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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 10:21

Toponymie - 2ème partie


PAYS DU GOELO


DE SAINT - BRIEUC A SAINT-QUAY PORTIEUX


Saint-Brieuc a été construit sur une hauteur (environ 80 mètres au-dessus du niveau de la mer) sur la rive droite d'un cours d'eau appelé Gouet. Pourquoi ce nom breton ? Apporter une réponse sensée ne parait pas facile ! Dans les vieilles archives, il est fait mention du cours d'eau sous le nom latin de «Flumen Sanguis» traduit en «Gouet» (gouet = sang en vieux breton, «gwad en breton actuel»). Il n'y a aucune explication qui donnerait à connaître le pourquoi !

 

Stok ouzh Sant Brieg, war ribl gleiz ar ster Goued emañ kumun vras-tre Plerin...leun a rin mar deo posubl fentigellat war an dodenn. Rak ! Tennañ a ra hec'h anv eus hini ur sant divrud : Rinan...meneget e dielloù eus Abati Redon ha n'eo ket eus ar ger «rin» kevatal da (v)mister en hon yezh.

Kalz-tre a vefe da gontañ a-zivout Plerin. Ur geoded kozh-douar eo avat peogwir ez eus bet kavet eno kalz dilerc'hioù hendrael ken kozh hag oadvezh an houarn. Setu berr ha berr ar pennañ ! Listriach pri, pezioù moneiz, armoù,brik, betek ur genkiz ha kibelldier hag all hag all...Kalz diwezhatoc'h eget an henamzerioù-se, Abati Boporzh a zo bet oberiant e meur a geñver evit talvoudekaat ar vro, peurgetket ledenez « ar Roseler »

Ha petra eo «ar Roseler» ? Ret eo a gav din klask harp war ar ger galleg kozh «Roselier». En henc'halleg e veze anvet dre ar ger-se ur seurt kailh plom-arc'hant ! ( Kailh plom arc'hantek a zo bet tennet a-hed hir amzer e mengleuzioù war gumun Tremuzon nepell).Ouzhpenn se e c'heller merzout ez eus nepell ul lec'hig anvet "Argantel" (stumm kozh an anv-gwan arc'hantel e brezhoneg a-vremañ).Kement-se a bled evit harpañ a-benn kemer diarbennoù evit lansañ muioc'h enklask war ar poent ! Seul vui ma'z eo anat e oa dedennet-tre menec'h Boporzh gant labour ar metalloù. Seul vui ma c'heller merzout anvioù-lec'h all ...souezhus evel Saint Eloy diwar anv patrom an orfebourien (ha da gentañ orfebour e-unan !), pe evel Tournemine hag all.

 

Carte : détails de la côte entre Binic et la Pointe de Bilfot (lumix 512)

 

Photo n°15 : Plage des ROSAIRES en Plérin - à droite la Pointe de Pordic- au loin, la Pointe de Minard (lumix373)

Skeuden n°15 : Traezhenn ar ROSERA e Plerin- a-zehou Beg Porzhig - er pellder, Beg Minart -

 

Touchant la ville de Saint-Brieuc, sur la rive gauche du Gouet, se trouve la très étendue commune de Plérin...pleine de mystères s'il est possible ici de plaisanter un peu étant donné que «-rin» en breton veut dire «mystère». Car, de fait, la ville tient son nom de Saint Rinan...bien peu connu ! mais dont il est fait mention dans des documents de l'abbaye de Redon.

C'est une cité vieille comme le monde puisqu'on y a trouvé de nombreux vestiges archéologiques ; parmi les plus importantes : de la vaisselle d'argile, des pièces de monnaie, des armes, des briques...et jusqu'à une villa et des thermes et tutti quanti...Bien plus tard que ces époques lointaines, l'Abbaye de Beauport a été très active à maints égards pour mettre le pays en valeur, notamment sur la presqu'île du Roselier.

Et qu'est-ce donc «le Roselier»? Il nous faut de mon avis nous appuyer sur le vieux mot français «Roselier» par lequel on désignait une espèce de minerai de plomb avec de l'argent (plomb argentifère dont des mines ont été longtemps exploitées à Trémuson, non loin de là). De plus, on peut remarquer qu'il y a aussi non loin, un autre lieu-dit : Argantel (orthographe ancienne d'un adjectif breton qui veut dire «relatif à l'argent » .Tout ceci milite en faveur de la prise de mesures pour lancer davantage de recherches sur le sujet ! D'autant plus qu'il est notoire que les moines de Beauport étaient très attirés par le travail des métaux. D 'autant plus aussi que l'on peut noter sur le terrain la présence d'autres noms de lieux...étonnants tels que «Saint Eloi, le patron des orfèvres (et orfèvre lui-même au départ !) » ou encore tels que Tournemine et d'autres.

 

Ur gudenn a sav gant «Les Rosaires» ! N'ez eus diaz poellus ebet evit degemer an anv er ster boutin en deus e galleg. Sul vui ma c'helle bezañ skrivet gwechall, kant vloaz 'zo pe ouzhpenn, hervez keleier dastumet gant Ti-kêr Plérin, evel-hen : «les Rosays» ! Peadra da deukañ !

Da wir, prederiañ en ur sellout ouzh kartenn «Etat Major» al lec'h am deren da gemer da wir ar skleriadenn-mañ: an hent bras eus Sant Brieg da Sant Ke a zo war-hed ur c'hilometrad bennak dre nij diouzh bord an aod. Al live a-us mann ar gartenn a chom eno dre vras etre 100 ha 130 metrad. Diskenn a ra an uhelder betek war-dro hanter hent d'an aod ha neuze e sav adarre betek war-hed 200 metrad bennak diouzh bord an aod evit stummañ un aradennadig kenstur d'an aod. Eno emañ al live etre 35 m dirak al lec'h anvet «ar Maner» ha 72 m dirak "Les Villes Gaudu" pe 85m dirak ar Roc'h (G)werinek.

Kement-mañ va zoug da soñjal e tellez al lec'h bezañ anvet e Brezhoneg «Ar Roz A-is !» Pezh a sklaeriafe ar skritur menneget gant Ti-Kêr Plerin !

 

La localité «Les Rosaires» soulève une interrogation ! Il n'y a aucune base sérieuse pour accepter le nom dans la signification courante en français. D'autant plus que celà pouvait s'écrire autrefois, il y a 100 ans ou plus selon information collectée à la mairie de Plérin, «es Rosays» De quoi suffoquer !

En réalité, en réfléchissant et regardant la carte d'Etat Major, je suis amené à prendre en considération comme juste l'explication suivante. Au niveau de la grand'route qui mène de Saint-Brieuc à Saint-Quay qui se trouve à  quelque 1.000 m du bord de la mer à vol d'oiseau, le niveau au-dessus du zéro des cartes varie en gros entre 100 et 130 m. Le niveau baisse ensuite jusqu'à environ mi-route du bord de l'eau pour remonter à nouveau jusqu'à environ 200 m du rivage. A cet endroit la cote varie de 35 m (devant le Manoir) à 72 m devant «Les Villes Gaudu» ou 85 m devant le Rocher Guérinet.

Tout ceci me porte à penser que le lieu mérite en breton de s'appeler «Ar Roz A-Is» soit traduit en français «La Colline Inférieure» ou «La Colline du Bas» !...Ce qui expliquerait ( ?) la vieille orthographe de «Les Rosays» mentionnée à la Mairie de Plérin !

 

Uheloc'h eget penn an aod «Les Rosaires» hag en tu-hont da Tournemine, ez eus ul lec'h anvet e galleg «La bêchue» c'honvat evit merkañ e kaver eno kalz eus ur seurt bougion anvet e brezhoneg «pal-vor» pe a-wechoù «buoc'h-vor». Ar beg nesañ e korn Hanternoz a vez anvet «Beg Porzhig». N'eo ket "Porzh Bihan" ar ster reizh, hogen "Porzh e genou ar sterig anvet : an Ig"( ig o vezañ deveret diwar ar ger henc'halian evit dour tost ouzh ha kar d'al latin : aqua).

 

Plus haut que l'extrémité de la plage des Rosaires et plus loin que Tournemine il y a un lieu dit «La Béchue» dont le nom signifie sûrement que le lieu est riche en un mollusque que l'on appelle «Bêche de mer» encore appelé «tripang» ...très apprécié des Chinois pour leur vertu aphrodisiaque. La pointe suivante au Nord est appelée «Pointe de Pordic». Ceci ne veut pas dire «Pointe du petit port» mais «Port de l'embouchure de l'Ig» le mot «ig» signifiant simplement «eau» car équivalent du latin «aqua» en vieux gaulois.

 

Eus Beg Porzhig betek Sant-Ke/Porzh Olued ez eus ul ledennad vras a draezh hag a c'hell bezañ dizoloet war hed ouzhpenn ur c'hilometrad da vare ar reverzhioù meur, dirak porzh Binig peurgetket. Hervez B. Tangi an anv Porzh Olued a zeufe diwar anv ur vaouez a orin germanek anvet Orieldis bet kemeret da wreg gant un den nobl, Jafrez eus familh D'Avaugour war-dro an trizekvet kantved.

 

De la pointe de Pordic jusqu'à Saint-Quay-Portrieux il y a une grande étendue sableuse qui peut être découverte sur plus d'un kilomètre de largeur à l'époque des grandes marées d'équinoxe, notamment à hauteur du port de Binic. Selon Bernard Tanguy, le nom de Port Trieux viendrait du prénom germanique Orieldis porté par une dame qui fut épousée au treizième siècle par un nommé Geoffroy d'Avaujour -

 

Photo n°16 : Plage de BINIC- au 1er plan la Pointe de Pordic - ensuite la Pointe du Roselier - (lumix377)

Skeudenn n°16 : Treazhenn BINIG - e kentañ leurenn Beg Porzhig - pelloc'h Beg ar Roseler -

 

 

War-dro hanter hent etre Beg Porzhig ha Binig ur beg all a vez anvet «Pointe de Brehin» e galleg. N'ez eus anv ebet war ar gartenn vrezhonek.

Penaos e c'heller klask talvoudegezh an anv...pe gentoc'h divinout?

Douget e vefen da gentañ penn da lenn "Beg Brein" da lavarout ur beg n'en deus krenn talvoudegezh ebet evit mab-den! Met berr e kavan an disoc'h-se!, ha skanv e vefe disanaout pouez al lizherenn "h" e korf ar ger. Pa vez sellet pizh a-dost ouzh ar gartenn e weler ez eo stummet ar beg evel ur fri berr ha togn pe...ur vrec'hennig gromm! Broudet e vefen enta da envel al lec'h : Beg Brec'henn!

 

A mi-chemin environ entre la Pointe de Pordic et Binic, une autre pointe est appelée "Pointe de Bréhin". Elle ne figure pas sur la carte en breton.

Comment peut-on chercher le sens du mot...ou plutôt le deviner ?

Je serais tenté de prime abord de le lire en breton «Beg Brein», c'est-à-dire «Pointe pourrie» soit une pointe qui n'aurait rigoureusement aucune valeur pour quiconque ! Mais je trouve courte cette explication ! Et il serait léger de méconnaître le poids de la lettre «h» à l'intérieur du mot ! Quand on regarde bien de près la carte on voit que la pointe est dessinée comme un court nez camus...soit un diverticule recourbé ! Je serais donc tenté d'appeler l'endroit «Beg Brec'henn» en breton...soit «Pointe Camarde» en français ; sachant que «brec'henn» en breton veut normalement dire bielle ou bras articulé !

 

Photo n°17 : à côté de la plage : le joli Port de BINIC - (lumix 374)

Skeudenn n°17 : e-kichen an draezhenn : Porzh koant BINIG

 

Kêr Binig a zoug un anv a orin kozh-tre, ken kozh ma n'ez eus ket c'hoazh kenemglev strizh warnañ nemet evit asantiñ ez eo koshoc'h an eil silabenn anezhañ eget marevezh beli ar Gelted war Europa. Ar silabenn gentañ a zo ur ger kozh anavezet en holl yezhoù keltiek (dindan skriturioù disheñvel : ben, bon, bun...) evit genou ur ster pe un diaz bennak hag a zo moarvat diwar ur wrizienn rakindez-europek. An eil silabenn «ig» a dalvez kement ha dour, kar d'al latin « aqua » mammenn ar galleg a-vremañ «aigues». Eeun eo enta Ster Binig : Aber an Ig.

 

La ville de Binic porte un nom de très ancienne origine, tellement vieille qu'il n'y a pas encore d'accord formel étroit pour admettre que la deuxème syllabe est d'origine plus ancienne que la période d'hégémonie des Celtes sur l'Europe. La première syllabe «bin» est un vieux mot connu dans toutes les langues celtiques (sous des orthographes différentes : ben, bon ,bun...) pour désigner une embouchure de cours d'eau, mais aussi une assise quelconque ou base, probablement aussi d'origine pré-indoeuropéenne. La deuxième syllabe «ic» signifie «Eau» apparentée au latin «aqua» qui a donné le français actuel «aigues». Le sens de Binic est donc simple : embouchure de l'Ic.

 

Ar beg da heul a vez anvet «La Rogneuse» e galleg. Falsanvet-tre eo bet d'am meno. Blaz kreñv ar brezhoneg a zo war an anv. Ragn (hag a-wechoù Rogn) a zo unan eus an anvioù niverus bet roet d'ar seurt blodeg unkrogenek anvet e galleg"pouce-pied" pe "balane". Kavout a ra din e tlefe bezañ anvet al lec'h e brezhoneg "Beg Kravanek" pe "Beg ar Garreli", kravan pe garreli o vezañ hervez al lec'h anv boutin ar seurt blodeg krestenek a vev war reier dornet gant ar mor bras. Arabat kemmeskañ gant "ragn" pe "rogn" met amañ n'ez eus netra da welout gant anv all ar c'hleñved anvet ivez gal. Anv reizh ar beg a vefe enta: Beg ar Ragn pe Beg Ragnus.

