ur venegenn all a vefe treiñ ouzh ar wrizienn

«freg» er ster terriñ, freuzañ, drailhañ...frailhañ...evit eztaoliñ natur c'harv al lec'h digor war ar mor bras hag holl ar gwalldaolioù a c'heller doujañ pa vez garv an amzer. N'eo evit va c'helo nemet ur vartezeadenn...pe ur bedadenn da doullañ war ar gudenn !


Photo n°6 : Pointe de la MALOUINE à DINARD - Superbes Villas classées - (vue de la plage de l'Ecluse) (lumix :323).

Skeudelnn n°6 : Beg ar VALOUADEZ e DINARZH - Pompus hañvdier rummataet - ( tennet diouzh traezhenn ar skluz).

 


Photo n°7 : Petit Port de St.BRIAC - crique et plage du Port Hué - (lumix :331).

Skeudenn n°7 : Sant BRIAG : ar Porzh Bihan , an ouf hag an draezhenn eus Porzh Hué.


Photo n°8 : Vue sur le Bout de la Pointe du CHEVET de St.BRIAC - au centre l'ile Ebihens (reserve naturelle) - au loin la Pointe de St.CAST - (lumix : 333).

Skeudenn n°8 : Gwel war benn Beg an Arkuz - Er c'hreiz Enez Ebihens ( naturel gwarezva) - Er foñs Enez Ebihens -

 

0rin an anv « Frehel » n'eo ket aes da sklaerat. Ne seblant ket e vefe bet kalz furcherezh war an divoud pe neuze n'eo ket bet embannet ledan ha n'eo ket bet deuet betek ennon. An aesañ a vefe e generiañ gant ar brezhoneg "freilh" (fléau e galleg) mar merker en deus ar c'hab neuz gwalenn ur freilh. Ur c'heal all a vefe treiñ ouzh ar penngef "freg" en e ster : terriñ, brejañ, drailhañ ... faoutañ... evit deskrivañ gouezeri al lec'h, digor ledan war ar c'heinvor hag holl ar gwalldaolioù a c'heller fromañ dirazo pa vez garv an amzer.

Kement- mafi n'eo em sell nemet atiz pe ... atizadenn da doullañ donoc'h war ar poent !

An tour-tan bet savet war veg ar c'hap Frehel eo unan eus an uhelañ savet e Breizh war aodoù an hanternoz. Troad an tour a zo lec'hiet 72 metrad a-us mann ar gartenn hag e veg a zo 33 metrad a-us an douar.

A gozh-tre ez eus bet eno arouezioù tan e gounit an dud vor. Dismantroù un tour kozh ront savet e 1.702 a c'heller gwelout c'hoazh bremañ war an dachenn.An hini karrez bremañ en arver a zo bet savet adalek derou ar bloavezh 1.774 diwar ali roet gant Vauban e kichen an hini rond kosoc'h.

E 1.875 kenreizhadur sklerijenniñ an tour a voe renevezet dre lakaat en arver araezioù sklerijenniñ gwellaet dre eoul loskerioù.

 

Tarzhet er van e voe an tour gant an Alamaned e 1.944, ha ret e voe gortoz betek an deiz kentañ a viz Gouere 1.950 kent adlakaat en arver an tour gant neuze en-dro dezhañ savadurioù a-blaen evit reiñ lojeiz da wazourien an tour hag o familhoù.


Photo n°9 : Pont sur l'Estuaire du FREMUR à la sortie de St.BRIAC, en direction de LANCIEUX -Plage de Lancieux sous le PONT - (lumix : 336)

Skeudenn n°9 : Pont ermaeziañ eus Sant BRIAG war hent Lanseeg - Traezhenn Lanseeg a-drek ar Pont.


L'origine du mot «Fréhel» n'est pas facile à clarifier. Il ne me semble pas qu'il y ait eu beaucoup de recherches sur le sujet ou alors elles n'ont pas fait l'objet de large publication et ne sont pas parvenues à ma connaissance. Le plus facile serait de faire le rapprochement avec le breton «freilh=fléau» si l'on considère que le cap a la forme du battant d'un fléau. Une autre idée serait de se tourner vers le radical «freg» qui a le sens de casser, briser , déchirer...fendre...en voulant traduire la nature sauvage de l'endroit, ouvert sur le large et tous les mauvais coups que l'on peut redouter quand le temps est «sauvage». Ceci n'est pour ce qui me concerne que suggestion...ou invitation à creuser le problème !

 

Le phare élevé sur la pointe du cap Fréhel est l'un des plus hauts situés sur les côtes au nord de la Bretagne. La base de la tour est à 72 m au-dessus du niveau zéro et sa pointe culmine à 33 m du sol.

De très longue date il y eut là des phares pour le bien des gens de mer. Les vestiges d'un ancien phare rond construit en 1.702 sont encore visibles sur le site. Le phare carré actuel a été élevé à partir du début de 1.774 sur les conseils de Vauban tout près de l'ancien de forme ronde.


Photo n°10 : Phare carré du Cap Fréhel du 19°siècle & sa tour ronde à gauche de 1702- (lumix : 339).

Skeudenn n°10 : Tour- tan ar C'hab FREHEL eus ar 19vet kantved hag e dour ront en tu kleiz eus 1702.


En 1875, la modernisation de l'appareillage d'éclairage fut faite par l'adoption du système à combustion d'huile.

Le phare fut dynamité par les Allemands en 1944 et il fallut attendre les premiers jours de Juillet 1950 pour remettre en service le phare alors complété par l'adjonction de locaux de plain-pied pour le logement des employés et de leurs familles.

 

An tour-an a zo lec'hiet war derouer ar gunum gozh anvet Plevenon tennet diwar anv ur sant manac'h lec'hel Sant Menoen. Kent ma voe savet an tour-tan ne oa aze nemet ur barrez vihan ha paour, enni koulz lavaret nemet lanneier daoust ma'z co bet annezet a bell-pell amzer evel ma ro testeni dilerc'hioù roman a-hed an aod ha zoken un hent-korriganed eus nevez-amzer ar maen ha oadvezh an arem.

Betek ar bloavezn 1972 ne oa aze kumum ebet anvet Frehel. Er bloaz-se e voe unanet div gumun Pleherel ha Plevenon ha...setu ganet ur bugel siamek badezet diwar anv diwar ur golladenn eus an eil hini.

 

Le phare est situé sur le territoire d'une vieille commune Plévenon,qui tient son nom de celui d'un saint moine local nommé Saint Menoen.Avant la construction du phare il n'y avait là qu'une pauvre petite localité de landes bien qu'elle ait connu un habitat de longue date comme en témoignent les vestiges romains et même un chemin empierré de l'âge de la pierre encore en service à l'âge de bronze.


Jusqu'à l'année 1972, il n'y avait pas là de commune au nom de Fréhel.Il n'y avait qu'un petit hameau. Mais cette année là les deux communes de Plévenon et Pléherel fusionnèrent... donnant naissance à une descendance siamoise qui prit le nom d'une fraction de la seconde moitié d'être.


Photo n°11 : Détail du PHARE du CAP FREHEL - (photo prise derrière le phare, côté mer ) (lumix :347).

En haut :Carte de la cote de la Pointe du Cap Fréhel /Baie de St.Brieuc à St.Quay Portrieux- (lumix :531).


A orin galian kozh-tre eo anv Erge (Erge-Arvor evel Erge Vihan pe Erge Vras e Penn ar Bed). Deveret eo diwar ar galianeg "caïo" dezhañ ar ster kentañ garzh (c'honvad savadenn douar gant brousgwez bennak) ha da c'houde dre ster astenn gant an amzer:tachenn gloz, ha neuze tamm ha tamm kamp-lec'h mui pe vui mogeriet ha kreñvlec'h a-benn-fin. Gant ar rakger "ar-" evit dirak ar ster a zeu da vezañ, kreñvlec'h diaraok. E kornadoù'zo eus Bro-Dreger e vez graet c'hoazh gant "argeenn" evit envel ur c'harzh plantet dirak unan all. Erge-Arvor a dalv kement ha gedlec'h-kreñvlec'h aodel.


Photo n°12 : Vue sur la Pleine Mer - AMER de la Pointe du Cap FREHEL-(photo prise derrière le phare) (lumix 346).

Skeudenn n°12 : Braswel war an donvor gant merk-aod ar C'hab Frehel (skeudenn tennet eus a-drek an tour).


Erquy est d'origine gauloise très ancienne, tout comme dans le Finistère Ergé-Armel ou Ergé-Gabéric. Il dérive du vieux gaulois «caïo» dont le sens initial était «haie» ou sans doute : levée de terre plantée d'arbustes quelconques. Par la suite le sens s'est étendue à : enclos, puis peu à peu campement plus ou moins fortifié et enfin fortin ou fort. Avec la préposition «ar=devant» le sens est devenu : fortification de l'avant. Dans certains coins du Trégor on utilise encore le terme «argeenn» pour appeler une haie (plus petite) placée devant une autre. Erquy veut donc dire « poste fortifié d'observation et de défense côtière»


Photo n°13 : Grande Plage des SABLES D'OR LES PINS - (lumix 350).