 

Photo n°18 : le bout de la jetée de BINIC - avec son Phare - (lumix :380)

Skeudenn n°18 : Beg ar C'hae-mein e BINIG - gant e Di-tan

 

La pointe suivante baptisée "La Rognouze" est à mon avis très mal appelée. Le nom sent très fortement le breton. Il me parait (j'en ai même une bonne certitude) qu'elle devrait être appelée «Pointe des Balanes» soit en breton «Beg ar garreli» car en breton selon la région on appelle les balanes ou pouces-pieds (mollusques à coquilles comestibles dont sont friands les Ibériques) par endroits «kravan» ou «ragn» ou «rogn» mais normalement «garreli». Aussi le nom normal en français pourrait être «Pointe des Balanes» ou «Pointe des Pouces-Pieds».

 

Kudenn damheñvel a gavomp gant ar beg da heul anvet e galleg «Pointe de Trouquetet». Ne seblant ket «Trouquetet» bezañ un anv-den pe un anv-lec'h brudet. Petra neuze e c'hellfe bezañ ? D'ar wech-mañ ez eo ret, a gav din, klask diwar ar galleg ha pezh a gavan ar gwirheñvelan a dro en-dro d'ar ger «troche» skrivet a-wechou «troque» evit envel adarre ur blodeg unkrogen heñvel-tre ouzh ur vrennigenn hogen brasoc'h ha tostoc'h ouzh ar re ramzel degaset gwechall gant ar vartoloded eus morioù ar Reter pellañ...hag a veze implijet e giz kornboud evit gervel da leinañ pe da verennañ an dud a laboure e parkeier pell diouzh an ti. An anv brezhonek bet roet bremañ d'al loen, kornigell-vor eo, met ne c'heller ket lavarout ez eo bet anavezet gant ar bobl gwechall ha ne vefe ket souezhus kavout ur ger amprestet diwar ar galleg er stumm stroll «trouked» mamm d'an anv-gwan «troukedet» evit envel ul lec'h gant trouked o paotañ eno.

Kement-mañ n'eo nemet ur vartezeadenn...da studiañ !

 

Semblable problème surgit avec la pointe suivante dite «de Trouquetet». Il ne semble pas que Trouquetet soit un nom propre de personne ou de lieu. Que peut-il alors être ? Cette fois il est nécessaire, me semble-t-il, rechercher en français et ce que je trouve le plus probable tourne autour du mot «troche» ou alias «troque» qui désigne (ou désignait ?) également un mollusque monocoque semblable à la bernique mais plus gros et plus proche des coquilles énormes que les marins ramenaient autrefois des mers extrême-orientales...et que l'on utilisait comme cornes d'appel pour appeler à déjeuner les gens qui travaillaient dans des parcelles éloignées de la ferme. Le nom breton maintenant donné au mollusque est «kornigell-vor» soit «toupie de mer» mais on ne peut pas dire qu'il fut connu autrefois dans le peuple et il ne serait pas étonnant que le mot emprunté au français pour en faire un collectif «trouked» ait donné un adjectif à forme de participe passé «troukedet» pour signifier «riche en balanes» . Tout ceci n'étant qu'une hypothèse...à examiner ! Le nom correct alors serait «Pointe des Troques !»

 

Uheloc'h e kaver «Les Roches Brunes» e galleg pe «ar reier azdu» e brezhoneg ; n'ouzon ket avat tamm ebet hag-eñ ez int bet anvet e giz-se un deiz bennak ! a-dal emañ Roc'h David ha da c'houde e kaver ul lec'h anvet e galleg «Les Godelins», da dostaat a gav din ouzh anv ul lec'h all, kavet a-raok «Les Dodelins» hag am eus ezwerc'het a-ratozh-kaer rak ne wellan ket tamm ebet trema pelec'h teurel va selloù. Anvioù peuztost a orin germanek a gaver el lec'hanvadurezh met evit ar poent ne welan ket al liamm. Tud Binig ha Staol a c'hellfe marteze degas un tamm sklerijenn arguzet !

 

Plus loin on trouve «Les Roches Brunes» mais je ne sais absolument pas si le nom breton «Ar reier azdu» leur a jamais été donné un jour ! En face il y a le «Rocher David» et ensuite le lieu nommé «Les Godelins» à rapprocher de celui des «Dodelins» rencontré précédemment mais que volontairement je n'ai pas relevé car je ne vois pas du tout vers où tourner mon regard. Il y a certes des noms de lieux similaires d'origine germanique mais dans ce cas-ci on ne voit pas le lien ! Les gens de Binic et d'Etables pourraient peut-être apporter des éclaircissements argumentés.

 

Ne gavan ket roud eus un anv breton evit ar beg anvet e galleg «Pointe du Vau Burel» daoust ma c'heller soñjal ez eo «Burel» un anv-den, evel m'eo bremañ c'hoazh, tennet diouzh anv boutin ar gwiad tuzum livet gell teñval ma veze graet gantañ dilhad menec'h. Kement-mañ ne splanna ket talvoudegezh ar ger « Vau » peogwir ne c'hell ket talvezout da «Val» pe «Vallée» evel ma c'hellfed gortoz. Ne van, da vihanañ d'am sell betek-hen, nemet skrivet e vefe bet evel-hen en henc'halleg «Pointe du Fau Burel» gant «fau» ar ger gallek kozh (tennet eus ar galianeg evel ar brezhoneg «faou») evit envel ar wezenn stank e Breizh mat d'ober prenn ha dreist-holl koad arrebeuri. War ar maez e Bro-C'hall e vez kavet c'hoazh, er Menezioù Kreisdouarel dreist-holl, ar ger «fau» evit envel ar wezenn ; bez ez eus zoken en tu-all da gêr REIMS en ur forest bras ul lec'h anvet «les Faux de Verzy» hag a vez diskouezet da dest war ur c'hleñved skoanaüs ha disneuzius anavezet fall hag a sko ar gwez fav.

 

Je ne trouve pas de nom breton pour la pointe dite du «Vau Burel» mais on peut penser que «Burel» est, comme c'est d'aileurs encore le cas maintenant, un nom de personne tiré de l'appelation courante du tissu grossier coloré en brun sombre dont on faisait les habits de moines ! Tout ceci n'éclaire cependant pas le sens du mot «Vau» puisqu'on ne peut pas ici lui donner le sens de «Val» ou «Vallée» comme on pourrait s'y attendre en général. Ne reste, tout au moins à mes yeux pour l'heure, que la solution que ce serait écrit en français tombé en désuétude «Pointe du Fau de Burel» dans lequel «fau», dérivé du gaulois tout comme «fav» en breton était le nom générique du «hêtre» , cet arbre courant en Bretagne et excellent pour la menuiserie et surtout celle des meubles. Dans les campagnes en France, on rencontre encore, dans le Massif Central surtout, le mot «fau» pour désigner l'arbre et il y a même au-delà de Reims dans une grande forêt un endroit nommé «les Faux de Verzy» situé en plein dans le champ de bataille de la première guerre mondiale au-delà de Reims que l'on montre à titre d'exemple sur une maladie dégénérative et déformante des hêtres.

 

Al lec'h da c'houde a vez skrivet «Le petit Carihuel».

Peadra ez ez eus da brederiañ ! A benn-fin em eus graet va choaz ha dilennet an dibab-mañ !

«Car» a zo kazi sur evit «kêr» ha d'am soñj «ihuel» a c'hwezh warnañ un avel c'houzi...un avel wenedat, pezh a c'hoarvez aliesik e Bro-Ouelou ! Ihuel a zo un anv-den kozh-tre anavezet abaoe ouzhpenn mil bloaz, skrivet ma oa da gentañ «Iudahel» er navet kantved. Dont a ra diwar "iud"=noble, gentil...dre ar gwad) mui «hael= nobl er ster speredel».

Mar deo reizh pezh a soñjan, ar skritur reizh a vefe "Kêr Ihuel Vihan".

 

Le lieu-dit suivant s'écrit "Le Petit Carihuel". Il y a matière à réflexion ! Finalement, j'ai fait le choix suivant !

«Car» est d'évidence pour «Kêr» et à mon avis «ihuel» sent fortement le Vannetais comme il arrive assez couramment en pays de Goëlo ! Ihuel est un très vieux nom de personne connu depuis plus de mille ans, étant écrit au départ «Iudahel» au neuvième siècle. Il vient de "iud =noble, gentilhomme...par la naissance"  plus «hael=noble par l'esprit ».

Si ceci, tel que je le pense, est exact, l'écriture correcte serait «Le petit Kêr Ihuel».

 

Nepell emañ «Le Port-ès-Leu» e galleg. Ret eo distreiñ bremañ dirak an Istor. Ha ne gavan netra na gwelloc'h na berroc'h eget reiñ amañ ur berradur eus ur pennad-skrid gant Bernez Tangi en e "Dictionnaire des Communes des Côtes d'Armor ".

Iliz Parrez Sant Ke a oa bet roet e kreiz an 11vet kantved da Abati Sant Magloar eus Leun gant Arc'heskop Dol ha gouestlet neuze d'ur Sant anvet Skofili ( ?). Den ne oar perak, met adalek 1.163, Sant Skofili a voe erlec'hiet gant Sant Ke, lezanvet «Coledoc» da lavarout «mui karet». Diwezhatoc'h, e 1.278 ar beskont Henri d'Avaugour, dre akta ofisiel, a eilroe d'ar venec'h, gant Enez ar Gontez, diseurt madoù, en o zouez ur gored...hag ur porzh-mor anvet...Portus Orieut( ?) . Evit gwir dont a rae an anv-se eus ur ger germanek «Orieldis» hag a oa lesanv gwreg alaman ar beskont. Aze eo emañ orin ha ster an anv a-vremañ «Portrieux» e galleg, ket miret gant ar brezhoneg, pa lavaromp «Porzh Leun» gant Leun, anv ar barrez tost ouzh kêr Dinan, anvet «Lehon» e galleg.

 

Non loin il y a la bourgade nommée «Le Port es-Leu» dont le nom sonne étrangement. Il nous faut en référer à l'histoire et je ne trouve rien de mieux que de résumer ce qu'en dit Bernard Tanguy dans son «Dictionnaire des Communes des Côtes d'Armor».

L'église paroissiale de Saint -Quay fut donnée au milieu du 11ème siècle à l'Abbaye Saint - Magloire de Léhon par l'Archevêque de Dol pour être consacrée alors à un Saint, nommé Scofil (ou Scofili). Personne ne sait pourquoi, mais à partir de 1163, Saint Scofil fut remplacé par Saint Quay, surnommé alors «Coledoc», c'est-à-dire «le très aimé». Plus tard, en 1278, le vicomte Henri d'Avaugour, par acte officiel, restituait aux moines, en même temps que l'Ile de la Comtesse, divers biens, avec entr'autres une pêcherie .... Et un port de mer nommé Portus Orient ( ?).

A la vérité, ce nom venait d'un mot allemand «Orieldis» qui était le surnom de l'épouse allemande du Vicomte. C'est là, l'origine du nom Portrieux en français, alors que nous avons en breton conservé le nom de «Leun» qui est le nom breton de la commune de «Lehon».

 

 

Photo n°19 : Vue sur la Baie et le Port de St.QUAY- PORTRIEUX- vue du panoramique de Notre Dame de l'Espérance (sur la D.786) - (lumix :382)

Skeudenn n°19 : Gwelva war Bae ha Porzh St. KE-PORZH-LEUN- gwelva eus Itron Varia an Esperañs -(war D.786)

 


En donvor a-dal da Sant Ke ez eus un torkad reier dezho anvioù gallek alies. Eus ar c'horn Reter d'ar c'horn Kornog hag eus ar C'hreisteiz d'an Hanternoz e kaver :

• An dourell hir hag an dourell ront a-us karreg ar Roseler.

• Ur strollad reier a-hed ul linenn Mervent/Biz eus "Houesse", dezhi ur ster kuzh d'am sell, dre an "Ezen" betek "Klotenn an Diavaezioù"

• Ur strollad all anvet "Reier Sant Ke" dezho anvioù gallek pe vrezhonek mesk ha mesk gant a-hed ul linenn Gevred/Gwalarn:

1. Merdouze (Bern Kaoc'h?)

2. Le Gros Sable (An traezh gros pe grozol?)

3. Créhan (e-lec'h Krec'henn ?)

4. Tourelle Herflux (Tourell Herrlañv ?)

5. Les Cognées (Ar Bouc'hili ?)

6. Gernio ; sur-mat e plas « Kernioù » evit envel ar reier uhelañ

7. Chef d'Ane treuzskrivet sur-mat diwar « Penn Azen »

8. La Blanche (Roc'h Wenn ?)

9. Les Poulins (An Ebeulien...reoliek e-kichen ur Penn Azen !?!)

10. Roche Périn (anvet evelse diwar anv un den...bet beuzet eno emichañs !)

11. Guildacre. Ar ger-mañ a sav ur gudenn. Diaes eo kavout evitan ur wrizienn c'hallek. A orin brezhonek eo kazi sur ha ret e vefe d'am meno skrivañ "Gweltreg" met daou ster a c'hellfe bezañ degemeret, en ur eñvoriñ e c'hell kaout pe ur wrizienn wenedat pe unan dregeriat. Don't a rafe, forzh penaos, eus ar bennwrizienn "gweltre". Mar deo gwenedat, gweltre a dalv da envel ur seurt chevrez...pe ar seurt krank anvet ivez rederez. Mar deo kentoc'h tregeriat e c'hellfe envel ar seurt bezhin anvet ivez «bodre». An anv reizh a vefe neuze «Gweltreeg» evit ur roc'h fonnus ar «gweltr» warni.

12. Le Secret. «Ar Sekred ?» Bez e c'hellfe ar ger envel ur c'huzh pe zamguzh ? pe bez e vefe ar ster «hanter c'holoet gant ar mor» hep mui ?

13. Guingalmé ? Bez e vefe «Gwenn Galmenn» ? E brezhoneg ar mor, e vez anvet «kalmenn» ul ledennad vor plaen-sioul dre natur ha pa vez astennet gwenn e c'hellfed lavarout e galleg «calme extra-plat !»

14. Grémineu. Sur-mat da lenn «Griminoù». E Bro-Dreger «grimoù, argrimoù, griminoù... » a zo gerioù implijet gant ur ster tost ouzh ardoù gant ouzhpenn ul lipadenn fent. Ar reier-mañ n'int ket sellet arvarus, diwar seblant.

15. Ile Harbour. Pa seller pizh ouzh ar gartenn e weler ez eo stag an torkad reier-mañ ouzh «Ar Sekred» e seurt ma c'heller c'honvat tremen war droad war ar sec'h eus an unan d'egile! E brezhoneg avat e vez anvet ivez "karrbont" pezh a vez anvet e galleg "cordon littoral" . Hemañ eo d'am meno ar ster reizh da vezañ miret. An anv reizh a vefe neuze "Enezig ar c'harrbont"

 

En pleine mer en face de Saint-Quay il y a un groupe de roches qui ont souvent des noms français. De l'Est à l'Ouest et du sud au nord on trouve :

• La Tourelle longue et la Tourelle ronde au-dessus de la roche de la Roselière.

• Une série de roches le long d'une ligne Sud-Ouest/Nord-Est de Houesse, dont le sens reste pour moi caché, jusqu'aux roches : les Anes et le Plateau des Hors.

Un autre groupe nommé «Roches de Saint-Quay» qui ont des noms français ou bretons pêle-mêle avec, en suivant un axe Sud-Est /  Nord-Ouest  :

1. Merdouze ???

2. Le Gros Sable (La Gravière ?)

3. Créhan sans doute pour krec'henn = hauteur

4. Tourelle Herflux (Tourelle du fort courant ?)

5. Les Cognées.

6. Gernio ; sans doute pour Kernioù (=les cornes) désignant les rochers les plus hauts.

7. Chef d'Ane, ou Tête d'âne.

8. La Blanche.

9. Les Poulins (sûrement pour poulains)

10. Roche Périn : probablement du nom d'un homme péri en mer à cet endroit. Guildacre. Ce nom pose problème. Il est difficile d'y voir une racine française. Il est de façon quasi certaine de source bretonne et je pense qu'il faudrait l'écrire «Gweltreg» en admettant qu'il peut avoir deux sens différents, selon que la source est vannetaise ou trégoroise. Dans le premier cas «gweltre» veut plutôt désigner une espèce de crevettes...sinon «étrille» et dans le second il pourrait aussi désigner (en parallèle avec «bodre») les algues dites «laminaires». De toute manière la terminaison -eg veut dire : riche en...équivalente à -aie (comme dans hêtraie) en français. L'orthographe correcte bretonne serait donc comme indiqué ci-dessus.

11. Le Secret. Désignerait peut-être quelque roche plus ou moins cachée...secrète ?...ou tout simplement en partie immergée.

12. Guengalmé ! Ne serait-ce pas «Gwenn Galmenn» en breton?. Le mot Kalmenn pouvant vouloir dire «mer étale ou mer d'huile» en langage maritime et l'adjectif «gwenn=blanc» remplaçant en breton l'adjectif français «étale». Alors l'endroit désignerait une zone (il en existe) où la mer se calme nettement par rapport au voisinage. (Phénomène dû à la structure du fond sous-jacent)

13. Grémineu. Probablement à lire en breton «Griminoù» . En Trégor, on dit indifféremment «grimoù, argrimoù, griminoù...» dans le sens de manières teintées d'un peu de minauderie. Ici, cela désignerait peut-être des roches finalement peu dangereuses ?!?

14. Ile Harbour. Quand on regarde bien la carte, on voit que ces roches sont rattachées à celle du «Secret» en sorte que l'on peut sûrement passer à pied de l'un à l'autre à marée basse. De plus, en breton, on appelle couramment «karrbont» ce que le Français nomme «cordon littoral». Ceci est à mon avis le sens à conserver et le nom correct en breton serait «Enezig ar C'harrbont» c'est-à-dire quelque chose comme «Ilot du gué ?»


En tu-hont da borzh Sant Ke emañ «Enez ar Gontez» a zo bet dibunet warni endeo, ha pelloc'h : Beg an Arouezva pe gentoc'h «Beg Sant Ke», neuze Traezhenn an Isnein dirak ar Feunteunig ha Beg an Isnein. Douarenn Sant Ke a zo rouestlek-tre gant krec'hennoù ha diribinoù a bep tu. Se a ziskouez perak ul lec'h a c'hell bezañ anvet isnein e-keñver bleinoù all uheloc'h pe izeloc'h.


Au-delà du port de Saint-Quay se trouve «l'île de la Comtesse» dont il a déjà été question ci-dessus, et plus haut la Pointe du Sémaphore ou plutôt traditionnellement la Pointe de Saint -Quay, puis la plage de l'Isnain devant Fonteny. Le sol de Saint -Quay est très tourmenté avec des côtes et des descentes raides de tous côtés, ce qui explique que l'on puisse appeler un endroit «isnein» c'est-à-dire «sommet du bas» par rapport à d'autres, plus ou moins hauts.


En donvor dirak Beg an Isnein emañ an dachenn anvet «ar Veskleg Veur Sant Kay» gant en he c'hreiz un dourell (dizanv ?) war ur roc'h. Dirak traezhenn Feunteunig ez eus un dourell war ur roc'h anvet «La Hergue». Lec'hiet evel m'emañ, e c'heller kompren e vez garv al lanv da geñver ar reverzhioù meur, peadra da envel ar roc'h «herrek» N'eo nemet ur vartezeadenn !


En pleine mer devant la pointe de l'Isnain se trouve la zone appelée «Grandes moulières de Saint-Quay» avec au milieu une tourelle (sans nom ?)sur une roche et devant la plage de Fonteny il y a une tourelle sur un rocher appelé «La Hergue». Placée telle qu'elle est, on peut comprendre que la marée soit vive à l'époque des vives eaux, ce qui justifierait l'appellation de «herrek=rapide». Ce n'est cependant qu'une hypothèse !

 

Pelloc'h, ez eus, buket sonn davit an Hanternoz, Beg ar Vir, reizh anvet enta ! E-kreiz al ledenez ar vourc'h a vez anvet «Le Port Goret» e galleg... da dreiñ «Porzh ar Gored» e brezhoneg...met siwazh...ankounac'haet eo bremañ gant kazi an holl ster ar ger «gored» e brezhoneg...da lavarout «pêcherie», pezh a empleg ez eo bet kenaozet gwechall an ouf ouzh tu Kornog Beg ar Vir evit talvezout da c'hored...dindan beli ur manati pe un noblañs bennak !

 

Photo n°20 : la petite Plage de St.Quay Portrieux - ses hotels - (lumix :385)

Skeudenn n°20 : Traezhennig Sant Ke - Porzh Leun - ar letier -

 


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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 16:56

TOPONYMIE

Première partie : de l'Argenon à Saint Brieuc !

 

Il n'y a pas le long de ces côtes-là beaucoup de noms de lieux basés sur le breton. Les voici !

 

 

Lancieux est la première commune sur la côte entre la rivière Frémur et la ville de Saint Jacut de la Mer. Son nom vient du nom du Saint Celte Seoc devenu en français Saint Cieux( ?) au XVIIème siècle.

La commune de Ploubalay tient son nom de celui d'un autre saint breton local, Saint Bac'hla, ; de même pour Lanvalay non loin !

Beauvais au bord de la mer n'est pas un nom celtique et ce n'est qu'un hameau de la commune de Trégon-Giclais. Trégon doit être en vieux breton décomposé en : treb+con, avec «treb» désignant un lieu habité (hameau ou village par exemple) plus «con ou gon» qui vient du vieux gaulois «knukko» (qui est la matrice du flamand knokke et de l'anglais ancien knox, que l'on trouve encore dans des noms de lieux anglais...ou américains comme Fort-Knox. Je ne vois pas le lien entre Poudour breton et Giclais français pour le deuxième terme du nom ! En breton Poudour peut être potier ou pot à eau ?!?

Photo n°5 :Crique et Jetée sous la Pointe du MOULINET à DINARD - au large l'Ile CEZEMBRE .

Skeudell n°5 : Ouf ha Chaoser-mein dindan Beg ar Gwindask e DINARZH - (lumix:319).


La ville de Saint-Jacut n'est pas sur une île mais à mi-chemin d'une péninsule avec au bout la Pointe du Chevet, traduite en breton par littéralement : Pointe de la Veillée (mortuaire), soit en fait le même nom que l'on retrouvera auprès de Paimpol à la Pointe de l'Arcouest.

 

Ensuite à l'Ouest on trouve une autre baie, privée de nom officiel pour l'heure semble-t-il et que l'on pourrait nommer la "Baie du Guildo" puisqu'il y a au fond de la baie à la fois la Chapelle de Notre Dame du Guildo...et les «Pierres Sonnantes». Le long de la route vers la Pointe de Saint Cast on passe à Saint Jaguel, Sainte Brigitte, les Quatre Vaux, la Pointe de Bay, Pen Guen( ?) et la Pointe de la Garde avant de tomber sur une autre baie, assez large mais peu profonde, dite Baie de la Frênaie avec au fond la petite cité de Pléboulle.

 

La presqu'île qui suit est la limite orientale de la Baie de Saint-Brieuc ; c'est la Pointe du Cap Fréhel, qui porte un important poste de garde pour surveiller et assurer le trafic maritime en Manche !

 

Orin ha ster ar ger «Frehel» n'eo ket aes da zibunañ. Ne gav din e vefe bet kalz enklask war ar poent, pe neuze n'int ket bet embannet ledan na deuet betek ennon. An aesañ a vefe e gejañ gant freilh mar barner en deus dre vras ar c'hab neuz gwalenn ur freilh. Ur venegenn all a vefe treiñ ouzh ar wrizienn

«freg» er ster terriñ, freuzañ, drailhañ...frailhañ...evit eztaoliñ natur c'harv al lec'h digor war ar mor bras hag holl ar gwalldaolioù a c'heller doujañ pa vez garv an amzer. N'eo evit va c'helo nemet ur vartezeadenn...pe ur bedadenn da doullañ war ar gudenn !


Photo n°6 : Pointe de la MALOUINE à DINARD - Superbes Villas classées - (vue de la plage de l'Ecluse) (lumix :323).

Skeudelnn n°6 : Beg ar VALOUADEZ e DINARZH - Pompus hañvdier rummataet - ( tennet diouzh traezhenn ar skluz).

 


Photo n°7 : Petit Port de St.BRIAC - crique et plage du Port Hué - (lumix :331).

Skeudenn n°7 : Sant BRIAG : ar Porzh Bihan , an ouf hag an draezhenn eus Porzh Hué.


Photo n°8 : Vue sur le Bout de la Pointe du CHEVET de St.BRIAC - au centre l'ile Ebihens (reserve naturelle) - au loin la Pointe de St.CAST - (lumix : 333).

Skeudenn n°8 : Gwel war benn Beg an Arkuz - Er c'hreiz Enez Ebihens ( naturel gwarezva) - Er foñs Enez Ebihens -

 

0rin an anv « Frehel » n'eo ket aes da sklaerat. Ne seblant ket e vefe bet kalz furcherezh war an divoud pe neuze n'eo ket bet embannet ledan ha n'eo ket bet deuet betek ennon. An aesañ a vefe e generiañ gant ar brezhoneg "freilh" (fléau e galleg) mar merker en deus ar c'hab neuz gwalenn ur freilh. Ur c'heal all a vefe treiñ ouzh ar penngef "freg" en e ster : terriñ, brejañ, drailhañ ... faoutañ... evit deskrivañ gouezeri al lec'h, digor ledan war ar c'heinvor hag holl ar gwalldaolioù a c'heller fromañ dirazo pa vez garv an amzer.

Kement- mafi n'eo em sell nemet atiz pe ... atizadenn da doullañ donoc'h war ar poent !

An tour-tan bet savet war veg ar c'hap Frehel eo unan eus an uhelañ savet e Breizh war aodoù an hanternoz. Troad an tour a zo lec'hiet 72 metrad a-us mann ar gartenn hag e veg a zo 33 metrad a-us an douar.

A gozh-tre ez eus bet eno arouezioù tan e gounit an dud vor. Dismantroù un tour kozh ront savet e 1.702 a c'heller gwelout c'hoazh bremañ war an dachenn.An hini karrez bremañ en arver a zo bet savet adalek derou ar bloavezh 1.774 diwar ali roet gant Vauban e kichen an hini rond kosoc'h.

E 1.875 kenreizhadur sklerijenniñ an tour a voe renevezet dre lakaat en arver araezioù sklerijenniñ gwellaet dre eoul loskerioù.

 

Tarzhet er van e voe an tour gant an Alamaned e 1.944, ha ret e voe gortoz betek an deiz kentañ a viz Gouere 1.950 kent adlakaat en arver an tour gant neuze en-dro dezhañ savadurioù a-blaen evit reiñ lojeiz da wazourien an tour hag o familhoù.


Photo n°9 : Pont sur l'Estuaire du FREMUR à la sortie de St.BRIAC, en direction de LANCIEUX -Plage de Lancieux sous le PONT - (lumix : 336)

Skeudenn n°9 : Pont ermaeziañ eus Sant BRIAG war hent Lanseeg - Traezhenn Lanseeg a-drek ar Pont.