Skeudenn n°13 : Traezhenn Veur PLENEG - NANTRAEZH.


Pleneg-Nantraezh a denn hec'h anv diwar hini un diagon anvet « Henoc'h » tebet bezañ kenderv da Sant Samsun war-dro an XIIvet kantved.Berr eo an titpuroù warno. Nantraezh a zo bet astennet nevez'zo evit treiñ a-bezh an anv gallek.

 

Pléneuf-Val André tient so nom d'un diacre nommé "Hénoch" qui passe pour être un cousin de Saint Samson autour du XIIème siècle. Succinctes sont les données à leur sujet. Val André est un rajout récent au nom de Pléneuf.

 

Daoued a vefe d'am meno da vezañ lennet «Daoured» o tennañ anvadur dre ma'z eo bet savet e kember daou red-dour , ar Flora diouzh un tu hag ur sterig, dizanv war a sebblant, diouzh an tu all ; genou hemañ a zo lec'hiet e plas porzh ar gouelerioù bremañ. Da vezañ kadarnaet !?!

 

Dahouet me semble dériver d'un mot breton qui veut dire «deux cours d'eau» car le lieu se trouve au confluent de deux petits cours d'eau, la «Flora» d'une part et un autre ruisseau apparemment sans nom dont l'embouchure rejoint celle du précédent à l'endroit aujourd'hui occupé par le port des voiliers. A confirmer !?!

 

Ne bouezin ket war anv kêr "Hilion", rak n'ez eus ket kenemglev war orin ha ster an añv. Darn (nebeut da wir) a soñj e vefe da glask war bouez ur wrizienn "hil" evit degounañ an naoudur a strujusted (ha gwir eo herie c'hoazh ez eo strujus-tre an douaroù en-dro da Hilion) ha darn all a glaskfe diwar anv un den pe en-dro d'ur gounaenn o tennañ d'an emgann meur e-kichen kêr "Troia" e Bro-C'hres (bremañ kêr Hissarlik hogen anvet kenkoulz all Ilion er yezh c'hresim gozh). Emañ sur-mat ar gwir gant an eil displegadenn...ne van nemet ar reizhadur.

 

Je n'insisterai pas sur le nom de la ville de «Hillion» car il n'y a pas consensus sur l'origine et le sens du nom. D'aucuns (peu en vérité) pensent qu'il faudrait chercher sur base d'une racine "hil=semence", rappelant la notion de fertilité... (tant il est vrai que les terres autour de Hillion sont encore très fertiles) alors que d'autres chercheraient à partir d'un nom de personne ou d'une réminiscence à propos de la grande bataille près de la vieille ville de Troie en Grèce (appelée maintenant Hissarlik, mais Ilion aussi bien que Troïa en grec ancien).Le vrai réside surement dans cette deuxième explication mais... il ne manque que la démonstration.

 


Photo n°14 : La Plage de CAROUAL à ERQUY - au loin le CAP D'ERQUY - (lumix348).

Skeudenn n°14 : Traezhenn KAROUAL / ERGE . Er pellder : KAB ERGE.


N'eo ket sklaer ster al lec'h anvet Ilfinieg war ar gartenn vrezhonek. Diouzh an tu all diaes e vefe tamall n'ez eus abeg ebet da dostaat an anv ouzh hini al lec'h nepell war an tu Biz anvet "Ivignac" e galleg hag "Ivinieg" e brezhoneg. Diaes ivez nac'hañ un dalvoudegezh diazezet war anv kelt ar wezenn anvet e latin "Taxus" hag a zo bet a-gozh un argel brudet a galeter, a badelezh, a zalc'husted...betek dont da arouez e toull-dor ar beredoù...Brud a zo o defe implijet ar Romaned gwez ivin evit balizennañ ha mentañ o heñchoù meur.

 

Le sens de ce nom de lieu baptisé Yffiniac n'est pas clair. Mais d'un autre côté, il est difficile de ne pas rapprocher le nom d'un autre proche à l'Est nommé Ivignac en français. Difficile aussi de nier un sens lié au mot celtique qui désigne l'arbre appelé «Taxus» en nomenclature latine, c'est-à-dire «l'if» qui a été de longue date réputé comme symbole de dureté, de pérennité, de résistance...jusqu'à devenir un symbole à l'entrée des cimetières...Il a été dit que les Romains utilisaient l'if pour baliser et mesurer leurs grandes routes.

 

Langaeg ha Tregaeg a denn o anvioù eus ur sant lec'hel Caeoc pe Ceoc (anavezet da c'houde dindan an anv Sant Ke).

 

Langueux et Trégueux tirent leurs noms d'un saint local Caeoc ou Czoc (connu ensuite sous le vocable de Saint Quay).

 

Ginglin a vefe marteze da lenn «gin+glenn» er ster «Douar war an tu gin» hogen «tu gin e keñver petra ?»

 

Pour "Ginglin" il faudrait peut-être lire en breton (plus ou moins ancien) «gin+glenn» soit «envers+terre» soit une terre par opposition à une autre...mais la question est : laquelle ?

 

Saozon, e brezhoneg a zo sklaer, oc'h ober meneg eus perzh bras kemeret gant ar veleien (eus Bro-Gembre dreist-holl) deuet da avielañ ar vro adalek ar 5vet/6vet kantved.

E penn an entrevidi-se e oa an den anavezet bremañ dindan an anv Sant Brieg. Anvet e oa d'ar mare «Brigomaglos» diwar «Brigo=nerzh, talvoud..» mui «maglos=bras, meur...» kar ha kevatal d'al latin «magnus». Emdroet da «Brimael» da gentañ ha da «Brimaeloc» gant an dibenn -oc bihanaat pe disteraat ec'h eo aet da v «Brieg» a-vremañ.

 

Cesson, dans sa forme bretonne est clair et veut dire simplement «Anglais» au pluriel. Le nom rappelle la part importante prise par les prêtres (gallois essentiellement) dans l'évangélisation du pays à partir du 5ème/6ème siècle.

 

A la tête de ces colons il y avait l'homme connu aujourd'hui sous le nom de Saint Brieuc. Il s'appelait à l'époque «Brigomaglos» se composant de «Brigo=force, valeurosité... plus «maglos=grand, important..» ce dernier étant très proche du latin «magnus». Evoluant en «Brimael» d'abord puis «Brimaeloc» avec la désinence -oc diminutive ou péjorative, le nom est devenu notre Brieuc moderne (à une époque il fut écrit Brieux).

 

Eil loden : Eus Sant Brieg da Enez Vriad.

 

Sant Brieg a so bet savet war un dosenn (war-dro 80 metrad a-us live ar mor) war ribl zehou ur sterig anvet Goued. Perag an anv-se? Ne seblant ket e vefe aes degas ur respont poellek! E dielloù kozh e vez meneget ar sterig dindan an anv latin "Flumen Sanguis" pe "Ster gwad" ha skrivet "Gouet" en henvrezhoneg (gwad e brezhoneg a-vremañ). N'ez eus avat diskleriadenn ebet evit reiñ da c'houzout ar perag

 

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 12:30
PLOUEZEC
LA FOIRE A LA FERRAILLE ET AU JAMBON
Dimanche 19 juillet 2009

La traditionnelle Foire à la Ferraille a eu lieu comme chaque année le 3ème dimanche de juillet rassemblant environ 250 exposants dans les principales rues de Plouézec.


  

Les chineurs ont de quoi s'occuper pour la journée !!
 
Un peu plus haut, sur la place de l' Eglise, on se restaure dans l'odeur magique de la fumée des saucisses - merguez et du cochin grillé.

Le spectacle, lui, en est à la phase de la répétition.

Plus bas, rue du Docteur Laurent, des stands de toutes sortes!



Pendant ce temps, La Fanfar Aux Pruneaux prend quelques instants de repos pour se restaurer et se désaltérer pendant que les répétitions se terminent et que l'orchestre attaque.




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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 11:30

Bretagne Nord

Toponymie


Préambule

_____________________________

 

Lorsque vous vous déplacez en Bretagne Nord, vous vous posez des questions sur les origines de certains noms de lieux. Nous allons petit à petit mettre à votre disposition le travail remarquable réalisé en 2 ans environ par un érudit local, passionné par ce sujet et parlant couramment un breton de haut niveau... mais aussi le Français, l'Anglais et l'Allemand.

 


 

Son travail permet de voyager d'Est en Ouest depuis l'estuaire de la Rance, à celui du Douron, soit sur les côtes des pays dits de Penthièvre, de Saint-Brieuc, du Goëlo, et du Trégor


Voici les coordonnées de l'auteur de ce travail


Yann Jord Konan - 26 Av. de Guerland - 22.500 Paimpol.

e.mail : yvonneconan@wanadoo.fr

STER AN ANVIOU-LEC'H AODEL E DEPARTATMANT 22

 _______________________________


Signification des noms de lieux sur les côtes du département 22


RAKVARN


Alies e weler tud, touristed sur-mat, hogen Bretoned ivez daoust ha barrek e vefent war ar Brezhoneg, itriket gant ster an anvioù-lec'h breton ha c'hoant ganto gouzout ar perak hag ar penaos. An anvioù-lec'h, an darn-vuiañ anezho peurgetket, a zo kozh-tre met kement-mañ a zo gwir ivez evit ar galleg, hag ul lodenn vras eus ar gerioù a gaver en anvioù-lec'h brezhonek a zo aet da goll er yezh voutin... met gwir eo ivez alies e galleg.