L'origine du mot «Fréhel» n'est pas facile à clarifier. Il ne me semble pas qu'il y ait eu beaucoup de recherches sur le sujet ou alors elles n'ont pas fait l'objet de large publication et ne sont pas parvenues à ma connaissance. Le plus facile serait de faire le rapprochement avec le breton «freilh=fléau» si l'on considère que le cap a la forme du battant d'un fléau. Une autre idée serait de se tourner vers le radical «freg» qui a le sens de casser, briser , déchirer...fendre...en voulant traduire la nature sauvage de l'endroit, ouvert sur le large et tous les mauvais coups que l'on peut redouter quand le temps est «sauvage». Ceci n'est pour ce qui me concerne que suggestion...ou invitation à creuser le problème !

 

Le phare élevé sur la pointe du cap Fréhel est l'un des plus hauts situés sur les côtes au nord de la Bretagne. La base de la tour est à 72 m au-dessus du niveau zéro et sa pointe culmine à 33 m du sol.

De très longue date il y eut là des phares pour le bien des gens de mer. Les vestiges d'un ancien phare rond construit en 1.702 sont encore visibles sur le site. Le phare carré actuel a été élevé à partir du début de 1.774 sur les conseils de Vauban tout près de l'ancien de forme ronde.


Photo n°10 : Phare carré du Cap Fréhel du 19°siècle & sa tour ronde à gauche de 1702- (lumix : 339).

Skeudenn n°10 : Tour- tan ar C'hab FREHEL eus ar 19vet kantved hag e dour ront en tu kleiz eus 1702.


En 1875, la modernisation de l'appareillage d'éclairage fut faite par l'adoption du système à combustion d'huile.

Le phare fut dynamité par les Allemands en 1944 et il fallut attendre les premiers jours de Juillet 1950 pour remettre en service le phare alors complété par l'adjonction de locaux de plain-pied pour le logement des employés et de leurs familles.

 

An tour-an a zo lec'hiet war derouer ar gunum gozh anvet Plevenon tennet diwar anv ur sant manac'h lec'hel Sant Menoen. Kent ma voe savet an tour-tan ne oa aze nemet ur barrez vihan ha paour, enni koulz lavaret nemet lanneier daoust ma'z co bet annezet a bell-pell amzer evel ma ro testeni dilerc'hioù roman a-hed an aod ha zoken un hent-korriganed eus nevez-amzer ar maen ha oadvezh an arem.

Betek ar bloavezn 1972 ne oa aze kumum ebet anvet Frehel. Er bloaz-se e voe unanet div gumun Pleherel ha Plevenon ha...setu ganet ur bugel siamek badezet diwar anv diwar ur golladenn eus an eil hini.

 

Le phare est situé sur le territoire d'une vieille commune Plévenon,qui tient son nom de celui d'un saint moine local nommé Saint Menoen.Avant la construction du phare il n'y avait là qu'une pauvre petite localité de landes bien qu'elle ait connu un habitat de longue date comme en témoignent les vestiges romains et même un chemin empierré de l'âge de la pierre encore en service à l'âge de bronze.


Jusqu'à l'année 1972, il n'y avait pas là de commune au nom de Fréhel.Il n'y avait qu'un petit hameau. Mais cette année là les deux communes de Plévenon et Pléherel fusionnèrent... donnant naissance à une descendance siamoise qui prit le nom d'une fraction de la seconde moitié d'être.


Photo n°11 : Détail du PHARE du CAP FREHEL - (photo prise derrière le phare, côté mer ) (lumix :347).

En haut :Carte de la cote de la Pointe du Cap Fréhel /Baie de St.Brieuc à St.Quay Portrieux- (lumix :531).


A orin galian kozh-tre eo anv Erge (Erge-Arvor evel Erge Vihan pe Erge Vras e Penn ar Bed). Deveret eo diwar ar galianeg "caïo" dezhañ ar ster kentañ garzh (c'honvad savadenn douar gant brousgwez bennak) ha da c'houde dre ster astenn gant an amzer:tachenn gloz, ha neuze tamm ha tamm kamp-lec'h mui pe vui mogeriet ha kreñvlec'h a-benn-fin. Gant ar rakger "ar-" evit dirak ar ster a zeu da vezañ, kreñvlec'h diaraok. E kornadoù'zo eus Bro-Dreger e vez graet c'hoazh gant "argeenn" evit envel ur c'harzh plantet dirak unan all. Erge-Arvor a dalv kement ha gedlec'h-kreñvlec'h aodel.


Photo n°12 : Vue sur la Pleine Mer - AMER de la Pointe du Cap FREHEL-(photo prise derrière le phare) (lumix 346).

Skeudenn n°12 : Braswel war an donvor gant merk-aod ar C'hab Frehel (skeudenn tennet eus a-drek an tour).


Erquy est d'origine gauloise très ancienne, tout comme dans le Finistère Ergé-Armel ou Ergé-Gabéric. Il dérive du vieux gaulois «caïo» dont le sens initial était «haie» ou sans doute : levée de terre plantée d'arbustes quelconques. Par la suite le sens s'est étendue à : enclos, puis peu à peu campement plus ou moins fortifié et enfin fortin ou fort. Avec la préposition «ar=devant» le sens est devenu : fortification de l'avant. Dans certains coins du Trégor on utilise encore le terme «argeenn» pour appeler une haie (plus petite) placée devant une autre. Erquy veut donc dire « poste fortifié d'observation et de défense côtière»


Photo n°13 : Grande Plage des SABLES D'OR LES PINS - (lumix 350).

Skeudenn n°13 : Traezhenn Veur PLENEG - NANTRAEZH.


Pleneg-Nantraezh a denn hec'h anv diwar hini un diagon anvet « Henoc'h » tebet bezañ kenderv da Sant Samsun war-dro an XIIvet kantved.Berr eo an titpuroù warno. Nantraezh a zo bet astennet nevez'zo evit treiñ a-bezh an anv gallek.

 

Pléneuf-Val André tient so nom d'un diacre nommé "Hénoch" qui passe pour être un cousin de Saint Samson autour du XIIème siècle. Succinctes sont les données à leur sujet. Val André est un rajout récent au nom de Pléneuf.

 

Daoued a vefe d'am meno da vezañ lennet «Daoured» o tennañ anvadur dre ma'z eo bet savet e kember daou red-dour , ar Flora diouzh un tu hag ur sterig, dizanv war a sebblant, diouzh an tu all ; genou hemañ a zo lec'hiet e plas porzh ar gouelerioù bremañ. Da vezañ kadarnaet !?!

 

Dahouet me semble dériver d'un mot breton qui veut dire «deux cours d'eau» car le lieu se trouve au confluent de deux petits cours d'eau, la «Flora» d'une part et un autre ruisseau apparemment sans nom dont l'embouchure rejoint celle du précédent à l'endroit aujourd'hui occupé par le port des voiliers. A confirmer !?!

 

Ne bouezin ket war anv kêr "Hilion", rak n'ez eus ket kenemglev war orin ha ster an añv. Darn (nebeut da wir) a soñj e vefe da glask war bouez ur wrizienn "hil" evit degounañ an naoudur a strujusted (ha gwir eo herie c'hoazh ez eo strujus-tre an douaroù en-dro da Hilion) ha darn all a glaskfe diwar anv un den pe en-dro d'ur gounaenn o tennañ d'an emgann meur e-kichen kêr "Troia" e Bro-C'hres (bremañ kêr Hissarlik hogen anvet kenkoulz all Ilion er yezh c'hresim gozh). Emañ sur-mat ar gwir gant an eil displegadenn...ne van nemet ar reizhadur.

 

Je n'insisterai pas sur le nom de la ville de «Hillion» car il n'y a pas consensus sur l'origine et le sens du nom. D'aucuns (peu en vérité) pensent qu'il faudrait chercher sur base d'une racine "hil=semence", rappelant la notion de fertilité... (tant il est vrai que les terres autour de Hillion sont encore très fertiles) alors que d'autres chercheraient à partir d'un nom de personne ou d'une réminiscence à propos de la grande bataille près de la vieille ville de Troie en Grèce (appelée maintenant Hissarlik, mais Ilion aussi bien que Troïa en grec ancien).Le vrai réside surement dans cette deuxième explication mais... il ne manque que la démonstration.

 


Photo n°14 : La Plage de CAROUAL à ERQUY - au loin le CAP D'ERQUY - (lumix348).

Skeudenn n°14 : Traezhenn KAROUAL / ERGE . Er pellder : KAB ERGE.


N'eo ket sklaer ster al lec'h anvet Ilfinieg war ar gartenn vrezhonek. Diouzh an tu all diaes e vefe tamall n'ez eus abeg ebet da dostaat an anv ouzh hini al lec'h nepell war an tu Biz anvet "Ivignac" e galleg hag "Ivinieg" e brezhoneg. Diaes ivez nac'hañ un dalvoudegezh diazezet war anv kelt ar wezenn anvet e latin "Taxus" hag a zo bet a-gozh un argel brudet a galeter, a badelezh, a zalc'husted...betek dont da arouez e toull-dor ar beredoù...Brud a zo o defe implijet ar Romaned gwez ivin evit balizennañ ha mentañ o heñchoù meur.

 

Le sens de ce nom de lieu baptisé Yffiniac n'est pas clair. Mais d'un autre côté, il est difficile de ne pas rapprocher le nom d'un autre proche à l'Est nommé Ivignac en français. Difficile aussi de nier un sens lié au mot celtique qui désigne l'arbre appelé «Taxus» en nomenclature latine, c'est-à-dire «l'if» qui a été de longue date réputé comme symbole de dureté, de pérennité, de résistance...jusqu'à devenir un symbole à l'entrée des cimetières...Il a été dit que les Romains utilisaient l'if pour baliser et mesurer leurs grandes routes.

 

Langaeg ha Tregaeg a denn o anvioù eus ur sant lec'hel Caeoc pe Ceoc (anavezet da c'houde dindan an anv Sant Ke).

 

Langueux et Trégueux tirent leurs noms d'un saint local Caeoc ou Czoc (connu ensuite sous le vocable de Saint Quay).

 

Ginglin a vefe marteze da lenn «gin+glenn» er ster «Douar war an tu gin» hogen «tu gin e keñver petra ?»

 

Pour "Ginglin" il faudrait peut-être lire en breton (plus ou moins ancien) «gin+glenn» soit «envers+terre» soit une terre par opposition à une autre...mais la question est : laquelle ?

 

Saozon, e brezhoneg a zo sklaer, oc'h ober meneg eus perzh bras kemeret gant ar veleien (eus Bro-Gembre dreist-holl) deuet da avielañ ar vro adalek ar 5vet/6vet kantved.

E penn an entrevidi-se e oa an den anavezet bremañ dindan an anv Sant Brieg. Anvet e oa d'ar mare «Brigomaglos» diwar «Brigo=nerzh, talvoud..» mui «maglos=bras, meur...» kar ha kevatal d'al latin «magnus». Emdroet da «Brimael» da gentañ ha da «Brimaeloc» gant an dibenn -oc bihanaat pe disteraat ec'h eo aet da v «Brieg» a-vremañ.

 

Cesson, dans sa forme bretonne est clair et veut dire simplement «Anglais» au pluriel. Le nom rappelle la part importante prise par les prêtres (gallois essentiellement) dans l'évangélisation du pays à partir du 5ème/6ème siècle.

 

A la tête de ces colons il y avait l'homme connu aujourd'hui sous le nom de Saint Brieuc. Il s'appelait à l'époque «Brigomaglos» se composant de «Brigo=force, valeurosité... plus «maglos=grand, important..» ce dernier étant très proche du latin «magnus». Evoluant en «Brimael» d'abord puis «Brimaeloc» avec la désinence -oc diminutive ou péjorative, le nom est devenu notre Brieuc moderne (à une époque il fut écrit Brieux).

 

Eil loden : Eus Sant Brieg da Enez Vriad.

 

Sant Brieg a so bet savet war un dosenn (war-dro 80 metrad a-us live ar mor) war ribl zehou ur sterig anvet Goued. Perag an anv-se? Ne seblant ket e vefe aes degas ur respont poellek! E dielloù kozh e vez meneget ar sterig dindan an anv latin "Flumen Sanguis" pe "Ster gwad" ha skrivet "Gouet" en henvrezhoneg (gwad e brezhoneg a-vremañ). N'ez eus avat diskleriadenn ebet evit reiñ da c'houzout ar perag

 

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 12:30
PLOUEZEC
LA FOIRE A LA FERRAILLE ET AU JAMBON
Dimanche 19 juillet 2009

La traditionnelle Foire à la Ferraille a eu lieu comme chaque année le 3ème dimanche de juillet rassemblant environ 250 exposants dans les principales rues de Plouézec.


  

Les chineurs ont de quoi s'occuper pour la journée !!
 
Un peu plus haut, sur la place de l' Eglise, on se restaure dans l'odeur magique de la fumée des saucisses - merguez et du cochin grillé.

Le spectacle, lui, en est à la phase de la répétition.

Plus bas, rue du Docteur Laurent, des stands de toutes sortes!



Pendant ce temps, La Fanfar Aux Pruneaux prend quelques instants de repos pour se restaurer et se désaltérer pendant que les répétitions se terminent et que l'orchestre attaque.




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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 11:30

Bretagne Nord

Toponymie


Préambule

_____________________________

 

Lorsque vous vous déplacez en Bretagne Nord, vous vous posez des questions sur les origines de certains noms de lieux. Nous allons petit à petit mettre à votre disposition le travail remarquable réalisé en 2 ans environ par un érudit local, passionné par ce sujet et parlant couramment un breton de haut niveau... mais aussi le Français, l'Anglais et l'Allemand.