Préambule


Souvent on rencontre des gens, des touristes assurément mais aussi des Bretons ,même s'ils ont une bonne connaissance de leur langue, que le sens des toponymes bretons intrigue et qui voudraient savoir le pourquoi et le comment. Les toponymes, tout au moins la plupart d'entr'eux, sont très anciens et ceci est également vrai pour le français, si bien qu'un bon pourcentage des mots utilisés dans les toponymes bretons sont perdus pour la langue courante...tout comme celui de la plupart des noms en français.



Amgant ar studi-mañ en em led eus aber ar ster Renz betek aber ar ster Douron, da lavarout war aodoù ar vroioù Penteür, Gouelou ha Treger eus ar penn Biz betek ar penn Kornog. Al lec'hoù a vezo studiet er renk-se eus ar Reter d'ar C'hornog.


Ha da gentañ, sellomp ouzh ster an anvioù bet roet d'an endro hollek a-raok ar re roet d'al lec'hioù, da lavarout eus ar Retre d'ar C'hornog: Bro-Penteur, Bro-Sant Brieg, Bro-Ouelou ha Bro-Dreger.


Le sujet de cette étude s'étend de l'estuaire de la Rance à celui du Douron, soit sur les côtes des pays dits de Penthièvre, de Saint-Brieuc, du Goëlo et du Trégor en allant de l'Est à l'Ouest. Les lieux seront examinés dans cet ordre en allant d'Est en Ouest.


Et pour commencer voyons le sens des des noms donnés à l'environnement global avant ceux donnés aux pays de l'Est à l'Ouest : Penthièvre, pays de Saint-Brieuc, pays de Goelo et Trégor.


Breizh gant An Arvor hag an Argoad.


Ster an anv "Breizh" n'eo ket sklaer dreistdael. Don't a ra diwar an anv roet gant henbobloù, gresianed ha romaned, d'ar bobloù annezet e Breizh-Veur, hep na vefe tu da c'houzout direndael-krenn e dalvoudegezh wirion. Ar memes ger "Brittones" a voe implijet er Vet kantved gant Sidonius Appollinaris evit envel ar pobloù annezet dija e Breizh.

Anv an Arvor a zeu diwar anvadur galianek an takad douar war vord ar mor : are morica, gant are o vezañ mammenn hon araogenn vremanel "war" gant ar ster "dirak, a-dal...". An arvor a zo enta anv pezh a vez anvet e galleg "littoral". En alamaneg e kaver un anv-lec'h savet e memes mod : Pommern (e galleg Poméranie) rak a orin rusianek eo diwar an araogenn "po" evit war pe dirak, ha "moren" evit mor war an dro-reiñ pe an dro pellaat. En alamaneg a-vremañ e tlefe bezañ "Vormeer" savet e memes mod evel ar ger all "Vorwald" hag a zo kevatal-rik da "argoad" breton, peogwir an "argoad" n'eo nemet an takad douar dirak ar menezioù tebet bezañ an azasañ evit gounid koadeier.

 


Photo n°1: Embouchure de la RANCE - au fond la Ville de Saint MALO - 1er plan la Tour SOLIDOR - à gauche la Pointe de la JUMENT à DINARD (photo prise du pont sur la Rance côté Dinard) (lumix :312)

Skeudenn n°1 : Genou ar stêr RENZ : e Foñs Kêr Sant Malou hag an Tour SOLIDOR - War an tu kleiz : Beg ar Gazeg e DINARZH- (Gwelet eus ar Pont war ar Renz Kostez Dinarzh

 


Photo n°2 : Le BARRAGE de la RANCE - au fond la Ville de SAINT MALO - Vue générale sur l'Estuaire - (296)

Skeudell n°2 : ar STANKELL war ar RENZ - E foñs Kêr SANT MALOU ha bloc'hwel war an Aber

 

 


Photo n°3 : Vue Générale du BARRAGE de la RANCE - Vue sur les Portiques de Commande des Portes Tournantes

Skeudell n°3 : Bloc'hwel war ar Stankell - Gwel war ar gouryevioù da vestrañ an doriou - (lumix:302 - 297)


Le Barrage de la RANCE fut inauguré par le Général de GAULLE en 1969 -

 


Carte : de l' Embouchure de la Rance au Cap d'Erquy - ( lumix 532/534)

 


Bretagne avec Armor et Argoat.


Le sens du nom « Bretagne » n'est pas incontestablement clair. Il vient du nom donné par des peuples antiques, Grecs et Romains, aux peuples résidant dans l'île qu'ils nommaient « Brittania » en latin, sans qu'il soit possible d'en donner la teneur véritable. Le même mot « Brittones » fut utilisé au Vième siècle par Sidoine Appollinaire pour nommer les populations qui résidaient déjà en Armorique.

Le nom de « Armor » désigne la bande de terre située sur le bord de la mer, de l'ancien celtique « are morica » dans lequel are est la matrice de notre préposition moderne « war » qui a le sens de « sur, devant... » L'Armor est donc ce que l'on appelle en français « le littoral » un peu étendu vers les terres. En allemand on trouve un nom de région construit de manière semblable : Poméranie (en allemand : Pommern) qui est d'origine russe avec la préposition « po » pour sur ou devant combiné avec « moren » pour mer au cas datif ou ablatif.En allemand moderne cela devrait être « Vormeer » construit de la même manière que le mot bien réel « Vorwald » qui, lui, est tout à fait comparable en construction et sens au breton « Argoad » qui désigne la bande de terres devant les monts supposée la plus favorable pour l'entretien et l'exploitation de forêts.


Petra eo ster an anvioù roet d'ar rannvroioù ?


An hini gentañ er Reter a vez anvet « Bro Penteür » ledet eus ar ster Renz betek Sant Brieg.

Penteür a oa anv ur gontelezh vreton diazezet en-dro da Wengamp, met, war a lavarer, an anv a vefe liammet ouzh hini Pontrev, met hemañ n'eo ket aes da zibunañ daoust ma n'eo a-benn-fin nemet ur pont war ar ster "Treñv".

Anv koshañ anavezet evit ar ster, "Triticum" an hini eo. Meneget eo er bloavezh 1.034 en ur skrid donedigezh etre an dug Alan III hag e vreur Eudon (an dug a roe d'e vreur da lod-yaouer an douaroù etre ar ster Renz hag ar ster Treñv) hag er skrid anv kêr Pontreñv a oa skrivet "Castellum super Triticum"!?!

Castellum a zo sklaer met triticum a chom diaes da zielfennañ. Etre ar stêrioù Leñv ha Treñv en argrec'h hag en ardraoñ ez eus da wir tri damm pezh-douar.Ar stêr anvet bremañ "Tech" e Bro-C'hall (e kreisteiz da gêr Perpignan) a zoug un anv deuet bremañ da vezañ "Tech", tennet ma'z eo eus an anv latin kozh "Tecum" chomet dianav war a seblant, dre ma oa marteze un anv rakgeltiek evel m'eo boas evit kalz redoù-dour).

Ar Penteür istorel a oa an terouer ledet etre ar stêr Goued (eien e-kichen bourc'h Kintin ha genou etre Sant Brieg ha Plerin) hag ar stêr Argenon (eien e-kichen Koetlinez ha genou e-kichen Krehen). Ar vevenn Greisteiz ne seblant ket bout aes da resisaat hiziv an deiz.


Bro-Ouelou a zo bevennet gant Bae Sant Brieg ha Mor Breizh diouzh un tu hag ar stêrioù Treñv ha Leñv diouzh un tu all. N'ez eus ket kenemglev war ster an anv. Darn a soñj e vefe da intent deveret eus ur wrizienn "gouel" ha darn eus "gwel" ha darn all c'hoazh eus "govel". Kavout a ra din ez eo an hini ziwezhañ ar wirheñvelañ rak tro-dro ez eus meur a lec'hioù anvet diwar un obererezh goveliañ ha goveliañ a zo bet a bell-amzer un obererezh priziet bras gant ar Gelted.


Bevennoù Bro-Dreger a zo ledet a-hed ar Mor-Breizh eus genou ar ster Treñv war an tu Reter ha genou ar ster Douron (war vetek un dachennig en tu-hont d'ar ster en diaz da gêr Vontroulez en-dro da Lokenole. Dre vras ar vevenn Greisteiz a red eus war-droioù Kintin betek war-droioù An Uhelgoad.

Emglev ez eus bremañ war orin ha ster an anv Treger. Don't a ra diwar an hen c'halianeg "Tri+Corios" da lavarout "teir bandennad"... bandennead soudarded sur-mat! Kement-mañ diazezet war ar vartezeadenn e teufe ar bandennadoù eus an teir dachennad terouer bevennet gant ar sterioù Yeodi ha Gindi en-dro da Landreger!!


Quelle est la signification des noms donnés aux pays?