 


 

Son travail permet de voyager d'Est en Ouest depuis l'estuaire de la Rance, à celui du Douron, soit sur les côtes des pays dits de Penthièvre, de Saint-Brieuc, du Goëlo, et du Trégor


Voici les coordonnées de l'auteur de ce travail


Yann Jord Konan - 26 Av. de Guerland - 22.500 Paimpol.

e.mail : yvonneconan@wanadoo.fr

STER AN ANVIOU-LEC'H AODEL E DEPARTATMANT 22

 _______________________________


Signification des noms de lieux sur les côtes du département 22


RAKVARN


Alies e weler tud, touristed sur-mat, hogen Bretoned ivez daoust ha barrek e vefent war ar Brezhoneg, itriket gant ster an anvioù-lec'h breton ha c'hoant ganto gouzout ar perak hag ar penaos. An anvioù-lec'h, an darn-vuiañ anezho peurgetket, a zo kozh-tre met kement-mañ a zo gwir ivez evit ar galleg, hag ul lodenn vras eus ar gerioù a gaver en anvioù-lec'h brezhonek a zo aet da goll er yezh voutin... met gwir eo ivez alies e galleg.


Préambule


Souvent on rencontre des gens, des touristes assurément mais aussi des Bretons ,même s'ils ont une bonne connaissance de leur langue, que le sens des toponymes bretons intrigue et qui voudraient savoir le pourquoi et le comment. Les toponymes, tout au moins la plupart d'entr'eux, sont très anciens et ceci est également vrai pour le français, si bien qu'un bon pourcentage des mots utilisés dans les toponymes bretons sont perdus pour la langue courante...tout comme celui de la plupart des noms en français.



Amgant ar studi-mañ en em led eus aber ar ster Renz betek aber ar ster Douron, da lavarout war aodoù ar vroioù Penteür, Gouelou ha Treger eus ar penn Biz betek ar penn Kornog. Al lec'hoù a vezo studiet er renk-se eus ar Reter d'ar C'hornog.


Ha da gentañ, sellomp ouzh ster an anvioù bet roet d'an endro hollek a-raok ar re roet d'al lec'hioù, da lavarout eus ar Retre d'ar C'hornog: Bro-Penteur, Bro-Sant Brieg, Bro-Ouelou ha Bro-Dreger.


Le sujet de cette étude s'étend de l'estuaire de la Rance à celui du Douron, soit sur les côtes des pays dits de Penthièvre, de Saint-Brieuc, du Goëlo et du Trégor en allant de l'Est à l'Ouest. Les lieux seront examinés dans cet ordre en allant d'Est en Ouest.


Et pour commencer voyons le sens des des noms donnés à l'environnement global avant ceux donnés aux pays de l'Est à l'Ouest : Penthièvre, pays de Saint-Brieuc, pays de Goelo et Trégor.


Breizh gant An Arvor hag an Argoad.


Ster an anv "Breizh" n'eo ket sklaer dreistdael. Don't a ra diwar an anv roet gant henbobloù, gresianed ha romaned, d'ar bobloù annezet e Breizh-Veur, hep na vefe tu da c'houzout direndael-krenn e dalvoudegezh wirion. Ar memes ger "Brittones" a voe implijet er Vet kantved gant Sidonius Appollinaris evit envel ar pobloù annezet dija e Breizh.

Anv an Arvor a zeu diwar anvadur galianek an takad douar war vord ar mor : are morica, gant are o vezañ mammenn hon araogenn vremanel "war" gant ar ster "dirak, a-dal...". An arvor a zo enta anv pezh a vez anvet e galleg "littoral". En alamaneg e kaver un anv-lec'h savet e memes mod : Pommern (e galleg Poméranie) rak a orin rusianek eo diwar an araogenn "po" evit war pe dirak, ha "moren" evit mor war an dro-reiñ pe an dro pellaat. En alamaneg a-vremañ e tlefe bezañ "Vormeer" savet e memes mod evel ar ger all "Vorwald" hag a zo kevatal-rik da "argoad" breton, peogwir an "argoad" n'eo nemet an takad douar dirak ar menezioù tebet bezañ an azasañ evit gounid koadeier.

 


Photo n°1: Embouchure de la RANCE - au fond la Ville de Saint MALO - 1er plan la Tour SOLIDOR - à gauche la Pointe de la JUMENT à DINARD (photo prise du pont sur la Rance côté Dinard) (lumix :312)

Skeudenn n°1 : Genou ar stêr RENZ : e Foñs Kêr Sant Malou hag an Tour SOLIDOR - War an tu kleiz : Beg ar Gazeg e DINARZH- (Gwelet eus ar Pont war ar Renz Kostez Dinarzh

 


Photo n°2 : Le BARRAGE de la RANCE - au fond la Ville de SAINT MALO - Vue générale sur l'Estuaire - (296)

Skeudell n°2 : ar STANKELL war ar RENZ - E foñs Kêr SANT MALOU ha bloc'hwel war an Aber

 

 


Photo n°3 : Vue Générale du BARRAGE de la RANCE - Vue sur les Portiques de Commande des Portes Tournantes

Skeudell n°3 : Bloc'hwel war ar Stankell - Gwel war ar gouryevioù da vestrañ an doriou - (lumix:302 - 297)


Le Barrage de la RANCE fut inauguré par le Général de GAULLE en 1969 -

 


Carte : de l' Embouchure de la Rance au Cap d'Erquy - ( lumix 532/534)

 


Bretagne avec Armor et Argoat.


Le sens du nom « Bretagne » n'est pas incontestablement clair. Il vient du nom donné par des peuples antiques, Grecs et Romains, aux peuples résidant dans l'île qu'ils nommaient « Brittania » en latin, sans qu'il soit possible d'en donner la teneur véritable. Le même mot « Brittones » fut utilisé au Vième siècle par Sidoine Appollinaire pour nommer les populations qui résidaient déjà en Armorique.

Le nom de « Armor » désigne la bande de terre située sur le bord de la mer, de l'ancien celtique « are morica » dans lequel are est la matrice de notre préposition moderne « war » qui a le sens de « sur, devant... » L'Armor est donc ce que l'on appelle en français « le littoral » un peu étendu vers les terres. En allemand on trouve un nom de région construit de manière semblable : Poméranie (en allemand : Pommern) qui est d'origine russe avec la préposition « po » pour sur ou devant combiné avec « moren » pour mer au cas datif ou ablatif.En allemand moderne cela devrait être « Vormeer » construit de la même manière que le mot bien réel « Vorwald » qui, lui, est tout à fait comparable en construction et sens au breton « Argoad » qui désigne la bande de terres devant les monts supposée la plus favorable pour l'entretien et l'exploitation de forêts.


Petra eo ster an anvioù roet d'ar rannvroioù ?


An hini gentañ er Reter a vez anvet « Bro Penteür » ledet eus ar ster Renz betek Sant Brieg.

Penteür a oa anv ur gontelezh vreton diazezet en-dro da Wengamp, met, war a lavarer, an anv a vefe liammet ouzh hini Pontrev, met hemañ n'eo ket aes da zibunañ daoust ma n'eo a-benn-fin nemet ur pont war ar ster "Treñv".

Anv koshañ anavezet evit ar ster, "Triticum" an hini eo. Meneget eo er bloavezh 1.034 en ur skrid donedigezh etre an dug Alan III hag e vreur Eudon (an dug a roe d'e vreur da lod-yaouer an douaroù etre ar ster Renz hag ar ster Treñv) hag er skrid anv kêr Pontreñv a oa skrivet "Castellum super Triticum"!?!

Castellum a zo sklaer met triticum a chom diaes da zielfennañ. Etre ar stêrioù Leñv ha Treñv en argrec'h hag en ardraoñ ez eus da wir tri damm pezh-douar.Ar stêr anvet bremañ "Tech" e Bro-C'hall (e kreisteiz da gêr Perpignan) a zoug un anv deuet bremañ da vezañ "Tech", tennet ma'z eo eus an anv latin kozh "Tecum" chomet dianav war a seblant, dre ma oa marteze un anv rakgeltiek evel m'eo boas evit kalz redoù-dour).

Ar Penteür istorel a oa an terouer ledet etre ar stêr Goued (eien e-kichen bourc'h Kintin ha genou etre Sant Brieg ha Plerin) hag ar stêr Argenon (eien e-kichen Koetlinez ha genou e-kichen Krehen). Ar vevenn Greisteiz ne seblant ket bout aes da resisaat hiziv an deiz.


Bro-Ouelou a zo bevennet gant Bae Sant Brieg ha Mor Breizh diouzh un tu hag ar stêrioù Treñv ha Leñv diouzh un tu all. N'ez eus ket kenemglev war ster an anv. Darn a soñj e vefe da intent deveret eus ur wrizienn "gouel" ha darn eus "gwel" ha darn all c'hoazh eus "govel". Kavout a ra din ez eo an hini ziwezhañ ar wirheñvelañ rak tro-dro ez eus meur a lec'hioù anvet diwar un obererezh goveliañ ha goveliañ a zo bet a bell-amzer un obererezh priziet bras gant ar Gelted.


Bevennoù Bro-Dreger a zo ledet a-hed ar Mor-Breizh eus genou ar ster Treñv war an tu Reter ha genou ar ster Douron (war vetek un dachennig en tu-hont d'ar ster en diaz da gêr Vontroulez en-dro da Lokenole. Dre vras ar vevenn Greisteiz a red eus war-droioù Kintin betek war-droioù An Uhelgoad.

Emglev ez eus bremañ war orin ha ster an anv Treger. Don't a ra diwar an hen c'halianeg "Tri+Corios" da lavarout "teir bandennad"... bandennead soudarded sur-mat! Kement-mañ diazezet war ar vartezeadenn e teufe ar bandennadoù eus an teir dachennad terouer bevennet gant ar sterioù Yeodi ha Gindi en-dro da Landreger!!


Quelle est la signification des noms donnés aux pays?


Le premier à l'Est est nommé « Pays de Penthièvre » qui s'étend de la Rance jusqu'à St Brieuc. Le Penthièvre était un comtébreton dont l'assise se situait aux environs de Guingamp. Le nom, à ce que l'on dit,serait a rapprocher de celui de Pontrieux mais ce nom n'est pas facile à déchiffrer bien que l'on soit dans un endroit avec pont sur le Trieux.

Le premier nom connu pour la rivière est « Triticum » mentionné en 1.034 dans un acte de donation entre le duc Alain III et son frère Eudon (le duc faisait don à son jeune frère des terres situées entre la Rance et le Trieux) et dans le texte la ville de Pontrieux est écrit « Castellum super Triticum » !?!

Castellum est clair mais Triticum reste dur à interpréter. Entre les cours d'eau Leff et Trieux il y a en fait trois portions de terroir. Il peut y avoir grande confusion de sens si l'on considère la grande variété d'interpreétations tirées du radical latin « teg-» ou « tect»...apparenté au breton ti-. Le latin « Tecum » a engengré le nom du cours d'eau baptisé « Tech » au sud de Toulouse...mais d'aucuns pensent qu'il s'agit d'un nom d'origine préceltique comme il advient souvent avec les noms en rapport avec la géographie !

Le « Penthiévre » historique s'étendait entre les cours d'eau Gouet (source à côté de Quintin et embouchure entre St-Brieuc et Plérin) et Arguenon (source près de Collinée et embouchure près de Créhen). La limite au Sud ne parait pas très facile à définir précisément.


Le Goëlo est limité à l'Est par la baie de St-Brieuc età l'Ouest par les cours d'eau Trieux et Leff. Il n'y a pas d'évidence accord sur le sens du terme. D'aucuns pensent qu'il faut accepter une racine « gouel=voile », d'autres d'une racine « gwel=vue », d'autres encore de la racine « govel=forge ». Il me semble, personnellement, que la dernière est la plus vraisemblable, car dans les environs il y a maint lieu dont le nom a rapport au mot breton pour forger (très proche du mot russe) d'autant que l'activité du forgeage a été de longue date en grande considération chez les Celtes.


Les limites du « Trégor » sont La Manche de l'embouchure du « Trieux» à l'Est à celle du « Douron » à l'Ouest (à l'exception d'une petite zone au-delà de la rivière autour de Loquenolé en aval de Morlaix).En gros la limite au sud va des environs de Quintin aux environs de Huelgoat.

Il y a maintenant entente sur l'origine et le sens du mot « Trégor ». Il vient du vieux gaulois « Tri+Corios », c'est-à-dire « Trois troupes » (soit groupes armés bien sur !). Ceci est basé sur l'hypothèse que les bandes armées viendraient des trois territoires délimités par les rivières Guindy et Jaudy autour de Tréguier !!


Emaomp bremañ o vont da blediñ ouzh al lec'hioù dezho un anv a orin keltiek (en ur lezel a gostez ar re all) en ur heuliañ roud an heol, da lavarout eus ar penn Reter (ster ar Froudveur) d'ar penn Kornog (ster Kevleud).


Nous allons maintenant nous occuper des lieux qui ont un nom d'origine celtique (laisant de côté les autres) en partant de l'Est (la rivière Frémur) vers l'Ouest (la rivière de Morlaix)


Koulskoude, kent kregiñ da vat, e fell din tennañ an evezh war c'herioù a vez kavet alies hag a c'hellfe bezañ luzius da lennerien na vefent ket re evezhiek pe a vefe re fizius en o barregezh war ar brezhoneg.

An distagadur gant ar vrezhonegerien,disheñvelik ez-voutin eus lec'hig da lec'hig, a c'hell ivez lakaat da faziañ war gerioù'zo hag e penn kentañ ar re-mañ : ker, kêr,ger ha zoken kaer...seul vui ma c'hell al lizerenn gentañ cheñch dre wered ar c'hemmadurioù (k/g ; k/c'h ; g/c'h ; g/k ...hag all). An distagadur a vez ivez diaes da vestroniañ gant estrenien.

Evit a sell ouzh ar ger-se an diskleriadenn da heul a roo marteze un tamm sikour :

-ker, distaget evel é hir gallek a zo evit « koustus, prizius... »

-ker distaget etre é hag ê galleg a zo evit « cher, aimé... » en e ster skañvaet evel pa vez skrivet da skouer : cher ami !