Le premier à l'Est est nommé « Pays de Penthièvre » qui s'étend de la Rance jusqu'à St Brieuc. Le Penthièvre était un comtébreton dont l'assise se situait aux environs de Guingamp. Le nom, à ce que l'on dit,serait a rapprocher de celui de Pontrieux mais ce nom n'est pas facile à déchiffrer bien que l'on soit dans un endroit avec pont sur le Trieux.

Le premier nom connu pour la rivière est « Triticum » mentionné en 1.034 dans un acte de donation entre le duc Alain III et son frère Eudon (le duc faisait don à son jeune frère des terres situées entre la Rance et le Trieux) et dans le texte la ville de Pontrieux est écrit « Castellum super Triticum » !?!

Castellum est clair mais Triticum reste dur à interpréter. Entre les cours d'eau Leff et Trieux il y a en fait trois portions de terroir. Il peut y avoir grande confusion de sens si l'on considère la grande variété d'interpreétations tirées du radical latin « teg-» ou « tect»...apparenté au breton ti-. Le latin « Tecum » a engengré le nom du cours d'eau baptisé « Tech » au sud de Toulouse...mais d'aucuns pensent qu'il s'agit d'un nom d'origine préceltique comme il advient souvent avec les noms en rapport avec la géographie !

Le « Penthiévre » historique s'étendait entre les cours d'eau Gouet (source à côté de Quintin et embouchure entre St-Brieuc et Plérin) et Arguenon (source près de Collinée et embouchure près de Créhen). La limite au Sud ne parait pas très facile à définir précisément.


Le Goëlo est limité à l'Est par la baie de St-Brieuc età l'Ouest par les cours d'eau Trieux et Leff. Il n'y a pas d'évidence accord sur le sens du terme. D'aucuns pensent qu'il faut accepter une racine « gouel=voile », d'autres d'une racine « gwel=vue », d'autres encore de la racine « govel=forge ». Il me semble, personnellement, que la dernière est la plus vraisemblable, car dans les environs il y a maint lieu dont le nom a rapport au mot breton pour forger (très proche du mot russe) d'autant que l'activité du forgeage a été de longue date en grande considération chez les Celtes.


Les limites du « Trégor » sont La Manche de l'embouchure du « Trieux» à l'Est à celle du « Douron » à l'Ouest (à l'exception d'une petite zone au-delà de la rivière autour de Loquenolé en aval de Morlaix).En gros la limite au sud va des environs de Quintin aux environs de Huelgoat.

Il y a maintenant entente sur l'origine et le sens du mot « Trégor ». Il vient du vieux gaulois « Tri+Corios », c'est-à-dire « Trois troupes » (soit groupes armés bien sur !). Ceci est basé sur l'hypothèse que les bandes armées viendraient des trois territoires délimités par les rivières Guindy et Jaudy autour de Tréguier !!


Emaomp bremañ o vont da blediñ ouzh al lec'hioù dezho un anv a orin keltiek (en ur lezel a gostez ar re all) en ur heuliañ roud an heol, da lavarout eus ar penn Reter (ster ar Froudveur) d'ar penn Kornog (ster Kevleud).


Nous allons maintenant nous occuper des lieux qui ont un nom d'origine celtique (laisant de côté les autres) en partant de l'Est (la rivière Frémur) vers l'Ouest (la rivière de Morlaix)


Koulskoude, kent kregiñ da vat, e fell din tennañ an evezh war c'herioù a vez kavet alies hag a c'hellfe bezañ luzius da lennerien na vefent ket re evezhiek pe a vefe re fizius en o barregezh war ar brezhoneg.

An distagadur gant ar vrezhonegerien,disheñvelik ez-voutin eus lec'hig da lec'hig, a c'hell ivez lakaat da faziañ war gerioù'zo hag e penn kentañ ar re-mañ : ker, kêr,ger ha zoken kaer...seul vui ma c'hell al lizerenn gentañ cheñch dre wered ar c'hemmadurioù (k/g ; k/c'h ; g/c'h ; g/k ...hag all). An distagadur a vez ivez diaes da vestroniañ gant estrenien.

Evit a sell ouzh ar ger-se an diskleriadenn da heul a roo marteze un tamm sikour :

-ker, distaget evel é hir gallek a zo evit « koustus, prizius... »

-ker distaget etre é hag ê galleg a zo evit « cher, aimé... » en e ster skañvaet evel pa vez skrivet da skouer : cher ami !

-kêr (e galleg : ville...pe villa !) ...a vez distaget sklaer. Implijet eo bet alies ivez evit envel un ti-annez.

-kaer, evit « beau, splendide... »a vez distaget evel « ê »gallek, sklaer-tre, nemet e Bro-Ouelou pa vez klevet div vouezhienn zistag: ka+êr !

-ral a wech, ker, distaget tost ouzh an hini kentañ a-us, hogen un tamm sklaeroc'h, a zo dezhañ ar ster : linenn genskej div leurenn.

Kêr eo an hini a vezo kavet an aliesañ gant siwazh! kollet gantañ er skritur e bik-tog war al lizherenn "e"!


Cependant, avant d'entrer dans le sujet pour de bon, il me faut attirer l'attention sur des môts que l'on trouve souvent qui peuvent être troublants pour des lecteurs qui ne seraient pas attentifs ou seraient trop confiants dans leur niveau de connaissance du breton.

La prononciation par les bretonnants, qui peut différer d'un endroit à l'autre, peut aussi induire en erreur sur certains môts et en premier lieu les môts « ker, kêr, ger, et même kaer...d'autant plus que la première lettre peut subir un changement (grammaticalement tout à fait correct) par le jeu des mutations de consonnes (k/g ; k/c'h ; g/c'h ; g/k...etc...). Les gens non du crû ont aussi du mal à maîtriser la prononciation !

Pour ce qui touche ce môt-là, l'explication suivante fournira peut-être un peu d'aide :

-ker, prononcé avec un « é » long français veut dire cher dans le sens de couteux.

-ker, prononcé entre é et ê français veut dire « cher, aimé... »dans un sens banal.

-kêr, prononcé avec un « ê » très clair veut dire villa et par extension ville (parallèle au français)

-kaer, au sens de beau, splendide...se prononce comme le précédent, encore plus clairement, sauf en pays de Goelo où l'on entend souvent deux syllabes : ka+air, prononciation qui a cependant nette tendance à disparaître.

-rarement, le mot prononcé avec un peu entre é et ê le mot aurait le sens de : arête vive (entre 2 plans)


Kêr est celui qui sera rencontré le plus souvent dans notre sujet mais hélas ! dans les écrits l'accent circonflexe n'apparaîtra que très exceptionnellement...pour ne pas dire jamais !


Lodenn gentañ : eus ar ster Argenon da Sant-Brieg !


N'ez eus ket a-hed an aodoù-se kalz anvioù-lec'h diazezet war ar brezhoneg. Setu-int amañ!

Lanseeg eo kentañ kumun war an aod etre ster ar Froudveur (Frémur e galleg) ha kêr Sant Jagu an Enez. Don't a ra hec'h anv eus hini ur sant kelt anvet Seoc deuet da vezañ e galleg Saint Cieux(?) en XIIvet kantved.

Kumun Plouvalae a denn hec'h anv eus hini ur sant breton lec'hel all , Sant Bac'hla evel e Lanvalae e-kichen Dinan !

Beaussais war vord an aod n'eo ket a orin kelt. Ur wig eus kumum Tregon-Poudour eo. Tregon a zo da vezañ dielfennet en henvrezhoneg : treb + con (gant treb evit lec'h annezet ha con evit run, krec'hienn...). Ster eil rann an anv n'eo ket anat...nemet ha ken eeun ha Poder e vefe!


Kêrig Sant Yagu an Enez n'emañ ket war un enez hogen hanter hent da zaou veg-douar ,Beg ar Bae ha Beg an Arkuz, (an Arkuz o vezañ kevatal d'an Arwest a vezo kavet pelloc'h e-kichen Pempoull) e penn ul ledenez voan.


War an tu Kornog da heul e kaver ur bae all, chomet dianv betek-hen diouzh seblant hag a c'hellfed envel « Bae ar Gwildou » peogwir emañ e foñs ar bae, Chapel Itron-Varia ar Gwildoù...a-gevret gant ar « vein sklintin ». A-hed an hent betek « Beg an Enez » e kaver da heul : St Yagel, Stz Berc'hed, ar Pevar Saon,Beg ar Bae, Penngwenn, Beg ar Gward, Sant Kast ha Beg an Enez,kent kejañ gant ur bae all, ledan a-walc'h hogen bas,anvet Bae an Onnod gant en e foñs kerig Pleboull. Bevenn reterel da Vae Sant Brieg eo al ledenez da heul, Ledenez ar C'hab Frehel, warnañ ur gwarezva a-bouez evit evezhiañ ha gwareziñ ar mordreizhid e Mor-Breizh.

 


Photo n°4 : Magnifique et Monumentale VILLA classée sur la Pointe du Moulinet à DINARD - (lumix :327)

Skeudell n°4 : Mizus ha meurventek HANVDI Rummataet war (v) Beg ar Vilining e DINARZH -

 

 


Carte : détail de la cote du Cap Fréhel au Val André - (lumix:497)

 


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Published by Micarmor - dans IDENTITE BRETONNE
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