-kêr (e galleg : ville...pe villa !) ...a vez distaget sklaer. Implijet eo bet alies ivez evit envel un ti-annez.

-kaer, evit « beau, splendide... »a vez distaget evel « ê »gallek, sklaer-tre, nemet e Bro-Ouelou pa vez klevet div vouezhienn zistag: ka+êr !

-ral a wech, ker, distaget tost ouzh an hini kentañ a-us, hogen un tamm sklaeroc'h, a zo dezhañ ar ster : linenn genskej div leurenn.

Kêr eo an hini a vezo kavet an aliesañ gant siwazh! kollet gantañ er skritur e bik-tog war al lizherenn "e"!


Cependant, avant d'entrer dans le sujet pour de bon, il me faut attirer l'attention sur des môts que l'on trouve souvent qui peuvent être troublants pour des lecteurs qui ne seraient pas attentifs ou seraient trop confiants dans leur niveau de connaissance du breton.

La prononciation par les bretonnants, qui peut différer d'un endroit à l'autre, peut aussi induire en erreur sur certains môts et en premier lieu les môts « ker, kêr, ger, et même kaer...d'autant plus que la première lettre peut subir un changement (grammaticalement tout à fait correct) par le jeu des mutations de consonnes (k/g ; k/c'h ; g/c'h ; g/k...etc...). Les gens non du crû ont aussi du mal à maîtriser la prononciation !

Pour ce qui touche ce môt-là, l'explication suivante fournira peut-être un peu d'aide :

-ker, prononcé avec un « é » long français veut dire cher dans le sens de couteux.

-ker, prononcé entre é et ê français veut dire « cher, aimé... »dans un sens banal.

-kêr, prononcé avec un « ê » très clair veut dire villa et par extension ville (parallèle au français)

-kaer, au sens de beau, splendide...se prononce comme le précédent, encore plus clairement, sauf en pays de Goelo où l'on entend souvent deux syllabes : ka+air, prononciation qui a cependant nette tendance à disparaître.

-rarement, le mot prononcé avec un peu entre é et ê le mot aurait le sens de : arête vive (entre 2 plans)


Kêr est celui qui sera rencontré le plus souvent dans notre sujet mais hélas ! dans les écrits l'accent circonflexe n'apparaîtra que très exceptionnellement...pour ne pas dire jamais !


Lodenn gentañ : eus ar ster Argenon da Sant-Brieg !


N'ez eus ket a-hed an aodoù-se kalz anvioù-lec'h diazezet war ar brezhoneg. Setu-int amañ!

Lanseeg eo kentañ kumun war an aod etre ster ar Froudveur (Frémur e galleg) ha kêr Sant Jagu an Enez. Don't a ra hec'h anv eus hini ur sant kelt anvet Seoc deuet da vezañ e galleg Saint Cieux(?) en XIIvet kantved.

Kumun Plouvalae a denn hec'h anv eus hini ur sant breton lec'hel all , Sant Bac'hla evel e Lanvalae e-kichen Dinan !

Beaussais war vord an aod n'eo ket a orin kelt. Ur wig eus kumum Tregon-Poudour eo. Tregon a zo da vezañ dielfennet en henvrezhoneg : treb + con (gant treb evit lec'h annezet ha con evit run, krec'hienn...). Ster eil rann an anv n'eo ket anat...nemet ha ken eeun ha Poder e vefe!


Kêrig Sant Yagu an Enez n'emañ ket war un enez hogen hanter hent da zaou veg-douar ,Beg ar Bae ha Beg an Arkuz, (an Arkuz o vezañ kevatal d'an Arwest a vezo kavet pelloc'h e-kichen Pempoull) e penn ul ledenez voan.


War an tu Kornog da heul e kaver ur bae all, chomet dianv betek-hen diouzh seblant hag a c'hellfed envel « Bae ar Gwildou » peogwir emañ e foñs ar bae, Chapel Itron-Varia ar Gwildoù...a-gevret gant ar « vein sklintin ». A-hed an hent betek « Beg an Enez » e kaver da heul : St Yagel, Stz Berc'hed, ar Pevar Saon,Beg ar Bae, Penngwenn, Beg ar Gward, Sant Kast ha Beg an Enez,kent kejañ gant ur bae all, ledan a-walc'h hogen bas,anvet Bae an Onnod gant en e foñs kerig Pleboull. Bevenn reterel da Vae Sant Brieg eo al ledenez da heul, Ledenez ar C'hab Frehel, warnañ ur gwarezva a-bouez evit evezhiañ ha gwareziñ ar mordreizhid e Mor-Breizh.

 


Photo n°4 : Magnifique et Monumentale VILLA classée sur la Pointe du Moulinet à DINARD - (lumix :327)

Skeudell n°4 : Mizus ha meurventek HANVDI Rummataet war (v) Beg ar Vilining e DINARZH -

 

 


Carte : détail de la cote du Cap Fréhel au Val André - (lumix:497)

 


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Published by Micarmor - dans IDENTITE BRETONNE
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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 14:30
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Cette liste n'est, bien entendu, pas exhaustive
Elle n'est qu'indicative
Vous avez d'autres sites à votre disposition sur le Net
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Mise à jour du 6 octobre 2009

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 12:01
d'azur au vaisseau de trois mâts d'argent avec son ancre du même pendant à dextre

blason de Paimpol publié avec l'autorisation de Jean-Paul de Gassowki - La banque du Blason
.

PAIMPOL MEDIEVAL EN QUELQUES DATES

 

 

Voici quelques grandes dates du Moyen Age à Paimpol et dans les environs.

 

Entre l'an 1000 et 1200 : érection d'une motte féodale à Paimpol à Kastell Wenn.

Le 29 décembre 1212 : décès d'Alain d'Avaugour, fondateur de Beauport

Le 24 juin 1220 : mort de Simon, Abbé de Beauport.

Le 15 août 1220 : Mengui, de Plourivo, fait don à Dieu et à Beauport d'une dîme et d'une pêcherie de poissons.

6 octobre 1281 : décès d'Henri d' Avaugour, fils du fondateur de Beauport

Il ne possédait plus que le Goélo.

4 octobre 1304 : mort de Michel Vivien , abbé de Beauport

12 novembre 1355 : mort de Guillaume de Pommerit , abbé de Beauport

Il a fait construire sa grande maison de l' abbé.

19 avril 1373 : décès de Jacques Moriceau, abbé de Beauport, qui reçut les lettres de sauvegarde du Roi d' Angleterre, pour toutes les possessions sises en ce pays.

18 octobre 1421 : Jean V, duc de Bretagne, autorise l' abbé de Beauport à construire un moulin avec digue pour retenir les eaux de la marée à Poulafret.

15 mai 1434 : à la demande de Monseigneur de Boisrobin, évêque de Saint-Brieuc, le Pape Eugène IV accorde une concession d'indulgences aux Paimpolais pour relever l'Eglise de Paimpol de ses ruines.

6 septembre 1434 : Raoul Rolland, né à Plounez, au manoir de Kerloury, devient évêque de Tréguier.

14 avril 1441 : décès de Raoul Rolland, évêque de Tréguier, né à Plounez.

14 décembre 1514 : un acte est signé entre les moines de Beauport et les pêcheurs de Bréhat qui supprime la dîme sur les poissons pris sur les côtes bretonnes, à Terre Neuve et en Islande.


Ce document servit de base pour attribuer aux pêcheurs bretons, la découverte de l' Amérique avant Christophe Colomb.

 

 

Sur la Place du Martray, commence la Rue des Huit Patriotes

 D'où vient son nom ?


Anciennement appelée Rue de Ploubazlanec , elle changera de nom, le 19 août 1945.

 

Le 16 août 1944, ces huit hommes , deux du maquis de Kerfot et les autres de la Compagnie Tito, sont chargés de dégager la route menant à Paimpol pour le passage des véhicules américains.

 

Le 17 Août 1944, Paimpol est la dernière ville libérée de l'occupation allemande en Côtes d'Armor ( Côtes du Nord à cette époque).

 

Seuls combattants français à avoir perdu la vie dans les combats qui ont marqué la libération de la ville, les " huit patriotes" sont devenus des figures emblématiques de Paimpol.

 

Ils ont trouvé la mort à Penvern, sur la route entre Paimpol et Plourivo

Là, se trouvait un monte paille qui barrait la route . Les FFI essaient de le déplacer, mais l'occupant l'avait piégé.

 

C'est l'explosion qui les tue tous les huit , un neuvième homme est épargné

La municipalité leur fera des funérailles à la hauteur de leur sacrifice et en leur honneur débaptisera la rue de Ploubazlanec en Rue des Huit Patriotes.

 

Extrait du journal de Paimpol du 26 aôut 1944 : " Au cimetière, d'émouvantes allocutions furent prononcées par des personnes autorisées et adressèrent un suprême adieu à ces valeureux petits gars bretons , à ces jeunes patriotes qui avaient fait le sacrifice de leur vie pour la délivrance de leur pays ".


 

Quelques photos de Paimpol

 


 le train en gare de Paimpol

 

 

 

 

 

la rue de la Vieille Poissonnerie

 

 

 

 

 

 

une goëlette dans le Port au temps de la Grande Pêche en Islande

 

 

 

 

L'Eglise

 

 

 

 

 

 

le port

 

 

 

 

 

 

Au temps de la Grande pêche en Islande


 

Les quais déserts pendant la grande campagne de pêche longeaient les bassins jusqu'à l'embouchure du port , sous la tour de Kerroc'h.

 

Le quai Morand doit son nom à un armateur de Paimpol.

A marée basse, les bateaux échoués sur la grève effectuaient leurs réparations ; ainsi accessibles aux charrettes chargeant et déchargeant le poisson.

 

Les goélettes étaient un spectacle distrayant et permanent pour les badauds

Avant 1902, un seul bassin, découvert deux fois par jour, était envahi de centaines de mâts.

 

Le 2ème bassin à flot, commencé en 1898, a été inauguré en 1904 à l'apogée de l'aventure islandaise.

 

Lors des armements, les spectateurs assistaient à la vérification des cordages, filins et voiles, tandis que les enfants jouaient sur les quais déserts avant l'immense effervescence du départ.

 

On chargeait des barriques de cidre, de vin, d'eau douce, des vivres, des pommes de terre, pour le ravitaillement des marins, ainsi que des effets pour les matelots, du matériel de pêche, des appâts, et le combustible bois ou charbon, pour le chauffage et la cuisine.

 

Le départ des "graviers" était précédé de la bénédiction des marins pour Terre Neuve.

 

Le pardon des Islandais rassemblait une foule énorme vers la mi-février.

La Vierge portée par les marins était précédée du groupe des moussaillons.

Après la messe, la procession de Notre Dame de Bonne Nouvelle traversait les rues et se dirigeait vers le port.

 

Lors du pardon au moment de la bénédiction des goélettes, la fête s'accompagnait d'animations manèges et célébrations profanes et laïques.

 

Avant le grand départ, des tonnes de sel étaient chargéesdans les cales pour saler la morue après séchage sur les grèves de Terre Neuve.

 

Au milieu de la saison, le poisson était chargé sur des " chasseurs" qui le rapportait en France.

 


A Paimpol aujourd'hui vous pouvez visiter le Musée de la Mer, rue Labenne , près du port.

 

On y découvre la vie des pêcheurs d'Islande et toute la richesse maritime de Paimpol et de sa région.

 

 


 


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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 10:09

A PLOUEZEC, MARIE VOUS PRESENTE QUELQUES UNES DE SES OEUVRES.

 


AUTODIDACTE, ELLE A COMMENCE A SCULPTER A 60 ANS.


RIEN N'EST A VENDRE, TOUT EST A REGARDER SI VOUS LE SOUHAITEZ.

 


contact : r-eon@orange.fr

Ci-dessous quelques preuves du talent de Marie EON
     
   



































SCULPTRICE UN ART DANGEREUX

         
LE CHEVALIER A LA TRISTE FIGURE

LE POURQUOI CA ?


1999 Echouage Erika


2008 Enfin la question est posée au procès


Serons nous toujours enchainés au distributeur d'essence ?






QU'Y A-T-IL ou

QUI Y A-T-IL DANS UN ARBRE ?

     



HOMMAGE A SATIE

3 POIRES EN FORME DE MORCEAU









DECROCHEZ-MOI LA LUNE

après un premier essai, il redescend et construit une échelle .... et remonte...

espérons....
















RESILIENCE     HARPISTE       CONCERTO POUR 2 MAINS GAUCHES
                   

LE CHANT DES SIRENES           LE BATEAU FRACASSE

 

                







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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 10:01

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Glossaire des Termes usuels de l'informatique

 


 


 

A


Actif (ve) : Adjectif qui précise qu'une fenêtre, une commande, un fichier, un répertoire.... est justement celui (ou celle) qui est dans la ligne de mire de la prochaine action, si on la lance. On lit souvent comme expression équivalente "en cours" ou "sélectionné".


Aide en ligne : Technique utilisée de plus en plus couramment permettant à l'utilisateur, par appui d'une touche spécialisée (souvent la touche de fonction F1, ou un "bouton d'Aide" sous l'environnement Windows), de faire apparaître à l'écran, au moment où il en a besoin, des explications (une aide), concernant l'opération qu'il essaye justement de réaliser.


Alphanumérique : Terme servant à désigner un caractère qui fait partie des chiffres et des lettres. Exemple "m" ou "7" sont des alphanumériques.


Anti-slash : Barre oblique inclinée vers la gauche "\", utilisée de façon très courante pour signaler à l'ordinateur qu'il a affaire à un répertoire. A ne pas confondre avec le slash "/".


Applications : Programme développé par une personne ou une société de Logiciel, pour mettre à la disposition d'un utilisateur une fonction répondant à un besoin précis, exemple "Tableur", "Traitement de texte"... Ce peut-être gratuitement (freeware) ou moyennant une participation modique (shareware), ou pour un prix d'achat plus élevé (achat dans le commerce). Voir aussi Logiciel.


ASCII : Abréviation d' American Standard Code for Information Interchange. Sous le vocabulaire de code ASCII, on désigne en fait l'ensemble des caractères constituant l'alphabet de 256 signes utilisé par un ordinateur. A noter que selon les pays ces signes peuvent être différents. Mais il y en a toujours un maximum de 256.


AZERTY : Succession des 6 premières lettres d'un clavier français.


B


Barrette SIMM : Petit circuit imprimé standardisé, sur lequel sont soudés un nombre bien défini de composants mémoire. Des connecteurs spéciaux sur la carte mère permettent de raccorder facilement jusqu'à 8 barrettes SIMM de façon à réaliser une mémoire de 1, 2, 4, 8, 16, 32 Mo. (Voir Planches 1.2 et 1.3).


BBS : Signifie Bulletin Board System, en Français on dit Serveur. Ce sont des bases de données spécialisées, pilotées par un ou plusieurs ordinateurs et que des utilisateurs (abonnés ou non) peuvent interroger jour et nuit à distance (via le réseau téléphonique ou encore par un réseau radio) pour obtenir des renseignements, échanger des messages, diffuser ou recueillir des informations. Par exemple aux U.S.A. où ce système est très répandu, les industriels ont souvent des BBS sur lesquels leurs clients (potentiels ou réels) peuvent trouver des informations détaillées sur les productions de la firme.


B.I.O.S. : Abréviation de "Basic Input Output System". C'est un programme chargé par le fabricant d'un ordinateur et généralement non accessible par l'utilisateur. Son rôle consiste à faire en sorte que les particularités de la machine dans sa conception soient "transparentes" pour l'utilisateur, afin que tous les PC répondent finalement au même standard de fonctionnement.


Bit : Mot désignant l' information élémentaire.


Booter : Se dit aussi lancer, amorcer. Opération qui consiste à démarrer son ordinateur. Si on recommence l'opération de lancement parce que la machine est "plantée", on dit "rebooter" ou "relancer".


Buffer : Voir Mémoire


BUS : C'est une sorte d'autoroute informatique à plusieurs voies, sur laquelle circulent en parallèle et à la même vitesse, des données numériques ou des adresses. En informatique, le mot de base standard étant constitué de 8 informations élémentaires (8 bits = 1 octets), on a sur les ordinateurs, des bus de 8, 16, 32 et même 64 bits sur le dernier modèle sorti (le Pentium).


Byte : Information élémentaire


C


Carte mère : Il s'agit en fait d'un circuit imprimé très important d'un ordinateur (voir les exemples sur le Planches 1.2 et 1.3). C'est sur ce circuit imprimé que sont soudés les composants électroniques indispensables au fonctionnement du microprocesseur (mémoires, horloge...). Le microprocesseur lui-même peut-être soudé sur ce même circuit ou fixé sur un connecteur spécial autorisant son changement pour un remplacement par un modèle plus performant (connecteur ZIF = Zéro Insertion Force). De nombreux connecteurs (slots) sont prévus pour venir installer diverses cartes électroniques (carte graphique pilotant le moniteur, carte contrôleur pilotant le disque dur, les lecteurs de disquettes et les ports de communication).


Chaîne de caractères : Désigne un ensemble de caractères alphanumériques successifs que l'ordinateur considérera comme un tout, sans chercher à en interpréter le sens.


Chemin : Il s'agit en fait du chemin que l'ordinateur devra parcourir pour aller retrouver un fichier sur une unité de disquette, de disque dur... On commencera par la lettre du répertoire "Racine", puis un nom de répertoire, un nom de sous-répertoire (s'il y en a un) pour terminer par le nom du ou des fichiers à lire ou à enregistrer. Exemple: C:\WINDOWS\SYSTEM\prn.drv


Cliquer : Opération réalisée grâce à une souris, qui consiste à taper un petit coup bref sur un des boutons de la souris (généralement le gauche), lorsque le pointeur de la souris est sur un mot désignant une commande dans un menu, ou encore une icône. On lance ainsi très simplement la commande correspondante.


Coche : Petit signe repère en forme de "V" (dont la branche gauche est plus courte que la droite), souvent employé dans Windows pour indiquer qu'une commande a été préalablement sélectionnée et qu'elle est encore active. Il suffit généralement de cliquer une nouvelle fois sur la commande (ou une case prévue à cette effet) pour déselectionner la commande.


Commutateur : Désigne les lettres ou signes que l'on peut ajouter à la suite d'une commande DOS, pour obtenir des effets particuliers complétant ou affinant la commande.


Configurer : Action destinée à adapter un ordinateur (ou une application) à l'usage auquel on le destine. Par exemple on intervient dans un fichier de configuration pour que le clavier soit adapté au pays dans lequel se trouve l'ordinateur car de base le clavier est configuré par défaut pour les U.S.A.


D


Dérouler : Action consistant à faire apparaître un menu non affiché normalement, en cliquant avec la souris sur un titre généralement placé en bordure de fenêtre, ou en tapant au clavier une lettre de ce titre mise en relief.

On dit qu'il s'agit d'un menu déroulant (Pop-up en Anglais, penser aux popcorns qui sautent dans la poêle quand on les chauffe) !.


Desktop : Mot utilisé couramment pour désigner une variante d'ordinateur dont l'Unité Centrale se pose sur le dessus d'un bureau (Bureau = desk en Anglais).


Disque dur : Une Unité de disque dur est une mémoire de masse de forte capacité (40 Gigaoctets est devenue une valeur courante). Un disque dur est généralement constitué de plusieurs disques de faible épaisseur, montés sur le même axe tournant à environ 6000 T/min. Les disques ont un revêtement en matériau magnétique et des têtes de lecture/écriture sont déplacées par des bras commandés (un peu comme sur un tourne disque) pour enregistrer ou lire des informations sur la surface du disque. Il n'y a pas contact entre les têtes et la surface des disques, car les têtes "planent" grâce à un coussin d'air.


Disquette : Petit disque dont la surface est recouverte d'un matériau magnétique. Sur des pistes circulaires concentriques, on enregistre grâce à des têtes spéciales des informations des fichiers sous forme de "mots" de 8 bits (octets) qui sont rassemblés dans des secteurs. Il existe couramment des disquettes de 5" 1/4 (capacité 360 Ko et 1, 2 Mo) et des disquettes de 3" 1/2 (capacité 720 Ko et 1,44 Mo).


Données : Ce nom désigne tous les éléments variables qui devront être généralement fournis par l'utilisateur, pour qu'un programme puisse répondre à une demande. Par exemple on a écrit un programme permettant de calculer entre-autres, la surface d'un rectangle de largeur "l" et de longueur "L". Pour calculer la surface l'utilisateur devra taper au clavier pour la largeur 3, 75 m. et pour la longueur 18, 725 m. en réponse aux questions posées une fois que le programme sera lancé. Les données sont dans ce cas: 3,75 et 18, 725.


Driver : Voir la définition du mot "Pilote".


E


Echappement : Nom souvent utilisée pour la touche "Echap" ou "ESC" (Escape en Anglais), située en haut et à gauche des claviers.


Ecran : Périphérique utilisé pour permettre à l'utilisateur de visualiser le travail en cours. Voir Moniteur.


Editeur : Mot employé pour désigner une application moins sophistiquée qu'un traitement de texte, ayant même souvent l'avantage de ne pas ajouter au texte "ASCII" pur, de signes comme des fins de paragraphe, des sauts de ligne, que l'on ne doit généralement pas trouver dans les fichiers de commande ou de configuration.


En cours : Voir la définition donnée pour le mot "Actif".


Extension : Partie finale facultative d'un nom de fichier ou d'un nom de répertoire généralement utilisée pour distinguer entre eux les différentes catégories de fichiers et parfois de répertoires. (Voir des exemples dans Fichiers). L'extension est séparée du nom par un point et comporte au maximum 3 caractères.


F


F.A.T.  : Abréviation anglaise de "File Allocation Table" ou Table d'Allocation de Fichiers. Il s'agit d'une sorte de table des matières crée par l'ordinateur à un emplacement réservé d'un disque dur ou d'une disquette, pour que l'ordinateur puisse retrouver rapidement où il a enregistré précédemment tel ou tel fichier.


Fenêtre : Encadrement apparaissant à l'écran, permettant de localiser des données ou icônes homogènes.


Fichier : (En Anglais "File") - Programme constitutif d'une application. Certaines applications (petites) ne comportent qu'un seul fichier, mais généralement dans une application il y a plusieurs fichiers que l'on peut distinguer grâce à l'extension. Un fichier exécutable (en quelque sorte le moteur de l'application !) se termine par une extension en ".exe" ou en ".com", un fichier de lancement ou de démarrage se termine par un ".bat", un fichier de données se termine par ".dat", un fichier texte se termine par ".txt"...


Fonte : Mot désignant en imprimerie une "famille" de caractères ayant des caractéristiques communes.


Formatage : Désigne l'opération qu'il faut faire pour préparer un disque ou une disquette (créer les pistes et les secteurs, création du répertoire racine et préparation de l'emplacement de la F.A.T.) préalablement à toute utilisation. Ensuite cette opération n'est plus à répéter à chaque utilisation, car elle efface toutes les données présente:


Freeware : (Voir Application) - Logiciel généralement à télécharger, mais gratuit (free)


I


Icône : Petite figurine stylisée, représentant généralement une application ou une commande accessible par l'utilisateur. Grâce à une souris, il suffit de cliquer (une ou deux fois selon les cas) avec la souris, sur l'icône concerné, pour que l'application souhaitée démarre sans autre intervention de l'utilisateur.


Interruption : Instruction utilisée dans le cours d'un programme ou par un périphérique permettant d'interrompre pendant un court instant le travail effectué par le microprocesseur pour obtenir l'effet désiré par l'introduction de cette interruption. Ensuite le programme reprend son déroulement normal. Le nombre et la nature des interruptions est défini et codifié.


Invite : Ce nom se rapporte au sigle visualisé sur l'écran, lorsque le PC a terminé sa phase de lancement. Généralement l'invite est constituée par:... C:\>..., ceci indique que le système est en attente sur le disque C:, prêt à recevoir vos commandes. La lettre de l'unité de disque indiquée (ici C:) indique que c'est sur ce disque que le PC a trouvé son DOS favori. On emploie souvent "Prompt" qui est l'équivalent Anglais.


L


Lancer : - Voir la définition de "booter".


Lecteur : Il existe plusieurs types de lecteurs dans les systèmes informatiques. les plus répandus et les plus anciens sont les lecteurs de disquettes, puis sont venus les lecteurs de CD-Roms, les lecteurs optiques.


Lecteur de disquettes : Il existe deux types principaux de lecteurs: - les disquettes 5" 1/4 (les plus anciens) et les disquettes 3" 1/2. En 5" 1/4, on trouve des disquettes de 360 Ko de capacité (les plus anciennes), et des disquettes de 1,2 Mo. En 3" 1/2, on trouve des disquettes de 720 Ko et de 1,44 Mo. Dans les deux cas les lecteurs que l'on trouve maintenant sont capables de formater et de lire les deux capacités de chaque format.


Lecteur de CD-Rom : Ces matériels sont plus récents sur le marché. Les disques ressemblent beaucoup à ceux qui sont utilisés dans les chaînes HI-FI équipées de lecteurs laser. Ils présentent l'avantage d'une capacité de stockage très forte (environ 600 Mo), par contre l'accès est assez lent. Maintenant c'est un équipement qu'il faut envisager sérieusement pour un achat d'ordinateur nouveau.


Lecteur optique : Pour des besoins particuliers, on peut-être conduit à s'équiper de lecteurs capables de faire de la reconnaissance de caractères (lettres de l'alphabet par exemple), mais aussi des lecteurs pour lire les codes "barre" qui sont de plus en plus utilisés sur les étiquettes de produits dans les magasins. Il s'agit évidemment de deux matériels différents.


Local Bus : (Voir aussi la définition du mot Bus). - Il s'agit d'une technique assez récente, permettant de faire profiter une ou deux cartes électroniques particulières (carte graphique et carte contrôleur de disques) de la vitesse de transfert élevée existant entre le microprocesseur et sa mémoire (Le Local BUS peut fonctionner jusqu'à 33 MHZ). On peut ainsi accélérer considérablement la vitesse de transfert des informations graphiques ou celles des disques durs, mais il ne faut pas aller trop loin dans ce sens car c'est au détriment des transferts microprocesseur / mémoire vive. (Norme VEISA Local Bus = V.L.B.).


Logiciel : Le mot logiciel correspond d'une manière générale à un programme (ou un ensemble de programmes) interprétable directement (ou à l'aide de traducteurs appropriés) par l'ordinateur, afin de réaliser un travail pour lequel le programme a été conçu. Exemple: Logiciel de traitement de texte. On emploie aussi fréquemment les mots suivants: application, progiciel, software, soft, programme, utilitaire....


M


Mémoire : Il s'agit de composants électroniques spécialisés qui ont été conçus pour être capables de conserver des données. Dans un ordinateur, il y a de nombreuses catégories de mémoire dont les propriétés sont différentes.

La mémoire vive (ou R.A.M. = Random Access Memory = mémoire à accès aléatoire) est la mémoire avec laquelle le microprocesseur de votre ordinateur va travailler en permanence pour stocker ou prendre des données avec lesquelles il va travailler. C'est en quelque sorte son bloc-notes, d'accès très rapide. Quand le courant est coupé, toutes les données présentes sont perdues. Selon la taille de cette mémoire vive on distingue la mémoire Conventionnelle (de 0 à 640 Koctets), la mémoire Supérieure (de 640 Ko à 1024 Ko), la mémoire Haute (de 1024 à 1088 Ko) et au-delà, on a la mémoire étendue.

La mémoire de masse ou de stockage, est constituée par le(s) disque(s) dur(s) et le(s) lecteur(s) de disquette(s), les CD-Roms, les streamers etc.... Ces mémoires de fortes capacités et de temps d'accès plus grand, permettent de stocker en permanence une grande quantité d'informations. Elles ne s'effacent pas quand le courant est coupé. Par contre il existe la possibilité d'effacer les données qui y sont stockées, le jour où l'on a décidé de mettre autre chose à la place.

Les mémoires tampons ou "buffers" sont des petites mémoires qui servent à faire transiter des données en attendant leur utilisation.


Menu : On désigne par Menu, l'ensemble des commandes proposées par une application à l'utilisateur. Les menus peuvent être apparents, ou bien se "dérouler" (en Anglais on dit "Pop-up") lorsqu'on clique avec la souris sur un mot apparaissant dans l'encadrement d'une fenêtre.


Microprocesseur : C'est un circuit "intégré" très complexe, étudié, développé et fabriqué par quelques Sociétés spécialisées dans ce genre de produits de Haute Technologie (une des plus connue étant "INTEL") et qui constitue le coeur de votre système. Ce circuit est capable de réaliser un certain nombre de fonctions simples à une très grande rapidité. Il est piloté par un programme (logiciel) et travaille de manière privilégiée avec une mémoire à accès très rapide (mémoire vive).


Mise en relief : Expression employée pour désigner la lettre qui est rendue plus apparente que les autres dans un mot, Cette lettre ainsi mise en relief est celle qu'il faut taper (parfois précédée par ALT ou CTRL) pour lancer la commande.


Modem : Abréviation de Modulateur-Démodulateur. Cet équipement a été développé pour permettre la communication et le transfert de données numériques entre ordinateurs, ou bien encore l'accès à un réseau (ex: réseau téléphonique), afin de permettre le transport grâce à ce réseau d'informations numériques d'une machine à une autre.


Moniteur : Appelé aussi "écran". C'est le périphérique qui permet à l'utilisateur de voir les résultats du travail de l'ordinateur. Il peut être "monochrome" ou "couleur". La dimension est caractérisée par la diagonale de l'écran exprimée en pouces (1 pouce = 25,4 mm). Il y a eu de nombreux standards de fonctionnement. Pour le moment les plus vendus sont les écrans V.G.A., mais il y a de nombreuses variantes possibles liées à la définition (niveaux de détails perceptibles), au balayage entrelacé ou non, niveau de radiations émises, consommation, dilatation du masque etc...


N


Notebook : Appellation réservée à un ordinateur facilement transportable et utilisable pendant un certain temps sans être raccordé au secteur. Autre nom employé: Portable.


O


Octet : Ce nom est utilisé pour désigner un mot constitué de 8 bits d'information. Grâce à 8 bits qui peuvent chacun prendre les valeurs "0" ou "1", il est possible de "coder" les 256 lettres, chiffres et signes différents qui constituent l'alphabet journalier utilisé par un ordinateur !. On parle aussi de kilo octets (ko) soit 1024 octets,  de Mégaoctets (Mo) soit 1024 x 1024 octets et de Gigaoctets etc ...


P


Périphérique : Ce nom est utilisé d'une manière générale pour désigner les différents équipements qui sont raccordés à l'Unité centrale. Exemple de périphériques: - L'écran ou Moniteur - L'imprimante - Le clavier - La souris etc...


Pilote : Il s'agit d'un programme (logiciel) spécial chargé de piloter le fonctionnement d'un périphérique. Exemple pilote d'imprimante, pilote d'écran... En Anglais, on parle d'un "Driver".


Police : Ce mot désigne l'ensemble des paramètres qui servent à définir les caractères d'inprimerie ou d'affichage à l'écran (forme, taille, épaisseur...). Voir aussi le mot "Fonte de caractères".


Pop-up : Voir la définition de "dérouler".


Port : Circuit d'interface normalisé servant à raccorder un périphérique comme une imprimante, une souris, un modem etc... On distingue les ports "parallèle" pour lesquels les informations entrent ou sortent en parallèle sur "n" fils ou broches. Exemple port parallèle Centronics pour une imprimante. Il existe également des ports "série", sur lesquels chaque "bit" entre ou sort à la suite du précédent. Le débit est forcément moins élevé, mais pour une souris ou un modem, ce n'est pas une gêne. Exemple port série RS232C pour une souris (RS232 C est un standard).


Portable : Voir définition d'un Notebook.


Progiciel : Voir la définition "Application". Ce dernier mot est plus souvent employé que Progiciel.


Programme : Un programme est un ensemble d'instructions, écrites par un "programmeur" dans un langage que la machine pourra comprendre soit directement, soit à l'aide d'un interprêteur. Grâce à ce programme, la machine va réaliser très rapidement un travail pour lequel ce programme a été développé.. Exemple: programme de traitement de texte pour réaliser des notes, du courrier etc... (on dit encore logiciel, software, soft, application...). On appelle "programme résident = T.S.R. en Anglais", un programme lancé au démarrage de la machine car son fichier exécutable est appelé dans le fichier de configuration "autoexec.bat". Il reste ensuite disponible en permanence pour l'utilisateur, car il est chargé en mémoire vive. On utilise cette pratique pour des petits programmes très utiles et fréquemment appelés, mais l'inconvénient est qu'ils réduisent la place disponible en mémoire conventionnelle pour les applications.


Prompt : Voir la définition du mot français "Invite";


Q


QWERTY : Succession des 6 premières lettres d'un clavier américain.


R


R.A.M. : Random Access Memory, signifiant "mémoire à accès aléatoire". Il s'agit en fait de ce qu'on appelle aussi "mémoire vive" (voir les définitions données à "Mémoire").


Répertoire : (En Anglais "Directory"). Nom de 8 lettres (ou caractères alphanumériques) donné à une zone d'une unité de disquette ou de disque dur permettant de regrouper dans cette zone, des fichiers d'origine homogène (par exemple ceux d'une même application), afin de les retrouver facilement. Il existe une hiérarchie pour faciliter le cheminement, comparable à l'arborescence d'un arbre. Le tronc de l'arbre peut-être comparé au répertoire "Racine ou Root en Anglais", une grosse branche est un "Répertoire". Une petite branche raccordée à une grosse est un sous-répertoire". Une plus petite branche raccordée à une moins petite est un sous-sous-répertoire.... A la suite du formatage, seul le répertoire Racine de l'unité est crée, exemple A:\ ou B:\... les autres répertoires seront crées à l'initiative de l'utilisateur.


Réseau : Ensemble des liaisons matérielles (par ex: par fils téléphoniques ou par fibres optiques) ou immatérielles (par ex: par radio) permettant de relier en permanence des équipements (ordinateurs) entre eux afin qu'ils puissent échanger des informations numériques. Dans une entreprise par exemple, l'existence d'un réseau fait que plusieurs personnes pourront envoyer sur une même imprimante leurs documents à sortir (pas en même temps évidemment !).


Reset : Bouton placé en face avant de tout ordinateur et permettant de relancer ou de rebooter un ordinateur sérieusement planté à la suite d'une fausse manoeuvre. Cette procédure n'est à employer qu'en dernier recours, car les données qui étaient en cours de traitement sont généralement perdues. Néanmoins c'est parfois la seule solution pour redémarrer. (Voir aussi les définitions de booter et lancer).


S


Sauvegarde : Action consistant à recopier des informations enregistrées dans un ou plusieurs fichiers, afin d'en conserver une copie de sauvegarde, au cas où un incident imprévu viendrait à détruire tout ou partie de l'original. La sauvegarde est vivement recommandée en informatique.


Scanner : Equipement permettant de "balayer, explorer = scanner" une image, un plan, un dessin pour le traduire en un fichier numérique. L'image traduite par ce fichier, va pouvoir être traitée par une application qui permettra par exemple de retoucher l'image, de la traiter, de l'ajouter à d'autres images pour les insérer dans un article de journal, ou un rapport tout en continuant à travailler sur son ordinateur.


Sélectionner : Désigner, généralement à l'aide du pointeur de la souris, une lettre, un mot, une ligne, un paragraphe, un fichier, une icône.... pour pouvoir lui appliquer ensuite une action définie.


Shareware : Voir Application - Logiciel à télécharger mais pour lequel une participation financière modeste est demandée après une période d'essais.


Slash : Barre oblique inclinée vers la droite "/", à ne pas confondre avec la barre oblique inclinée vers la gauche et que l'on nomme anti-slash "\".


Software : Mot anglais correspondant à Logiciel ou Application en Français (voir ces définitions).


Souris : Ce petit périphérique connaît un développement considérable, surtout depuis la généralisation d'emploi du Logiciel Windows de Microsoft. Une souris est un petit codeur numérique que l'on tient dans le creux de la main et qui permet de traduire des déplacements de la main de l'utilisateur sur le bureau (sur un petit tapis plus exactement) en impulsions qui sont comptées. Ceci permet de déplacer à l'écran, un index en reproduisant les mouvements de la main (donc de la souris), pour faciliter la désignation précise de points sur l'écran. En outre toutes les souris sont munies de 2 ou 3 boutons permettant de jumeler aux déplacements de la main des fonctions complémentaires d'établissement de contacts électriques soit de façon fugitive (clic, ou cliquer) ou de plus longue durée (appui pendant un déplacement).. qui sont utilisés habilement par le programme pour transmettre les ordres de l'utilisateur.


Streamer : C'est une unité de stockage de données de forte capacité et faible coût, mais d'accès lent (genre magnétophone à bande).


T


Touche de raccourci : Vous verrez souvent cette expression qui sert à désigner une combinaison de touches qu'il faut taper pour lancer rapidement une action, parfois une application. (Ex. "CTRL, P, L").


Tour : Mot utilisé couramment pour désigner une variante d'ordinateur dont l'Unité Centrale est disposée verticalement au contraire de la version "Desktop". L'utilisation reste toutefois identique.


U


Unité : Mot générique destiné à faire référence à un disque dur, un lecteur de disquette, un CD-Rom. L'unité est précisée par la lettre déclarée à l'ordinateur, lorsque ce dernier est configuré. Exemple Unités A: ou B: sont des lecteurs de disquettes (2 max), ensuite on a les disques durs C:, D:....


Unité Centrale : Dans tout ordinateur, l'Unité centrale est en fait le grand boîtier parallélépipèdique qui contient les éléments principaux:

Carte mère avec le microprocesseur et le mémoire, carte graphique pilotant le moniteur extérieur, carte contrôleur pilotant le(s) disque(s) dur(s), le(s) lecteur(s) de disquette(s) et le(s) port(s) de communication, le(s) disque(s) dur(s), le(s) lecteur(s) de disquette(s), l'alimentation, le câblage, les connecteurs et les boutons et interrupteurs de commande.

Les périphériques que sont le moniteur (écran), le clavier, l'imprimante et la souris, se branchent sur cette Unité Centrale à l'aide de câbles et de connecteurs.


Utilitaire : Programme répondant à un besoin fonctionnel très précis. Exemple: analyser l'état de surface d'un disque dur ou bien la bonne ou mauvaise répartition des enregistrements sur ce disque. Voir aussi Application, Logiciel, Programme, Software etc.


V


Valider : Opération consistant à confirmer à un ordinateur, le transfert d'une information, d'une commande dont on est certain de la validité. Cette confirmation se fait par appui sur la grosse touche du clavier qui s'appelle selon les manuels: "Entrée, Entry, Return, Retour chariot, R.C., Enter, <---|...". Avant l'appui sur cette touche, les corrections sont possibles. De toutes façons si l'entrée n'est pas valide, l'ordinateur refusera l'entrée et affichera un message de commentaire.


 

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 11:00
QUEL TEMPS DEMAIN ?
 

LA METEO


météo Paimpol




                Les prévisions pour demain sur l'ensemble de la France.

PREVISIONS METEO A HUIT JOURS

CLIQUER SUR LE LIEN CI- DESSOUS
http://www.meteo-rennes.com/previsions-meteo.php


                              

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 12:43



  POESIE EXTRAITE DU RECUEIL

"POESIES AU COIN DU FEU"

 




 





Renaissance

Je suis une chapelle abandonnée,

Privée de fidèles, amputée du clocher.

Fatiguée d'avoir trop vécu,

Attristée et déçue.

Sans pitié, vous m'avez laissée tomber,

Sans remords, vous m'avez laissé piller,

Je ne demandais qu'à vivre et à vous aimer.

Seul, un lierre s'attacha à moi,

M'étreignant de ses bras,

Me maintenant hors de terre,

D'un geste salutaire.

Enlaçant amoureusement mes vieilles pierres,

Pour me conserver la vie,

Telle une colombe protégeant ses petits.

Je suis pleine de volonté,

Un peu de chaux, un peu d'amitié,

Suffiraient à me remonter.

Je ne demande qu'à vivre et à vous faire chanter,

Je vous ferai revivre les pardons de naguère,

Je vous ferais porter, la croix et la bannière.

 

Jean-Yves ROLLAND

Prix Claude DERVENN 1986

Publiée avec l'autorisation de l'auteur



Après avoir obtenu le prix de poésie Claude DERVENN en 1986, pour son premier poème RENAISSANCE, dédié à la chapelle Sainte-Colombe , Jean-Yves ROLLAND a édité ce petit recueil.
 
Amoureux des vieilles pierres et du milieu marin, ces douze poèmes illustrés par Alain LE NERRANT, vous transporteront là bas dans son merveilleux pays, où le ciel conjugue, avec amour, ses couleurs avec celles de la mer…
    
Cet ouvrage est en vente chez l'auteur à LANLOUP.
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